‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 59 sur 1672 · AMMONIAQUE · texte numérisé non relu

AMMONIAQUE

léon avait créé en 1810 un ( on , il rie marine, pourréglertout ce qui concerne la marine. Supprimé en 1814, il fut rétabli en 1824 sous le nom de Conseil d'amirauté. Ce conseil a été plusieurs fois réorganisé, notamment par l'uni, du 26 août 1830 et les décrets du 16 janv. 1850 et du 20 mars 1858. Il est présidé par le ministre de la marine. — En Angleterre, l'Amirauté, composée de plusieurs commissaires appelés lords de f Amirauté, a la dii action suprême de tout ce qui concerne la marine, et possèdcles attributions judiciaires de l'ancienne amirauté de France.

AMITIÉ (du lat. amicitia), penchant qui nous attire vers un de nos semblables doué de qualités qui nous paraissent aimables : c'est une de ces dispositions bienveillantes qui ont pour principe général la sympathie. Plus vive que la simple affection, l'amitié n'a puint l'ardeur et la véhémence de l'amour, qu'on entende par ce mot l'attrait particulier qu'un sexe éprouve pour l'autre, ou en général la passion qu'on ressent pour une personne ou une chose ( Voy. Amocr, Sympathie). L'amitié suppose d'ordinaire réciprocité. Elle exige une certaine conformité d'idées et de caractère pour qu'il y ait union, et une certaine différence dans les qualités pour que les amis puissent mutuellement se communiquer quelque chose. Si elle se forme peu à peu par un long commerce fondé sur l'estime et la préférence, elle ajoute à un sentiment variable et passager un élément moral d'une force égale et durable : il s'établit avec le temps un engagement tacite entre amis en vertu duquel l'un compte sur l'autre. A ce point de vue, l'amitié peut se définir une communication intime et accompagnée de bienveillance entre deux êtres qui s'apprécient mutuellement, qui se complètent l'un par l'autre, qui ont confiance l'uo en l'autre, et qui peuvent se traiter d'égal à égal. — C'est à l'élément moral seul qu'il faut rapporter le désintéressement et le dévoûment qu'on admire dans l'amitié. Sans lui, elle n'a rien de durable : les qualités qui avaient d'abord séduit Unissent par paraître insuffisantes et s'effacent devant les défauts ; en un mot, sans la raison, la nature changeante et capricieuse du sentiment se montre dans tout son jour. Vauvenargues dit fort bien : « Les hommes les plus extrêmes ne sont pas les plus capables d'une constante amitié. On ne la trouve nulle part si vive et si solide que dans les esprits timides et sérieux, dont l'âme modérée connaît la vertu : car elle soulage leur cœur oppressé sous le mystère el sous le poids du secret, détend leur esprit, IV les rend plus confiants et plus vifs, se mêle à leurs amusements, à leurs affaires et à leurs plaisirs mystérieux; c'est l'àme de toute leur vie.» — Voir Platon, Lysis\ Aristote, Morale à Nicomaque liv.un ; Cicéron, de V [mitié ; Sénèque, Lettres à Lucilius; Plutarque, Moyens <!<■ discerner un flatteur </'"> ami; Montaigne, Essais ;L. deSacy, de l'Amitié ; La Bruyère, Caractères', M"1'' de Lambert, de l'Amitié; Vauvenargues, de l'Esprit humain n, 35).

AMMI (du gr. £uu.i), genre de la famille des Ombellifères, type de la tribu des Amminées, renferme des plantes herbacées, assez, semblables à la carotte, qui suni ori i laires du Levant, mais qui croisseni aussi en France. L'A.majus a des semences aromatiques, très chaudes, analogues au cumin; VA. visnaga, dit Herbe aux cure dents, parce que les rayons de Bes ombelles servent de cure-dents aux Orientaux, a aussi des propriétés aromatiques. — La tribu des Amminées renferme les genres s Amtni, Cicuta, \um, Carum, Pimpinella,Sium, etc.

AMMOCÈTE (du gr. £u.u,o;, -;ii>!e, et nota), genre de Pi i m . i l'ordre des Cyclo it par Duméril pi ur une espèce de petite anguille que, depuis, M. A. Millier a reconnu nuire autre chose qu'une jeune Larapr ie encore imparfaite Voy. Lkuproie). On trouve l'Ammocète à l'embouchure de la

Seine, OÙ elle sur, i î " . 1 1 1 p ."i I puiir la I

AMMODi I . p i. Voy. r.ni n.i.i;. — Serpent, Voy. \ n i ..i .

