ENTRÉE
Fossiles dans lequel il plaçait tous les Insectes et les Crustacés pétrifiés [Voy. Tr.ii.oinTE). — On donne aussi ce nom aux pierres qui portent des empreintes d'insectes.
ENTOMOLOGIE (du gr. èvToy.ov, insecte, eO.ôyoç, discours), partie de la Zoologie qui traite des Insectes. Elle a été développée surtout par les travaux de Réaumur, d'Olivier, de Fabricius et surtout de Latreille, qui a mérité le nom de Père de l'entomologie. Les ouvrages d'Audouin, de Dejean, de Desmarets, et de Th. Lacordaire (Suites à Buffon, Collection Roret), contiennent tous les développements que cette branche de connaissances a reçus depuis le commencement du siècle. Voy. Insectes.
ENTOMOSTRACÉS (du gr. êvtojj.ov, divisé, et ôirrpÉov, coquille), section de la classe des Crustacés, ne renferme que de petits animaux aquatiques, habitant, pour la plupart, les eaux douces, tels que les Cyprin et les Daphnies ou Puces d'eau.
ENTOMOZOAIRES (du gr. Ivtoliov, divisé, et Çtodp iov, animal), nom donné par M. de Blainville à une classe d'animaux qui correspond à peu près à l'embranchement des Annelés, ou plus exactement à la classe des Articulés. Voy. ces mots.
ENTONNOIR (du préf. en et de tonne). En Anatomie, on appelle entonnoir du ventricule moyen du \ cerveau, la dépression qu'offre la paroi intérieure de cette cavité au-dessus de la tige pituitaire.
En Botanique, ce nom désigne le pédoncule creux et en forme d'entonnoir de certains lichens. — Fleur en entonnoir. Voy. Inflndiblliforme.
En Conchyliologie, c'est le nom vulgaire des Patelles profondes et coniques.
ENTORSE (du préf. en et de tors), vulg. Foulure, distension violente et même déchirure partielle des ligaments et des parties molles voisines d'une articulation,par suite d'un mouvement forcé. L'entorse a lieu surtout au pied et au poignet; le coude et le genou en sont quelquefois atteints; mais les entorses du pied sont les plus fréquentes. Celles-ci surviennent ordinairement dans un faux pas ou dans une cliute violente sur les pieds. Au moment de l'accident on ressent une douleur très-vive : l'engorgement, d'abord peu marqué, devient bientôt considérable et prend un caractère inflammatoire ; la peau est plus ou moins injectée et ecchymosée. Quelquefois la fracture du péroné et l'arrachement de la malléole interne compliquent l'entorse du pied. — Si l'entorse est légère, elle n'est point dangereuse ; dans le cas contraire, elle se guérit lentement, laisse souvent de la faiblesse ou de la roideur et peut donner naissance à des maladies articulaires. — Le traitement consiste à combattre dès l'abord l'engorgement inflammatoire par une immersion prolongée dans l'eau froide, pure ou additionnée de sel, de vinaigre ou d'eau blanche : on renouvelle l'eau à mesure qu'elle s'échauffe ; on enveloppe ensuite le membre de compresses que l'on arrose fréquemment d'eau blanche et d'eau-de-vie camphrée, et on le maintient dans un repos absolu et une position élevée. Dans les cas graves, on a recours aux cataplasmes émollients, aux sangsues, etc. Quand l'inflammation a disparu, on revient aux répercussifs. — Le massage méthodique donne de bons résultats dans les entorses légères : suivi de l'application d'un bandage roulé bien fait, il permet l'usage du membre plus tôt que par les moyens ordinaires ; il parait igir en facilitant la dissémination et l'absorption des matières épanchées autour de l'articulation.
ENTOZOAIRES (du gr. èvtôç, en dedans, et Çwâ-
oicv, animal), ou veks intestinaux, animaux parasites
qui sontauj. compris dans la classe des Helminthes.
V o)i. ce mot.
