DOMESTICATION
ment ; quelquefois ils sont entourés d'un ou plusieurs cercles de pierres plus petites dits cromlech. On a supposé longtemps que c'étaient des monuments celtiques appartenant au culte des Druides parce que le plus grand nombre se trouvaient en Armorique et dans la Grande-Bretagne; mais depuis on en a trouvé dans diverses parties de l'Europe et même en Afrique, et l'on incline à les attribuer à des races plus antiques encore que les Celtes.
DOLOIRE (du lat. dolabra), instrument de tonnelier à lame très-large, sert à dégrossir les douves et amincir les bouts des cerceaux. La doloire est garnie d'un manche de bois fort pesant. — La dolabre antique était un outil en forme de pioche, dont les soldats romains se servaient pour saper le pied des murs des villes assiégées. — Dans le moyen âge, c'était une espèce de hache ou arme pourfendante. Elle entre dans les armoiries des blasons.
En Chirurgie, on appelle bandage en doloire, un bandage roulé, dans lequel les circonvolutions vont en biaisant, de manière que chaque tour recouvre les deux tiers de celui qui est au-dessous.
DOLOMÊOE (dugr. So).o|j.v;8ïk, rusé), Dolomedes, genre d'Arachnides pulmonaires, famille des Aranéides citigrades : ce sont des araignées chasseuses qui vivent au bord des eaux et poursuivent leur proie avec une très-grande agilité. On trouve aux environs de Paris le D. fimbriatus et le D. mirabilis,
DOLOMIE (du naturaliste Dolomieu), carbonate de chaux et de magnésie [CaC2 + MgC2] et qui cristallise dans le système rhomboédrique. La dolomie est isomorphe du spath calcaire, et des carbonates de fer, de manganèse, de zinc, etc. Elle raye le calcaire, et fait une effervescence lente dans les acides. Sa densité est d'environ 2,8. Elle se rencontre dans presque tous les terrains, en masses non stratifiées, en bancs puissants, en couches, et môme quelquefois en filons. Cette diversité de gisements a occasionné de nombreuses discussions entre les géologues sur l'origine des roches dolomitiques. M. de Buch et M. Elie de Beaumont se sont spécialement occupés de la formation de ces roches.
DOLOMISATION. Voy. Métamorphisme.
ihim (du lat. dominus), titre qu'on donna d'abord au pape seul, puis aux évoques, aux abbés, et enfin aux simples religieux dans quelques ordres, notamment chez les Bénédictins.
DOMAINE (du b.-lat. domanium, p. dominium). Ce mot est employé comme synonyme de propriété, et s'applique tantôt au droit de propriété lui-même : on dit ainsi : avoir le domaine d'une chose; tantôt à la chose possédée : ainsi, un domaine féodal. — Comme droit de propriété, il y avait autrefois deux sortes de domaines, le D. direct et le D. utile : une personne avait le domaine direct d'un immeuble, lorsqu'elle en était propriétaire ; elle en avait le domaine utile, lorsqu'elle en jouissait moyennant une certaine redevance. — Pris pour la chose elle-même dont on a la propriété, ce mot a différents sens, selon qu'il s'agit des particuliers, de 1 État ou d'un souverain.
Quand il s'agit de particuliers, domaine s'entend de toute propriété foncière composée de terres arables, de bois ou de bâtiments.
Le domaine de l'État s'appelle D. national et embrasse tous les biens appartenant à l'État. Il se divise en D. public et D. du l'État propr. dit. Le D. public est l'ensemble des biens de l'État qui, étant affectés à un service public, ne sont pas susceptibles d'une propriété exclusive et privée. Le D. de l'Élu, pro/ir. dit est l'ensemble des biens qui appartiennent à l'État à titre exclusif et privé, comme ils pourraient appartenir à des particuliers. Les domaines ou biens nationaux {Voy, ce mot) sont dans un sens spécial et restreint ceux des biens de l'État qui lui ont été acquis on vertu des lois révolutionnaires. Le />. d.la couronne est la portion des biens de l'État dont la jouissance est attribuée au souverain, la nue-propriété restant toujours à l'État. Les D. ençOffl
les dépendances du domaine national aliénées par les souverains avant 1790, contrairement au principe de l'inaliénabilité du domaine. Le D. extraordinaire comprenait sous le premier Empire les portions du domaine de l'État, affectées sous forme de dotation à la récompense de grands services civils et militaires. — Pris absolument, le mot domaine s'entend encore de tous les bienset revenus appartenant à l'État 'contributions et impôts exceptés), et dont le produit est à la disposition des assemblées législatives; par opposition aux biens compris dans la Liste civile, et dont le produit est à la disposition du souverain seul.
