‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 499 sur 1672 · DOGUE · texte numérisé non relu

DOGUE

On a donné le nom de Docteurs de l'tgiise aux Pères dont les doctrines et les opinions sont suivies et autorisées par l'Église. L'Église grecque a k grands docteurs : St Athanase, St Basile, St Grégoire de Nazianze et St Jean Chrysostôme. L'Église latine reconnaît également ti grands docteurs : St Jérôme, St Ambroise, St Augustin, St Grégoire le Grand. Viennent ensuite, parmi les plus célèbres, St Léon, StHilaire de Poitiers, St Thomas d'Aquin, St Bonaventure, St Anselme, St Bernard, le dernier en date.

DOCTORAT. Voy. Docteuiw

DOCTRINAIRES, parti politique. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

DOCTRINE (du lat. doctrina), ensemble des opinions adoptées par une école, ou des dogmes professés dans une religion. V. École, Science et Dogme.

Pères de la Doctrine chrétienne, et Frères de la Doctrine chrétienne, Voy. Doctrine et Écoles au Dict. d'Hist. et de Géogr.

DODÉCAÈDRE (du gr. SwSexâeSpo;), polyèdre à 12 faces. L'un des cinq solides réguliers est un dodécaèdre formé de 12 pentagones égaux. Voy. Solide.

En Cristallographie, on distingue plusieurs espèces de dodécaèdres : 1° Le D. rhomboïdal, dont les faces sont des losanges ou rhomboïdes égaux : il appartient au système cubique et prend naissance quand les 12 arêtes du cube primitif se trouvent modifiées chacune par une facette également inclinée sur les faces qui y aboutissent (grenats, fer magnétique, sodalite, etc.) ; 2° le D. à triangles isocèles, ou double pyramide hexagonale : il appartient au système hexagonal holoédrique; on l'obtient en modifiant par une facette unique symétriquement disposée, chacun des 12 sommets ou chacune des 12 arêtes à la base du prisme hexagonal primitif (quartz hyalin, spinelle, etc.) ; 3° le D. à triangles sca/ènes, qui appartient au système hexagonal hemiédrique ou système rliomboédrique : il est connu aussi sons le nom de scalénoèdre ; on l'obtient en modifiant par deux facettes symétriquement disposées 6 des 12 sommets du prisme primitif, trois à l'une des bases, et trois a l'autre, en alternant (calcaire spathique et ses isomorphes) ; li" le D. pentagonal, dont les faces sont des pentagones irréguliers : c'est une forme hemiédrique dérivant du cube ; il résulte de la suppression d'une des deux facettes qui, symétriquement disposées sur chacune des arêtes du cube, conduiraient au cube pyramide. — Le dodécaèdre pentagonal, en se combinant avec l'octaèdre régulier, donne un icosaèdre qui diffère de l'icosaèdre régulier en ce que les 20 triangles qui forment ses faces sont isocèles, mais non équilatéraux et égaux. La pyrite martiale, le cobalt arsenical, etc., cristallisent souvent en dodécaèdres pentagonaux ou en icosaèdres.

DODÉCAGONE (du gr. SwSexâytovo;), polygone qui a douze côtés. — La surface du dodécagone régulier et inscrit dans une circonférence est égale à 3R2; son côté est exprimé en fonction du rayon par la formule R y/î-\jï.

DODÉCAGYNIE (du gr. SioSexa, douze, et yW), pistil), T ordre de la 11e classe du système de Linné, renferme les plantes qui ont au moins 12 pistils.

DODÉCANDRIE (du gr. ôwoéxoc, douze, et àvrjp, àvSpô;, étamine),ll* classe du système de Linné, comprend les végétaux qui ont depuis 12 jusqu'à 19 Staminés. Cette classe se divise en 7 ordres, d'après le nombre des pistils.

DODÉCATHÉON (du gr. ôwSexa, douze, et Seôç, dieu; du nombre des fleurs que porte la tige), genre de la famille des Primulacécs, est composé de plantes herbacées, à feuilles radicales, a fleurs roses ou blanches, en ombelles pendantes : corolle a ."> divisions réfléchies, 5 étamines. On en cultive 3 ou \ espèces dans les jardins. La principale esl le /». Meadia, ou Gyroselle de I irginie, jolie plaine a racine vivace, haute de (r,3.">, et remarquable par ses 12 petites fleurs d'un rose pourpre.