ENTR'ACTE, intervalle qui, au théâtre, sépare
Iles différents actes d'une pièce. C'est un repos pour les spectateurs comme pour les acteurs ; mais l'action, interrompue sur la scène, est censée continuer hors du théâtre. Souvent on donne à l'entr'acte une
pièces où le héros, ainsi que le dit Boileau (Art poétique, m, /|2) :
Enfant au premier acte, est harbon au dernier;
comme dans Julien ou Vingt-cinq ans d'entr'acte ; dans Trente ans de la vie d'un joueur, etc.
Chez les Grecs, le spectacle était continu, sans division, sans interruption. Les Romains les premiers partagèrent les pièces en actes. Dans les entr'actes, des histrions amusaient les spectateurs.
ENTRAILLES (du lat. interanea , nom vulgaire des viscères renfermés dans les cavités splancliniques, et spécialement de ceux qui sont contenus dans l'abdomen. — L'inspection des entrailles des victimes était un des moyens employés chez les anciens pour prédire l'avenir. Voy. Arlspices au Dict. d'H. et de G. ENTRAINEMENT (de l'angl. to tram), éducation particulière du cheval de course. Elle a surtout pour objet de débarrasser l'animal de toute graisse superflue, de lui donner un tempérament nerveux et ardent, et de lui apprendre à courir, c.-à-d. à prendre promptement le galop et à le soutenir à toute vitesse pendant un certain temps. On y parvient à l'aide d'un î-égime et d'une alimentation appropriés, d'un traitement médical tonique et fortifiant, de soins et d'exercices savamment ménagés et continués sans interruption (Voy. Cheval et Colp.se). — On applique quelquefois le mot entraînement au régime particulier auquel se soumettent les jockeys, les boxeurs, les coureurs, les gymnastes et autres individus de ce genre.
ENTRAIT (du préf. en et de trait), pièce de bois de longueur, qui traverse et qui lie deux parties opposées" dans la couverture d'un bâtiment. Quelquefois on en place deux, et on les distingue par les noms de grand et de petit entrait.
ENTRAVES (du préf. en et du lat. traOs), liens ou bâtons dont on embarrasse les jambes d'un animal pour l'abattre, pour le fixer au pâturage, ou pendant une opération. On met des entraves à un cheval difficile pour le ferrer ; on en met aux jeunes chevaux pour les forcer à prendre l'allure de l'amble. Le plus souvent, les entraves ne sont qu'une corde qui lie les pieds de devant ou de derrière entre eux, ou un des pieds de devant avec celui de derrière correspondant, ou avec la tète. — On appelait aussi entraves (compedes) les liens dont les anciens embarrassaient les jambes des esclaves qui cherchaient à s'enluir.
ENTRECHAT (de l'ital. intrecciato, entrelacé), se dit, en termes de Danse, d'un saut léger pendant lequel le danseur croise rapidement et plusieurs fois les deux pieds avant de retomber sur le sol. Les entrechats étatent connus en France auxvne siècle, mais ils ne furent introduits à l'Opéra qu'en 1730 par la Camargo: cette danseuse ne les battait qu'à k ; on les battit depuis à 6 et à 8 ; Vestris et Trénitz les battirent jusqu'à 10.
ENTRE-COLONNEMEXT, nom donné, en Architecture, à l'intervalle compris entre deux colonnes voisines : la largeur de cet intervalle est déterminée par Yordre d'après lequel l'éd.fice est établi ; on peut la diminuer ; mais il y aurait de l'inconvénient à l'augmenter.
ENTRÉE. En termes de Cour, on nommait entrées les réceptions journalières chez le roi, la reine, les princes du sang, etc. En France, il y avait autrefois, trois sortes d'entrées : Ventrée familière, qui avait lieu au réveil du roi ; elle était accordée aux princes du sang et de la famille royale, et parfois à quelques grands seigneurs; les grandes et les petites entrées, qui étaient distinguées parles heures auxquelles elles avaient lieu : les premières appartenaient de droit aux gentilshommes de la chambre ; les autres charges donnaient droit aux secondes.
En Musique, le mot entrée a plusieurs significations. Dans un opéra, c'est la ritournelle qui annonce l'entrée en scène d'un personnage ; dans un ballet,