‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 516 sur 1672 · ÉCHASSIERS · texte numérisé non relu

ÉCHASSIERS

termes du Code Napoléon, un contrat par lequel des

parties se donnent respectivement une chose p •

une autre. L'échange, comme la vente, s'opère par le seul consentement (art. 1702, 1703).

En Économie politique, on nomme échange 1 ensemble des ventes et des achats par lesquels le commerce échange ce qu'une nation produit au delà de ses besoins contre tous les objets nécessaires. L'échange direct ne se fait que chez les peuples barbares, tels que les nègres de l'Afrique et les indigènes de l'Amérique et de l'Océnnie; chez les peuples civilisés, on emploie comme intermédiaire une marchandise facilement échangeable dans toutes les . transactions, la monnaie. Certains réformateurs ont cru à tort pouvoir en supprimer l'usage, comme Owen . dans sa Société coopérative, et Proudhon dans sa Banque du peuple. — Les diverses questions aux- , quelles donne lieu l'échange sont liées à celles de la circulation et des débouchés {Voy. Économie politique) ; elles ont de nos jours reçu deux solutions ■ opposées, le système protecteur qui prétend régle- : menter et développer l'industrie nationale par les prohibitions et les douanes (Voy. ces mots), etle système du libre échange, qui se base sur ce principe ; des pliysiocrates ; « La propriété est la base de toute ' société, et l'échange est le lien de toute société ; » et ; sur cette proposition de Turgot : «La liberté du çomi merce ou des échanges est un corollaire du droit de propriété ; » doctrine résumée dans cette maxime célèbre : laissez faire, laissez passer. Les économiste les plus éclairés de notre siècle se sont appliqués a démontrer que non-seulement le système protecteur est injuste en droit, mais encore qu'il est nuisible en fait à ceux qui le pratiquent, comme le prouvent l'expérience et l'histoire. Leurs principes passent peu a peu dans la pratique. L'Allemagne a détruit les douanes intérieures par le Zollverein. L'Angleterre est entrée, depuis 1846, sous le ministère de Robert Peel, dans la voie du libre échange; Huskisson et ' Richard Cobden ont été les plus ardents promoteurs de cette réforme. En France, les efforts de F. Rastiat ' etdefll. Michel Chevalier, etc., ont également fini par triompher des résistances, et le traité de commerce signé en 1860 avec l'Angleterre est, dans une certaine mesure, conforme aux principes du libre échange. ÉCHANSON (de Vaïïem. schenken, verser à boire), officier chargé de verser à boire au roi et aux princes. Cette charge a existé de toute antiquité. On voit I dans laRible que les Pharaons d'Egypte avaient leurs échansons; dans la Mythologie grecque, Ganymède est l'écbanson du roi des dieux. A la cour des rois de France, l'office de grand échanson remonte jusqu'à Gharlemagne. Ce dignitaire tenait rang parmi les grands officiers de la couronne et signait toutes les lettres, patentes et ordonnances royales ; dans la suite il n'exerça plus ses fonctions que dans les grandes cérémonies, aux sacres, aux mariages, etc. Il ne faut pas confondre l'office de grand échanson avec celui de grand bouteillier, qui eut longtemps pour fonction spéciale de surveiller tout ce qui avait rapport à la boisson du roi.

ÉCHANTILLON (du préf. é p. es, et de cant, coin\ i portion prise sur un objet de commerce pour

en faire apprécier la qualité et la valeur. Les Douanes admettent comme échantillons les coupons d'étoffe de moins de 0m,40 pour vêtements et de 2m,40 pour meubles; les gants et bas de soie dépareillés, les objets non entiers ou non finis, etc. La Poste se charge du transport des échantillons, moyennant une rétribution qui varie de 5 à 30 c.; poids maxim.,300 gr. En Architecture, on nomme échantillons des maux qui ont une longueur et une largeur déterminées, et qui servent de modèles, afin que le constructeur soit assuré de les trouver toujours les mémos, quelque part qu'il veuille s'en pourvoir.