DODINAGE (du rad. dod, balancer), mouvement lent et mesuré qu'on imprime dans le sens de la longueur ù la chausse d'un blutoir pour séparer les gruaux du gros son. — C'est aussi par le dodinage qu'on polit les clous à tapisser, les chaînes de cuivre, etc.: a cet effet, on les place dans un sac de peau ou de toile bien serrée, avec del'émeri, du sable de grès, ou toute autre matière mordante.

DODONÉE(de B. Dodoe/is, médecin holland.), Dodonœa, genre de la famille des Sapindacées, renferme des arbustes élégants, originaires des régions équatoriales, à feuilles simples, odorantes, visqueuses, d'un vert agréable ; à fleurs sans pétales et en grappes. Le fruit est une capsule triloculaire et ailée. De ce fruit et des feuilles exsude une résine exhalant une odeur de pomme de reinette si prononcée qu'on a nommé Bois reinette une espèce de ce genre, la D. à feuilles de saule. Les graines de la D. visqueuse sont comestibles. La D. de Thunberg, du Cap, est légèrement purgative et fébrifuge.

DOGE (du lat. dux), le premier magistrat des républiques de Venise et deGênes \.Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.). — La femme d'un doge était appelée dogaresse.

DOGMATIQUE (du gr. 5oyu*Ttxô;)t ensemble des dogmes adoptés dans une église et disposés systématiquement par la science théologique. La D. catholique est fondée sur les décrets du concile de Trente; la D. grecque, sur la confession de la foi orthodoxe de 16Zi3; la D. protestante, uniquement sur la Bible. Voy. Théolocie.

DOGMATIQUES (du gr. Soyua-cixôi;). 1° En Philosophie, on appelle dogmatiques vu dogmatistes ceux qui admettent les principes du dogmatisme. 2° En Médecine, ce nom a été spécialement donné à une secte qui cherchait à pénétrer l'essence même des maladies et leurs causes occultes ;elle était opposée à la secte des Empiriques.

DOGMATISME (du gr. ooyuaTÎÇEiv), doctrine philosophique qui, par opposition au Scepticisme et au Probabilisme, enseigne que l'esprit humain peut arriver à la certitude. Le Dogmatisme établit les conditions fondamentales de toute science : 1" Par l'analyse de la pensée, il définit la vérité, la ce/-/ituae, la probabilité, le doute, et détermine les caractères qui distinguent la science de l'opinion-, 2° Il fait voir que la certitude a pour critérium l'évidence; 3° Il formule les règles que l'intelligence doit suivre pour découvrir et démontrer la vérité, règles dont l'ensemble constitue la méthode; k° H examine les causes de nos erreurs et les moyens de les éviter ; par suite, il explique les contradictions apparentes sur lesquelles s'appuie le Scepticisme. — Il ne faut pas confondre le dogmatisme qui débute par l'examen, commecelui de Bacon, de Descartes, etc., avec le dogmatisme qui commence par poser certains principes sans en rendre compte, et se borne à en tirer les conséquences sans égard pour les faits connus par les sens et la conscience; telle a été la marche suivie par la plupart des Scolastiques qui s'appuyaient sur l'autorité, par Spinosa qui a voulu appliquera la philosophie la méthode propre à la géométrie, enfin par Hegel qui a essayé de construire à priori le système de l'univers.

DOGME (du gr. 66yu.a), point fondamental de trine établi en Théologie et en Philosophie: ainsi 1. s dogmes principaux de la religion catholique sont : l'Unité et la Trinité de Dieu, la Création, le Péché! originel, l'Incarnation et la Bésurrection de J.-C, la Présence réelle dans l'Eucharistie, etc.

DOGRE (du holland. dogger), petit bâtiment ponté qui fait ordinairement la pêche du hareng et du maquereau dans les mers du Nord et dans la M 11 a un grand mat au milieu, portant deux voiles carrées, et un autre a l'arriére, plus petit, gréé d'un» voile carrée et d'une petite brigantlne,

DOGUE [de l'angl. doa, chien), espèce de C.liien domestique, section des Chien-, mastiffs, caractérisée par un museau court, une poitrine large et des reins

DOLABRIFORME.

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