‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 48 sur 1672 · ALLIAGE · texte numérisé non relu

ALLIAGE

constances où il pourrait être funeste à la mère et nuisible à l'enfant. Il n'est pas besoin que la mère qui v ut nourrir soit d'une très-robuste constitution : il Bufflt qu'elle suit sans affection héréditaire, qu'elle jouisse d'une bonne santé, et qu'elle ait un lait de bonne qualité. D'ailleurs, l'observation semble prouver que l'allaitement épargne souvent à la mère les accidents graves, dits puerpéraux. Quelques heures après la délivrance, la mère doit présenter le sein : l'enfant y puise 1'' premier lait, dont les propriétés I. rement laxatives lui sont à ce moment nécessaire. Tant que l'enfant trouve au sein de sa mère une nourriture suffisante, il est inutile de lui donner d'autres aliments; il faut surtout s'abstenir de nourriture solide avant les premières dents. Vers le 12' ou 15'' mois arrive lYpoquedu sevrage! Voy. ce mot), qui est toujours facile si l'enfant y a été graduellement préparé. — Pour Y A. par une nourrice, Voy. Nourrici .

Allaitement par une femelle de mammifère. Bien que le lait de jument et d'ânesse ait le plus d'analogie avec le lait de la femme, on préfère la chèvre à cause de la facilité avec laquelle elle se laisse téter : il faut choisir une chèvre bien conformée et sans cornes. Le lait de chèvre est actif et nourrissant ; il convient aux enfants lymphatiques. Ce mode d'allaitement n'est du reste praticable qu'à la campagne.

Allaitement mixte. L'allaitement artificiel, qui consiste à nourrir l'enfant avec du lait de chèvre ou de vache réchauffé au bain-marie, ne doit être employé seul que s'il y a absolue nécessité ; mais il peut être un précieux adjuvant de l'allaitement maternel, surtout dans les villes où les femmes sont moins robustes et souvent distraites des devoirs de la maternité par le travail ou les plaisirs. Le sommeil étant très-nécessaire à la mère nourrice, il faut dès le début habituer l'enfant à ne pas prendre le sein pendant la nuit. On y supplée avec le biberon ( Voy. ce mot) dans lequel on met, soit du lait de chèvre pur, soit du lait de vache coupé dans les premiers temps avec de l'eau d'orge ou de gruau. Il importe peu que le lait ainsi employé ne provienne pas toujours du même animal : il est même préférable, surtout pour le lait de vache, de se servir d'un mélange résultant de la traite de plusieurs hôtes. Même dans ce mode d'allaitement, il ne faut pas trop hâter l'alimentation par les soupes, ce n'est jamais que vers le 6e mois qu'il convient d'en donner à l'enfant.

Les seins de la femme qui allaite doivent être soigneusement préservés du froid. D'autre part, certains enfants dorment beaucoup dans les premiers mois et tettent peu, il faut se délier de ce sommeil trop prolongé et souvent suivi d'un refroidissement funeste : il faut les réveiller et leur donner fréquemment le sein : on est sûr que l'enfant tette, si l'on entend le bruit produit par la déglutition du lait dans sa bouche.

ALLAMTR. Voy. Céiute.

ALLAMOïde (du gr. à».avTOEi3rjç, en forme de saurisso , organe important du fœtus, qui ne dure pas au delà du second mois de la vie intra-utérine. I une sorte de sac partant de l'extrémité inférieure de l'embryon et émergeant par une ouverture qui en se rétrécissant plus tard constitue l'anneau de 1 .'ombilic. A ce moment, l'allantoïde se trouve divisée en 2 portions : la portion interne, qui devient la vessie nrinaire; la portion externe, qui est. la véritable allantoide. Autour de ce sac rampent un grand nombre de qui pénètrent avec lui dans l'embryon : ce tissu vasculaireen s'hypertrophiam lue le placenta. L intérieur contient un liquide rouson a rencontré une matière particulière, Yallantoh ( n \. 0' . qui est neutre, lisable, insipide, < sur les couleurs

fégétalesel ,

artifi iellemcnt par l'a. tiondu peroxyde de plomb sur l'acide urique.

> Dans la classification «oologique, la présence ou l'absence de l'allant ilde serl , \ ertébrés

en 2 sous-embranchements : les Mammifères,

seaux et les Reptiles d'une part; les Batraciens et les Poissons de l'autre.

