AMÉNAGEMENT
son, à la sensibilité et à l'appétit (force motrice), parce la raison commande à la sensibilité et à l'appétit,
et que ces deux facultés se servent des nerfs qui ont pour origine le cerveau. Chez les modernes, les phy- - ont cherché à localiser les facultés de l'âme par l'i* bservat ion et l'expérience (Foy. Cerveau et Cervelet). Quant aux philosophes spiritualistes, ils admettentque l'âme, n'ayant pasd'étendueetn'occupant aucun lieu, est présente dans les points du corps où elle agit sur le système nerveux, comme Dieu est présent dans tout l'univers par son action (Voir Flourens, de la Vie et de l'Intelligence ; Lélut, Physiologie de la ée, etc.). — Comment l'âme communique-t-elle le corps? C'est demander comment un mouvement du cerveau (en supposant que son action consiste dans un mouvement d'une certaine espèce) détermine une pensée de l'âme, et comment une volition de l'âme détermine un mouvement du cerveau. Il y a ici deux termes, l'un connu par les sens et matériel, l'autre connu par la conscience et spirituel. Le passage de l'un à l'autre peut paraître inexplicable; mais ce n'est pas résoudre la difficulté que de nier la communication des deux substances, comme Descartes et Leibnitz Foy. Causes occasionnelles. Harmonie préétablie,, ou de confondre l'âme avec le corps, comme le Matérialisme, ou de faire de l'âme et du corps une seule substance, comme le Panthéisme. On peut d'ailleurs, en respectant les faits, comprendre dans une certaine mesure le commerce des deux substances, si l'on réfléchit que l'âme est une force substantielle qui a conscience d'elle-même, et que la matière est force aussi bien qu'étendue (l 'oy. Matière). — Quelle est l'origine de l'âme? Certains philosophes ont cru à la préexistence des âmes, en professant soit la métempsycose, soit, la préexistence des germes [Voy. Métempsycose, Génération . On admet généralement auj. que l'existence de I âmi , qui ne peut commencer que par civ'ation, n'est pas antérieure à l'existence individuelle et au premier développement du corps qu'elle doit animer. — Quant à l'état de l'âme après la mort, Voy. Immortalité. ame des eête^. L'étude de la vie dans les animaux \ donne lieu à deux questions : Possèdent-ils certaines faculté s analogues aux nôtres? Ces facultés supposentelles en eux l'existence d'une âme? — lu Par la conscience, l'homme connaît directement l'existence de son âme et de ses facultés. Par induction, il admet dans ses semblables l'existence des mûmes facultés, parce qu'il les voit produire les mêmes actes, et que, par le langage, il constate qu'ils ont les mêmes idées. Mai -, entre les actes extérieurs des animaux et ceux de l'homme, il y a une ressemblance très-imparfaite. On ne peut donc déterminer leurs facultés qu'en raisonnant par analogie. Appliqué avec la circonspection que commandent les difficultés du problème, ce principe conduit à la Psychologie comparée, qui correspond à l'Anatomie et à la Physiologie comparées. En voici les points généralement admis pour les animaux qui se rapprochent le plus de l'homme. {Sensibilité) Les animaux ont des sensations, despenchants, des appétits, des désirs, mais point de sentiments moraux. (Intelligence) Ils possèdent la. perception, la mémoire, l'imagination représentative-, ils associent et combinent des images, liaison que l'on a souvent confondue avec le raisonnement. Ils n'ont point d'idées abstraites ni générales, par suite, point de jugement ni de raisonnement dans la véritable acception de ces mots ; ils n'ont point la raison, principe des sciences et des arts, ni la réflexion, par laquelle notre âme connaît son existence, ni le langage, quoiqu'ils usent entre eux de certains signes et que quelques-uns puissent apprendre à articuler des mots. (Activité) Ils possèdent l'instinct à son plus h;iut d gré (Voy. Instinct). Ils sont aptes à acquérir des habitudes qui dans certaines espèces se transmettent héréditairement. Ils joignent à la force motrice la spontanéité, c.-à-d. la volonté sans la liberté, par suite sansla responsabilité morale; ils sont donc dbschoses,