AMMON (corne d'), nomvulg. del' Ammonite I l '■ .

ce nom). — En Anatomie, on appelle Cornes d'A, -

mon deux saillies médullaires recourbées en forme t'.e

et allant, dans le cerveau, du corps calleu:. a

la partie inférieure des ventricules latéraux.

AMMONÉES. Voy. Amjion idées.

AMMONIAC (sel) (du gr. &p.utt>vtax6v), dit au i Chlorhydrate d'ammoniaque , Chlorure d'ammonium, sel composé d'acide chlorhydrique et d'ammoniaque (HCl+AzIl3). Il est blanc, fibreux, se ca avec difficulté, fort soluble dans l'eau, d'une s. fraîche, un peu piquante. On l'emploie, dan- les pour l'étamage et la soudure, et dans les labura; pour la préparation de l'ammoniaque. — On t r le sel ammoniac dans les urines humaines et dan- la fiente des animaux qui mangent des herbes sal< -, particulièrement dans celle des chameaux. Les \ 1cans, les houillères embrasées en fournissent é ment. — De temps immémorial, on sut en É. extraire le sel ammoniac de la fiente des charn* dans ce pays, où les excréments servent de combustibles, la suie qu'ils fournissent est chauffée dans de grands matras en verre, et le sel ammoniac se condense alors sur les parois et s'y moule en quelque sorte : de là la forme particulière des pains du c unmerce. En France, le sel ammoniac et les autres combinaisons ammoniacales se préparent à l'aide de toute espèce de matières animales azotées qu'on soumet à l'action du feu dans des cylindres de fonte : on di ainsi de la corne, du vieux cuir, des chiffons de laine, etc. ; mais la plus grande quantité du sel ai îmoniac s'obtient en saturant par de l'acide chl drique l'eau ammoniacale provenant de la distillation de la houille pour la fabrication du gaz.

AMMOMAQUE, dit aussi Alcali volatil, A:

d'hydrogène, Amidure d'hydrogène, Oxyde d*at nium ; combinaison d'azote et d'hydrogène ' 1 vi !. d'azote et 3 vol. d'hydrogène condensés à 2 vul. , gaz incolore, d'une densité de 0,596, d'une saveu: et caustique,d'une odeur urineuse et pénétrante; i les corps en combustion, se liquéfie par un froid de — 4 0°,etse solidifie par l'action simultanée d'un grand froid et d'une pression de plusieurs atmosphères, dissout jusqu'à 670 fois son volumede gaz ammoniac: la solution, dite A. liquide, est employée dansles la toires pour l'extraction et la décomposition d'uni de substances ; elle sert aux teinturiers pour disî ou pour nuancer certaines matières colorai. tu-. \ dégraisseurs pour nettoyer les étoffes, etc. Appliquée sur la peau, elle la rougit, et même, si elle esl centrée, elle la brûle ; aussi est-elle employée pour cautériser les morsures des serpents venimeux, les piqûres des guêpes et autres insectes. L'irritation produite par le gaz ammoniac dans les membran s olfactives peut être utilisée pour rappeler a la vie des personnes asphyxiées ou tombées en Bvncope. — L'ammoniaque sature les acides, et produit avi les sels ammoniacaux, dont les principa chlorhydrate ou sel ammoniac, le carbonate, le nitrate ou azotate, l'acétate, le tulfate et LepAoq On reconnaît ces combinaisons en ce qu'elles • gent île l'amm c de la

i baux. La dissolution d'ammoniaque ramené au bleu le tournesol rougi par les acides et verdit le sirop de violettes. Lorsqu'on ajoute à un sel d'ammoniai la potasse ou de la chaux, l'ammoniaque est exp réaction s'utilise pour l'extraction de lai

niaque : on l'obtient, en effet, en chauffant en-

panies égales de i baux vive et de sel ammoniac.

L'ammoniaque est la plus commune des cow sens azotées: elle se répand dan- l'atmosphèr suite (les décompositions qui s'accomplissent cesse à la surface du globe dans les matières niques, lus orages paraissent aussi former de l d'ammoniaque :de ces deux causes résulte la pn de l'ammoniaque dans les eaux de pluie; elle veloppeen abondance dans les r,.-- | cimetières, lus charniers remplis d'immondic -

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