ALLA PALESTRDÏA, sorte de contre-point fugué* pour les voix seules. Voy. Fu.i i .

ALLEGE (d'alléger), bâtiment de forme et de grau. ! u r variables, dont la fonction est d'alléger les grands avires, en prenant une portion de leur chargement dans les fleuves ou près des côtes basses. On donne aussi ce nom à des bâtiments de transport, servant surtout à la navigation côtière.

En Architecture, on nomme Allège un mur d'appui clans l'embrasure d'une fenêtre; il est d'une épaisseur moindre que la fenêtre.

ALLEGORIE (du gr. &Xki\yop(a), fiction qui dépeint l'esprit un objet de manière à lui en faire concevoir un autre avec lequel il a des rapports. C'est aussi une ligure de style, que l'on définitune métaphore continuée. De là deux sortes d'allégories : l'une qui a Pétendue d'un poëme, comme le Prométhée d'Eschyle, plusieurs comédies d'Aristophane (les Oiseaux, Plutus), la Psyché d'Apulée, le Roman de la Rose au moyen âge, le Fairy Queen de Spenser, le Hudibras de Butler, les Mimions de M"" Deshoulières, les Allégories de J.-B. Rousseau (Minerve, la !'• riti;, la Mt pfiie), etc., ou d'un morceau qu'on pourrait détacher, comme les Prières et la Ceinture d>- Vénus d'Homère, Y Hercule de Prodicus entre le vice et la vertu, la Mollesse de Boileau, Y Envie, dans la Henriade ; l'autre, qui se réduit à un rapprochement pour lequel quelques vers ou môme quelques mots suffisent :

Sur les ailes du Temps la Tristesse s'envole.

Lemierre a donné à la fois l'exemple et le caractère essentiel de l'allégorie dans ce vers connu :

L'Allégorie habite un palais diaphane.

C'est à l'allégorie que l'on doit la plupart des apologues etd>.s proverbes. Beaucoup de passages de l'Ancien Testament ainsi qae les Paraboles de l'Évangile peuvent aussi être classés parmi les allégori s.

L'allégorie n'est pas moins familière à l'artiste qu'au poète. On admire l'allégorie par laquelle Prudhon a représenté le Crime poursuivi par la Justice et le Remords, et Gérard, F Amour animant Psyché. Chei les anciens, où beaucoup de divinités étaient ail ques, les statues, les bas-reliefs, les vases peu pierres gravées, le< camées, les mosaïques, repr tent très-souvent des allégories.

ALLEGRO, parabrév. «//"., mot italien qui signifie gii, joyeux, mais qui, en .Musique, n'indique que le degré de vitesse que l'on doit donner au mouvement d'un morceau. Ce mouvement tient le milieu • ntre Yiiniliintino et le presto: il admet plusieurs modifications, que rendent les expressions allegro mon' agitato, vivace, maestoso, etc. — L' Allegretto est un diminutif de l'allégro : il indique un mouvement un peu plus le.

ALLELUIA (c.-à-d. en hébreu louez le Seigneur), crid'aci lamation,chantdejoieordinairedansles o i^ de solennité el d'allégresse, qui a passé de la synagogue à l'église ; ils • fait Burtout entendre dans le temps

de Pâques. On ne chante pas l'alleluia aux offi( ■

morts ni depuis la Septuagésime jusqu'à la fin du Ca-

P ne. Ci. chant, l'on ancien dans ['Église grecque, fut introduit dans l'Église latine

ALLELUIA, nom ■ YOxalÙte blanche, qui

fleurit vers Pâques. Voy. Oxalidb.

ALLEMANDE, ancienne danse, originaire d'Allemagne Ot qui a été à la mode en France au sied ■ dernier. Elle était but un air gai à 2 temps ou dansai' de diverses manières. Le plus souvent II

seurs, partagéB par couples qui se suivaient, rai 3 pas en avant puis . ,n pj,>d en l'air pendant

une mesure, pour repn mire ensuite le même mouvem m, en 1 i pressant toujours davantage, jusq I qu'ils revinssent à leur point de départ.

ALLIAG1 combinaison d'un métal avec

d'autres métaux. Quand l'un des métaux combini

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