Longtemps en France le domaine national fut laissé à la libredisposition du souverain. Le principe de l'inaliénabilité du domaine de l'État fut proclamé pour la lrl' fois d'une manière positive par une ordonnance du 3 mars 1356, rendue parle dauphin Charles. Alternativement violé ou confirmé, il ne fut irrévocablement établi qu'en 1566, grâce aux efforts du chancelier de l'Hôpital. Plusieurs édits, dont le plus explicite est celui d'avril 1667, ordonnèrent la réunion des domaines précédemment aliénés; ceux qui étaient encore engagés au moment de la Bévolution furent définitivement restitués à l'État par les lois des 1er déc. 1790 et 3 sept. 1792. Le domaine extraordinaire, créé en 1805, fut réuni en 1818 au domaine de l'État.
domaines (administration des\ branche de l'administration de l'Enregistrement et des Domaines q«i a pour objet de percevoir les revenus provenant des immeubles, forêts, fleuves et rivières appartenant à l'État, de procéder à la vente des choses de l'État, de prendre possession des successions en déshérence, de faire rentrer les amendes, etc.
Les biens domaniaux appartenant au roi qui, sous l'ancienne monarchie, représentait l'État, faisaient autrefois pour la plupart l'objet de baux à ferme : une régie générale des domaines fut établie en 1774 pour les administrer. Cette administration fut supprimée par la loi du 18 fév. 1791, et ses attributions furent réunies à celle de l'Enregistrement, récemment créée. La nouvelle administration fut constituée par les lois des 27 mai et 12 sept. 1791, qui servent encore auj. à régler ses attributions. — VoirDésormoaux, Répertoire du domaniste; Proudhon, Traité du do maine public ; Bosquet, Dictionnaire dc< domaine», et les ouvrages qui embrassent à la fois l'Enregistrement et les Domaines. Voy. Enregistrement.
DOMBEYA (de l.Dombey, botaniste voyageur), genre de la famille des Byttnériacées, type de la tribu des Dombeyées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux des tropiques, pubescents, à fleurs en corymbes. Le D. delà reine {D. Amelice)}k fleurs blanches, roses au centre, se cultive en serre chaude.
IKIMK (du latin domus, maison), se disait antrefois de toutes les églises cathédrales; on leur donne encore en Italie le nom de duomo : c'est en ce sens qu'on dit. le dôme de Milan. — En Architecture, c*( st une espèce de comble, de forme ordinairement hémisphérique, quelquefois à pans ou à base carrée, dont on recouvre une église ou tout autre édifice. On le construit en charpente, et on le recouvre en ardoises ou en plomb : on le surmonte quelquefois d'une lanterne. On cite les dômes des Invalides, de Ste-Geneviève, du Val-de-Gràee, de l'Institut, etc., a Paris; les dômes du Panthéon et de Si Pierre a Rome; relui de St-Paul a Londres, et celui de Sophie à Constantinople. — Consulter Isabelle, Le» édifices circulaires et les dômes I8S poli.
DOMESTICATION, DovEsncrrt. En Zoologie, la
domestication est l'action de réduire des animaux sauvages à l'état de domesticité, r.-a-d. à un état tel
qu'ils puissent vivre et se propager prés de l'homme, soumis désormais à son empire el servant a ses besoins. Il ne faut pas confondre cet état avec celui de
captivité, ni avec relui d'apprivoisement, qui ne s'appliquent qu'à des individus isolés et non h la race
tout entière. L'homme soumet certains animaux à la captivité dans un but, soit de curiosité, dansles me-