ÉCOUTILLES
ÉCHEVISSE.
Qoinquina, Cannelle, etc.). — On doit à M. Maître des machines qui opèrent avec la plus grande facilité l'écprçage de toute espèce de bois. Poi/.Écobceubnt.
É,corce d'angusture. Voy. Angi bti rb.
Ecorce de citron, écorce d'orange, noms vulgaires teux belles espèces de Côn< . Voy. ce mot.
Ecorce éleuthérienne. Voy. Cascabillb.
// orce du Pérou ou des Jésuites. )'<jy. Qi ixquina.
Ecorce de Winter, dite aussi È. sons pareille, écorce de la plante appelée Drimyde. Voy. ce mot.
ECORCEMEMT, opération d'Arboriculture <|ui ((insiste à enlever Vécoree aux arbres pour leur donner plus de puids et de dureté. Elle ne peut être appliquée avec profit qu'aux arbres déjà parvenus à toute leur croissance. — Opération industrielle. Foy. Écorce.
ECOP.CHÉ (du b.-lat. excorticalus), nom donné aux modèles en plâtre et aux dessins de figures dépouillées de la peau, et dont les muscles sont vus à découvert. L'étude de Vécorché est une des plus importantes pour les peintres et les sculpteurs. On cite surtout en ce genre les dessins gravés de Tortebat, de Salvage, de Gerdy, les plâtres de Houdon, le Mercure de Jean de Bologne et l'Hercule de Lelli.
ÉCORCHURE. Voy. Excoriatiox.
ÉCOT. Voy. Pique-moue et Quote-part.
écot (orig. germaniq.), se dit, en termes d'Eaux et Forêts, d'un tronc d'arbre et d'une grosse branche qui, après avoir été taillés, gardent des bouts excédants ; — en Langage héraldique, de la représentation d'un tronc d'arbre garni de quelques branches rompues.
ÉCOUANE, dite aussi Ecouenne et Écoine, lime plate qui ne diffère des autres limes que par la taille, et qui est formée de larges sillons parallèles entre eux et perpendiculaires à la longueur de la lime. — Les ajusteurs des monnaies s'en servent pour réduire les ^espèces d'or et d'argent au poids légal.
ÉCOUELE, nom vulgaire du Milan. — Ce nom a étéaussi donné au cerf-volant. Voy. ce mot.
ÉCOULEMENT, se dit, en Hydraulique, de la sortie d'un fluide par un orifice pratiqué sur la paroi du vase qui le renferme. L'écoulement d'un liquide se mesure par le volume du liquide qui sort pendant l'unité de temps ; la forme de l'orifice influe considérablement sur ce volume ( Voy. Ajutage, Pocce d'eau). On considère encore la vitesse de l'écoulement; c'est celle de chaque particule liquide à l'instant où elle quitte l'orifice. Cette vitesse ne dépend que de la charge au-dessus de l'orifice. Ordinairement le vase est ouvert dans l'atmosphère, et alors le principe de Torricelli dit que la vitesse d'écoulement est égale à celle qu'acquiert un corps pesant en tombant dans le vide d'une hauteur égale à la hauteur du niveau au-dessus de l'orifice. Les jets d'eau offrent une application de cette loi. — L'écoulement des gaz suit des lois analogues, mais plus compliquées : il se produit un abaissement de température dans toute masse gazeuse qui se dilate brusquement ; on sait auj. que cela tient à ce que de la chaleur disparaît toujours dans un corps, lorsque celui-ci surmonte une résistance par sa propre expansion. — Récemment, M. Tresca a obtenu l'écoulement de corps solides en les comprimant fortement dans un vase percé d'un orifice; les phénomènes qu'il a observes sont analogues à ceux que présentent les liquides.
ECOUTES (orig. germaniq.), cordages fixés au\ coins inférieurs des voiles et qui servent à les border pour qu'elles reçoivent bien le vent dans la direction que le vaisseau doit suivre. Les écoutes se distinguent entre elles par les noms des voiles auxquelles elles appartiennent. On nomme É. de revers colles des basses voiles qui se trouvent au vent, c.-à-d. du côté d'où vient le vent, et qui son! par quent larguées. Les fausses écoutes sont des cordages volants que l'on ajoute, dans les grands vents, aux émûtes pour les renforcer.
