‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 560 sur 1672 · ÉPI · texte numérisé non relu

ÉPI

pieds grêles, armés de plusieurs éperons. On les trouve dans les Indes et en Chine.

ÉPEHOXNIÈllE, nom vulg. de VAncolie, de la Dauphinelte et de la IJnaire. voy. ces mots.

ÉPEUVIEIl(dei'allem. Sperber), F«/co /<WM.9,oiseau de proie diurne du genre Autour : il a les parties supérieures d'un cendré bleuâtre, une tache blanche à la nuque; les parties inférieures blanches, avec des raies longitudinales sur la gorge, transversales sur les autres parties ; la queue, d'un gris cendré, avec des bandes d'un cendré noirâtre; le bec noirâtre, les pieds et les iris jaunes. La femelle est de la gros- j seur d'un chapon; le mâle un peu plus petit. Les Éporviers habitent les pays montagneux de l'Europe. | Ils sont carnivores et voraces. Leur vol est peu élevé, j mais impétueux et rapide. On les dresse a l'espèce de chasse appelée Autourserie. Voy. Autour.

Parmi les espèces étrangères, on remarque en Afri- ! que, VÉ. gabar ; VE. minutie, dont le mâle n'est pas plus gros qu'un merle, et l'A', chanteur, le seul oiseau de proie qui sache chanter.

On appelle vulg. Épervier des alouettes, la Crécerelle commune; É. à serpents, Je Milan de la Caroline ; É. pat tu, l'Aigle autour; É. marin, le Fou; — Voy. aussi Sphinx.

éperyiir, sorte de filet avec lequel on prend le poisson dans les étangs et les rivières. C'estun grand sac de rets dont la forme est conique, dont le bord inférieur est garni de plomb, et qui est retenu par une corde fixée au sommet du cône.

ÉPERV1ÈRE, Hieracium, genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées. Ce sont des plantes à tiges feuillées et munies de poils noirs, qui habitent les montagnes, les plaines boisées et les lieux marécageux. On cultive pour l'ornement VE. oreille <lc souris ou Pilnsede, VE. oreille de rot et VE. de Hongrie. VE. des murailles s'employait autrefois contre les maladies du poumon.

ÉPERV1N, maladie du Cheval. Voy. Éparvin.

ÉPHElilE (du gr. èepr^ia, adolescence), noviciat politique, militaire et religieux auquel étaient soumis les jeunes Athéniens de 18 à 10 ans.

ÊPIIÊDRE, Ep/iedra, genre de la famille des Gnétacées, renferme des sous-arbrisseaux dépourvus de feuilles, à rameaux cylindriques articulés. Aux fleurs succèdent des semences ovales, épaisses, succulentes, allongées, et formant une espèce de baie divisée. Dans les bosquets, les éphèdres produisent un bel effet par leur touffe toujours verte. L'espèce la plus commune est VÈ. à deux épis (E. distachyn), vulg. Uvette «u haisinde rner, qui croit spontanémentdans leslieux sablonneux et maritimes du midi de la France et sur les côtes septentrionales de l'Afrique.

ÉPHÉLIDES (du gr. i^n'/.ii),\ulg. Tacites de rousseur, Son, Lentille*, taches d'un jaune plus ou moins brun, qui se répandent sur divers points de la peau, et principalement sur les parties exposées a l'air ou à l'action des rayons solaires ( Voy. Hâi.k). Elles sont plus communes chez les sujets blonds ou roux, chez les enfants, chez les femmes, surtout pendant la grossesse : elles couvrent alors une partie du visage et prennent le nom de masque. Le plus souvent elles naissent spontanément; elles peuvent aussi provenir d'une exposition trop prolongée à l'action de la chaleur : c'est ce qui se remarque aux jambes et aux misses des femmes qui font un usage habituel de là chaufferette, et au visage, à la poitrine et aux bras des ouvriers exposés journellement à l'ardeur d'un l'eu violent [h. ignéales). Elles accompagnent quelquefois le scorbut et d'autres affections (É. hépatique*) : ellesse répandent alors sur diverses parties du corps et donnentlieu à des démangeaisons Lncommo< <i es. Le seul traitement consiste en lotions adoucissantes et en bains sulfureux ou alcalins. L'action du tut antéphétique et autres remèdes de ce genre est fort contestable.

I l'HCMI Kl (du gr. èçrjuEpo;, d'un jour), nom donné aux maladies, «t particulièrement aux lièvres

qui ne durent qu'un jour. On nomme É. prolongées celles qui durent deux ou trois jours.