et non des personnes. — 2° Les anciens accordaient aux animaux une âme sensilive, dont Aristote a donné la théorie dans son traité /)'.■ ruina. De» parmi les spiritualistes modernes, a supposé que les animaux étaient de simples machines ; mais son opinion n'a été adoptée que dans son école. Une machine ne pouvant pas plus sentir que penser, les philosophes qui ne professent pas le matérialisme s'accordent auj. à reconnaître qu'il y a dans l'animal une âme, c.-à-d. une force immatérielle douée de quelques-unes des facultés de l'âme humaine, mais j que cette force n'est pas un esprit, c.-à-d. une âme ' raisonnable, capable de penser et de vouloir librement. La dissolution des organes entraine-t-elle l'anéantissement de l'âme de l'animal ? Il paraît probable que Dieu a dû établir cette loi, parce qu'une âme de cette espèce n'a point d'uspiration qui dépasse la vie actuelle, et que, dépourvue de liberté morale, elle ne peut mériter ni démériter pour une autre existence. Quant aux animaux qui ne donnent pas des signes d'intelligence, on peut, par an leur attribuer une âme d'une nature inférieure. — VoirBossuet, Com aissance de Dieu et de soi-,' Floun ns, de Fins tinct et deVIntelligence des ann Bénard, Questions de Philosophie (ouvrage qui donne l'indication de tous les écrits composés sur ce sujet).
ame du monde, nom sous lequel Platon et Plotin désignent une puissance inférieure à l'Intelligence divine, puissance qui façonne la matière à l'image des idées éternelles et communique à l'univers la vie et le mouvement, comme chaque âme individuelle donne la vie et le mouvement au corps auquel elle est unie ; considérée dans son action sur la matière, elle s'appelle Nature, et l'ordre qu'elle fait régner dans l'univers constitue le Destin ( Voy. ce mot). Voir Platon, Timée , et Plotin , Ennéades (trad. de M. Bouillet). — Cette hypothèse a reparu à l'époque de la Renaissance avec la doctrine platonicienne. Elle a inspiré à C. Agrippa, Paracelse, Yan-Helmont, l'idée de ces forces occultes par lesquelles ils prêtent expliquer les propriétés de la matière et les fonctions de l'organisme. Enfin, elle a été développée sous des formes nouvelles par J. Bruno [Délia causa, principio e uno, etc.), ainsi que par Schelling (Bruno, et De l'âme du monde).
ame (Musique). L'âme du violon et des autres instruments à cordes est un petit cylindre de bois qui se pose debout entre la table supérieure et le fond de l'instrument, dans le double but de maintenir la distance respective des parties et d'établir entre elles des vibrations uniformes.
AMÉIYA, espèce du genre Monitor, famille des Lacertiens, créée pour des lézards d'Amérique qui habitent les Antilles, le Brésil et la Guyane. Vuy. Monitor.
AMÉLANCII1ER, Pteromeles, genre de la famille des Rosacées, voisin de l'Alizier. L'yl. commun (Aronia rotundifolia), est un arbrisseau de 2 à 3m, à feuilles ovales-arrondies, blanchâtres en dessous, qui donne en avril des fleurs d'un blanc soufré et en automne des fruits comestibles d'un bleu noirâtre. On cultive comme espèces d'ornements : VA. à grappes, du Canada; l'A. à feuilles de sorbier et l'A. à épi.
AMELIORATIONS. Voy. IMPENSES.
AMELLUS, genre de la famille des Composées- Astéroidées. Voy. Aster.
AMEN, mot hébreu qui signifie ainsi soit-il, terminait toutes les prières chez les Juifs. Au commencement d'une phrase (Amen dko vobis), il signifiait en vérité, certainement. Auj., les Chrétiens et lesMahométans disent aussi amen à la fin de leurs prières.
AMÉNAGEMENT (d'à et ménage), se dit, en Sylviculture, de la méthode qui consiste à diviser une forêt en coupes successives et à régler l'étendue et l'âge des coupes annuelles (Voy. Coupe et Fouets). — L'aménagement n'a commencé à attirer l'attention qu'au dernier siècle ; il a été l'objet des travaux de Buffon, Duhamel, Réaumur, Rozier, Varenne de Feuille, Perthuis de rAUevault,Baudrillart, etc. — Voir
AMÉTHYSTE. — Ïr2 —