ECOUTILLES {a' écoute, lieu propre a écouter), ouvertures carrées, pratiquées au milieu du pont d'un
bâtiment pour descendre dans l'intérieur et faciliter les chargements et les déchargements. Dans les troisn âts, on distingue :1a grande éçoutille, entre le grand mât et le mât de misaine; VÉ. de devant, en avant du mât de misaine ; et VÉ. de derrière, entre le grand mât et l'artimon. Les écoutilles sont entourées d'un cadre nommé surban et fermées par des paw — Entre les ponts, on perce quelquefois de pi ouvertures nommées écoutillo
ÉCOl VILLON Id'escoube, balai ; du lat. scopa), vieux linge attache à un long bâton avec lequel les boulangers nettoient leur four.
Les Artilleurs donnent ce nom à un bâton garni à son extrémité d'une peau de mouton avec sa laine et dont ils se servent pour nettoyer la bouche à feu après qu'elle a tiré.
ÉCRAN (de l'uUem. schragen ?), petit meuble dont on se sert pour se garantir de l'ardeur du feu. 11 est très-variable de forme et d'ornement. On distingue : VÉ. à pied, formé d'un petit cadre, couvert d'un taffetas ou d'une tapisserie, glissant dans une coulisse, et soutenu par une crémaillère à la hauteur qu'on désire; VE. store, cylindre en bois qui se pose sur le marbre de la cheminée, et laisse dérouler un store de taffetas, et VE. à main, en carton, en papier, en étoffe, avec un manche en bois ou en ivoire.
On donne aussi le nom d'écran : 1° à une toile blanche tendue sur un châssis, dont les dessinateurs et les graveurs se servent pour amortir l'éclat du jour; 2« en Optique, à tout tableau blanc sur lequel on reçoit l'image d'un objet; 3° à un cercle de bois couvert d'une toile dont les verriers s'entourent la tête pour garantir leurs yeux de l'action du feu.
ÉCRASEMENT linéaire, procédé opératoire, imaginé par le Dr Chassaignac et qui consiste à remplacer l'instrument tranchant par une chaîne articulée, agissant par une pression très-énergique sur les parties que l'on veut enlever, lorsque celles-ci présentent, en raison de leur vascularité, de grandes chances d'hémorrhagies. Ce procédé a été employé avec succès pour l'extirpation de polypes du pharynx ou autres, de tumeurs hémorrhoïdales, etc. L istrument dont on se sert s'appelle écraseur linéaire.
ÉCREVISSE (de l'ancien haut-allem. schrepu), Astacus, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures, renferme des espèces marines, dont la plus connue est le Homard ( Voy. ce mot), et des espèces fluviatiles dont letype est VEcrevisse commune\A. fluviatilis), qui se trouve partout. Les écrevisses ont les six pattes antérieures terminées chacune par une pince à deux doigts :les deux premières, très-grosses et très-fortes ; 5 paires de fausses pattes et les antennes saillantes terminées par de longs filets; la carapace est allongée, demi-cylindrique; l'abdomen ou queue a six anneaux très-convexes, et est terminé par des écailles qui peuvent s'écarter en forme d'éventail. Le corps est généralement d'un brun verdâtre et devient rouge par la cuisson : ce qui est dû à la présence dans l'épiderme de deux pigments, l'un bleu et l'autre rouge, qui seul résiste à la chaleur. L'écrevisse vit le jour, cachée sous les pierres ou dans des trous, et n'en sort que le soir pour chercher sa nourriture qui consiste en larves d'insectes, mollusques, petits paissons et chair corrompue; elle chan test , haque année : chez les écrevisses prêtes à muer, on trouve sur les côtés de l'estomac deux concrt pierreuses nommées yeux d'écrevisses, qui étaient employées autrefois en médecine. La femell très féconde : elle pond 30 ou û() œufs qui r li\es par un pédicule aux filaments de ses 1 pattes. On sait que l'écreviSH marche a reculons. Cet animal fournil un aliment très-nourrissant : on Bertlesécrevissesen u 10 wsurlesnieilleureetableB»
Ou prend les ('■ère visses avec des péchetttS ; ce s, ni t
de petits lilets qu'on maintient an fond de l'eau par
on morceau de plomb et qui sont attachés comme un
plateau de balance au bout d'une petite perche : on les amorce avec un morceau de viande et on en place