On donne, en Botanique, le nom d'éphémères aux fleurs qui, comme celles du Cactus grundiflorus, ne durent que quelques heures. — On nomme aussi Éphémère la Tradescantie de Virginie.

ki ukmères, genre d'lnsectes,de l'ordre des Névroptères, famille des Subulicornes, type de la tribu des Ephémérines : corps allongé, de couleur blanchâtre ou jaunâtre; ailes longues et triangulair dans le repos; abdomen terminé par 2 filets dans les mâles, 3 dans les femelles. Les Éphémères naissent au coucher du soleil et meurent à son lever; quelques-uns résistent plusieurs jours. En compensation, ils vivent deux ans et plus à l'état de larve. A peine sortis de cet état, ils se livrent à la reproduction, et la femelle dépose ses œufs dans l'eau ; elle meurt peu après. On voit alors les eaux couvertes de leurs cadavres, dont les poissons se nourrissent avid -ment; ce qui a fait appeler ces insectes manne 4etpoÛ9ont. VÉ. vulgaire est commune en France : les pécheurs s'en servent comme d'appât. Sa longueur est de 0m, 018.

ÉPHÉMÉRIDES (Ju gr. âvripepi;), nom donné d'abord chez les Grecs à des espèces de journaux ou mémoires historiques où les faits étaient consignés jour par jour,a été appliqué par les astronomes modernes, a des tables qui donnent, pour chaque jour d'une année, l'état du ciel et l'équation du temps. Les plus célèbres sont, en France, la Connaissance de> temps; en Angleterre, VAlmanach nautique; en Italie, les Éphémérides de Bologne.

On donne aussi ce nom a des ouvrages qui contiennent les événements remarquables accomplis à différentes époques dans un même jour de l'année. 11 en a été publié plusieurs collections, notamment les Éphémérides politiques, littéraires, etc., de \ ■■ -I (1796 et 1812); les Éphémérides universelles, éditées par Corby,etc. V Annuaire militaire donne les Ephémérides militaire-! de la France. — Il parut, au dernier siècle, de 1763 à 1776, sous le titre d' Éphémérides du citoyen, un recueil hebdomadaire rédigé par l'abbé Baudeau, et consacré à la défense des doctrines des Économistes.

ÉPIIIAI.TE (du gr. ècptdXT»];), démon incube. Voy. Cauchemar.

ÉPIIIPPUS (du gr. s^ititto:), vulg. Cavalier, poisson du genre Chétodon, est caractérisé par une dorsale profondément échancrée entre sa partie molle et sa partie épineuse ; cette dernière peut se replier dans un sillon formé par des écailles du dos.

ÉP1IOI) (mot hébreu), espèce de surplia en usage chez les prêtres hébreux. Celui que portait le grand prêtre était, dit l'Écriture, d'or, d'hyacinthe, de pourpre, de cramoisi et de tin linretors. I --impies lévites était de lin seulement. Ce vêtement parait encore avoir fait partie du costume affecté aux juges et aux rois. David, marchant devant l'arche, portait un ephad.

ÉPIIORES (du gr. ëspopoi), magistrats de Sparte. Vou. le Oict. ttHiiti et de Céogr.

EPIIYDATIE, éponge d'eau. Voy. SPONSILU.

épi (dulat. «pica), nom donné, en Botanique, a un mode d'inflorescence qui consiste en une sorte de grappe dont l'axe primaire ne porte dans toute sa longueur que des fleurs sessiles ou presque sessil distingue Vépi rimple, dont l'axe est tout d'une venue (Plantain Rose trémière, Verveine, Digitale et ['épi compote, dont l'axe est ramifié Blé, Héliotrope, Plouve oiorante, etc.). Quand, un Lieu <ie pur)

fleurs hermaphrodites, l'épi porte des fleurs uni-

sexuées, il constitue diverses variétés, auxquelles un

a donné les noms de chaton, de edna et de tpatUee i <>>/. ces mots). — Dans le langage ordinaire, on

iloiine spécialement le nom d'épi à cette partie .lu

Blé et de plusieurs autres Graminées qui, placée au sommet de la tige, renferme les gra as.

On nomme Epi xxi iqut, le Nard ; E. d'eau, le Potamot luisant ;E. dr lad, ou E. d'- la Vurye, l'Orui-

ÉPICHÉRÈME.

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