ÉTYMOLOGIE
ET'COLOGE.
On appelle encore étude le cabinet d'affaires d'un notaire, d'un avoué, d'un huissier, etc., où sont conservés les papiers et les minutes, ainsi que l'endroit où travaillent les clercs.
Censeur des études, Maître d'Etudes. Voy. Censeur et Maître-répétiteur.
ÉTUDIANTS. Ce nom se donne particulièrement aux jeunes gens qui suivent les cours des Facultés, surtout celles de Droit ou de Médecine. Voy. Droit, Médecine (écoles de).
Les étudiants d'Allemagne sont célèbres par leur turbulence et par les associations qu'ils ont formées. L'origine de ces sociétés est fort ancienne. Plusieurs fois interdites à cause des abus qui y régnaient et des luttes qu'elles se livraient entre elles, elles reparurent toujours sous différents noms. On connaît surtout la Landsmannschaft ,\a. Burschenschaft et le Tugendbund. La Burschenschaft, la plus célèbre de toutes, se forma en 1813 et en 181£i, à l'occasion de l'invasion française : les étudiants prirent alors les armes pour la défense de leur pays; mais en même temps ils suivaient tous les mouvements politiques, prêts à prendre part à tous les troubles. Après l'assassinat de Kotzebue parSand.qui appartenait au Tugendbund, les souverains défendirent ces associations. Aujourd'hui elles paraissent avoir cessé d'exister.
ÉTUI (de l'ital. astuccio, ou de l'allem. Stùche). Ceux qui les fabriquent sont les g aimer s. On en fait en toutes sortes de matières : bois, carton, or, argent, ivoire, écaille, carton recouvert de paille ouvragée, de peau chagrinée, d'étoffes de soie, de velours, etc. — On nomme spécialement étui de mathématiques un assortiment complet d'instruments dont les géomètres et les dessinateurs font usage pour tracer des lignes.
En Botanique, étui se dit de l'enveloppe externe des bourgeons. On nomme étui médullaire!* couche ligneuse la plus interne dans les végétaux dicotylédones. Cette couche forme une sorte de canal qui s'étend dans toute la longueur du tronc et des branches, et qui contient la moelle; il est plus grand dans les jeunes tiges que dans les vieilles; tantôt arrondi, comme dans le sureau ; tantôt triangulaire (laurierrose), pentagonal (chêne), etc. : sa forme parait être en rapport avec la disposition des feuilles.
En Entomologie, étui est synonyme d'étytres. Voy. ce mot.
ÉTUVE (de l'allem. Stube), se dit en général d'une sorte de poêle ou lieu fermé dans lequel la température peut être portée à un degré très-élevé. On s'en sert, en Chimie et dans les Arts, pour les objets dont la dessiccation a besoin d'être activée. — Dans une acception plus restreinte, une étuve est une chambre de bains que l'on chauffe par des bouches de chaleur ou dans laquelle on fait parvenir de la vapeur d'eau bouillante pour provoquer la transpiration. Les anciens faisaient un grand usage de ces étuves, tant sèches qu' humides (Voy. Thermes). Elles prirent faveur en France au xvi* siècle et furent à la mode jusqu'à la fin du nvm\ De nos jours, elles ont été remplacées par les bains de vapeur et les bains russes. Voy. Bains.
ÉTYMOLOGIE (du gr. ètyu.o).OYÎa), se dit à la fois et de l'origine d'un mot et do la science qui s'occupe de rechercher cette origine. La science étymologique prête plus que toute autre a l'hypothèse et au paradoxe, quand on substitue l'imagination à l'observation des faits jelledoit s'appuyer principalement sur la phonétique, l'étude des langues mères, l'histoire des langues et l'observation des transformations successifs qu'ont subies les mots. — Les recherches étymologi ques sont très-ancien nés. Platon, Ch rj lippe, Aristote, «lie/ les Grecs; Varron, César, et après eux Festus, Verrius Flaccus, etc., chez les Romains, s'en sont occupés ; mais tous étaient très- peu sévères dans leurs explications. Jean de Garlande, au \i' siècle, Favorinus, Perotti, Valla, Périon, h la renaissance des lettres, continuèrent leurs recherches et souvent
leurs err-urs, ainsi queSylburg.Yossius.lesEstienne, Guichard, Pasquier, Ménage, etc. Au xvine siècle, Di Bmsses, Court de Gébelin. Larcher, Ray nouant, Roquefort, .Nodier essayèrent de ramener les études étymologiques dans une meilleure voie ; mais la véritable étymologie scientifique n'a été fondée qu'au xix' siècle parles travauxdes grands linguistes allemands, Fi éd. Schlegel, J. Grimm, F. Bopp, et après eux par (eux de Pott, Diez, Diefenbach.Scheler, Benfey, Léo Meyer, Schleicher, Curtius, Max Millier, du Méril, Littré. — Les principaux ouvrages sur la matière sont: outre l'Etymoiogicum magnum grœcum, qui n'est le plus souvent qu'un glossaire, l'Etymoiogicum Kngum latinœ, de G.-J. Vossius (Amst., 1662); le Dictionnaire étymologique de la langue française, de Ménage (1630), les ouvrages plus récents d'A.-F. Pott, Etymologische Forschungen aufdem Gebiete der indo-germanischen Spractien (1833 et 1867); de Diez, Etymologisches Wôrterbucfi derromatriseken 9prac/ie«(1853); de G. Curtius, Grundzùge der griechisclien Etymologie(lS60, 3' éd.),etc. I'o.'/.Lincuistkji k.