ÉGMAPPEMENT, mécanisme servant à modérer et à ••^••jlariser le mouvement d'une macbine, d'une uertage, d'une montre, et qui consiste en ce que le

balancier (Voy. ce mot), animé d'un mouvement périodique ou oscillatoire arrête, à intervalles réguliers, cliacune des dents de la dernière roue et la laisse échapper ensuite. On distingue : 1° VE. à recul, dans lequel le balancier agîl sur la roue par le moyen de deux palettes Qui lui impriment alternativement un léger mouvement de recul suivi d'une impulsion en avant : à cette classe appartient l'È. dit h roue de rencontre des montres communes; 2' VE. à repos, dans lequel la dernière roue passe, avec tout le reste des rouages, par une série de, repos et de mouvements alternatifs : tels sont VE. à cylindre des montres plates, où l'axe du balancier, au lieu de porter deux palettes, a la forme d'un demi-cylindre creux ; VÉ. l'ancre des horloges et des pendules, où le balancier imprime un mouvement oscillatoire à une pièce courbe appelée ancre, qui est suspendue à un axe horizontal, et dont les deux crochets arrêtent alternativement la roue d'échappement.et les É. libres des ch ronomètres, où, à l'aide d'un ressort de forme variable, l'intervention du moteur est limitée autant que possible. ÉCHAUDE(du préf. é p. es,etùu lat. carduus, chardon), tout petit corps aigu, épine, fragment de bois, métal, etc., qui s'introduit accidentellement dans l'épaisseur de la peau, et dont la présence excite toujours une vive irritation et amène quelquefois des accidents graves. Voy. Panaris.

ECU ARPE (de l'anc. ht-allem . scherbe, poche, sacoche pendue au cou, ou de l'ital. sciarpa), bande d'étoffe portée en forme de baudrier ou de ceinture. Au moyen âge, l'écharpe de chaque chevalier avait la couleur préférée par la dame de ses pensées. L'écharpe servait encore, par sa forme et par sa couleur, à distinguer les divers ordres de chevalerie et les partis politiques. Aux croisades, l'écharpe des soldats était blanche. Cette couleur fut aussi celle des Armagnacs et des Huguenots. Le rouge était celle de HenrHII et de Charles IX ; le vert, celle de Mazarin ; l'isabelle, celle des Condé. — En France, l'écharpe tricolore sert auj. d'insigne aux magistrats municipaux, aux commissaires de police, etc. Les commandants de place, les maréchaux, les officiers généraux, les officiers d'état-major, ont une écharpe en or ou en argent, qu'on appelle plutôt ceinture. ' On donne aussi le nom à' écharpe : 1 ° à la cravate du drapeau; — 2° à une espèce de bandage destiné à, maintenir l'avant-bras fléchi sur le bras et appliqué contre la poitrine ; — 3° à une sorte de châle léger qui fait partie de la toilette des femmes, etc,

ÉCHASSE (de l'anc. flamand schœtse). On appelle échasses deux perches ou bâtons munis d'une espèce d'étrier, dit fourchon, placé à une certaine hauteur, et où l'on pose le pied. Elles sont serrées aux jambes au-dessous du genou par des courroies. On se sert des échasses soit pour marcher dans les marais, dans les sables, comme font les pâtres des Landes et du Ras-Poitou, soit pour paraître plus grand et divertir la foule, comme font les bateleurs. On croit que les anciens connaissaient les échasses.

On donne le nom d'échasse : 1° à une règle de bois dont les ouvriers se servent pour mesurer les hauteurs des pierres; 2° aux perches entées les unes sur les autres, qui servent à construire les échafaudages.

kchasse, Hima>itopus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Échassiers limicoles, famille des Longirostres t bec droit, cylindrique, deux fois aussi long que la tète. Ces oiseaux, par la faiblesse de leurs tarses, ne sont propres à marcher que dans la vase; ils vivent de grenouilles et d'insectes aquatiques. La plupart sont de l'Amérique du Sud; une seule espèce, VE. à manteau noir (H. melanopterus), vit en Europe, dans les marais de la Hongrie. Son plumage est noir et blanc; sa taille est de 0^,40.

ÉCHASSIERS, Grallatores, 5e ordre de la classe des Oiseaux. Ils ont pour caractères communs d'avoir le bas de la jambe dénudé ; les tarses généralement très-allongés, en sorte qu'ils paraissent montés ' sur des échasses; la queue courte. Ils volent enéten-

échecs.

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