EUCÀLYI'TE (du gr. zZ, bien, et xa).û«Tw, couvrir ; de la forme du calice), Eucalyptus, genre de la famille des Myrtacées, tribu des Leptospermées, renferme des arbres originaires de l'Australie, à boisdur, résineux ; à feuilles alternes, entières, coriaces, parsemées de points translucides ; à fleurs jaunes, en corymbe ou axillaires. Ces arbres, aussi remarquables par la rapidité de leur croissance que par leur taille, élevée (quelques-uns atteignent de li'J à 50m), réussissent bien en Algérie. L'E. poivré (E.piperita), fournit une huile essentielle analogue à celle de la menthe et qui peut la remplacer. La gomme-résine rouge de YE. résineux (E.resinifera\et\e bois dur, rouge et pesant de YE. gigantesque (E. robusta), s'emploient dans la teinture, l'ébénisterie, les constructions. On cultive pour l'ornement YE. bleu {E. globulus) de Tasmanie, à feuilles d'un vert bleuâtre. — Voy. Manne et Mélitose.
EUCHAIRITE. Voy. Ci ivre sélénié.
EUCilARIS ou léda, astéroïde. Voy. Planètes.
EUCHARISTIE (du gr. EÔ/apiff-îa, action de grâces), dite aussi St-Sacrement, Communion. Eulogie, etc., sacrement par lequel on reçoit réellement et substantiellement le corps, le sang, l'âme et la divinité deN.-S. Jésus-Christ, sous les espèces ou apparences du pain et du vin, et dont les effets sont de remettre les péchés véniels, de donner la grâce et des droits à la vie éternelle {Voy. Transsubstantiation). La matière de l'eucharistie est le pain de blé ou de froment et le vin de la vigne. L'on peut employer indistinctement du pain azyme ou sans levain et du pain fermenté, mais on se sert ordinairement du premier dans l'Église romaine; les Grecs, au contraire, se servent de pain levé. On ne peut consacrer que du pain cuit au feu et pétri avec de l'eau naturelle. Le vin peut être indifféremment blanc ou rouge. Les ministres de la consécration et de la distribution de l'eucharistie sont les prêtres et les évêques Communion et Viatique). — Jésus-Christ a institue lui-même ce sacrement la veille de sa Pa&sion, pendant la Sainte-Cène (Matth., ch. 26, y. 26 ; Marc, cli. îti, t. 22; Luc, ch. 2S, S. 19).
ECCHBOiTB. Voy. Cuivre arséniaté.
BUCLASE (du gr. s5, bien, et /./it-.;. action de briser), silicate double d'alumine et de gtadne I Âl-Si-f 2G1 Si J. C'est une substance minérale d'un blanc bleuâtre ou verdàtre, transparente, cristallisant en priâmes rectangulaires COUltsel Striés verticalement. Elle est très-fragile, assea dure pour rayer
le quarts, 61 pesé 3,1. Elle fond au chalumeau en u\\ email blanc. On la trouve au IVrou et au liresil,
dans les quartzitea talqueui et micacés.
I UGOLOGE du gr. s-j/o^oviov), rituel de l'Eglise grecque, renferme tout ce qui a rapport aux I
munies du culte. Il règle les offices, les sacrements,
asécrations, les oraisons, les funérai)les,la forme des ornements d'église, etc. Ce rituel a été imprimé
EULOGIE.