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FAÏENCE

faculté de faire des cours publics. En France, l'enseignement donné par les facultés constitue l'enseignement supérieur, par opposition à l'enseignement des lycées et collèges (E. secondaire) et à celui des simples écoles (É. primaire). La loi du 12 juillet 1875 a proclamé la liberté de l'enseignement supérieur, et aujourd'hui, moyennant certaines formalités indiquées dans le décret du 25 janvier 1876, rien ne s'oppose soit à l'ouverture de cours ou d'établissements libres d'enseignement supérieur, soit à la formation d'associations dans un dessein d'en- Beignement supérieur (f/icultésct universités libre*). Voy. Instruction pufu.ique.

On distinguait autrefois quatre sortes de Facultés: celles de Théologie, de Droit, de Médecine et des 4 Ws/ cette dernière en forme aujourd'hui deux, celle des S iences et celle des Lettres. On compte actuellement G Facultés de théologie: 5 catholiques, à Aix, Bordeaux, Lyon, Paris et Rouen, et 1 protestante, à Montauban; — 11 Facultés de droit, à Aix, Bordeaux, Caen, Dijon. Douai, Grenoble, Nancy, Paris, Poitiers, Rennes et Toulouse; — 2 Facultés de médecine, à Paris et à Montpellier; — 15 Facultés des sciences, à Besançon, Bordeaux, Caen, Clermont, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Paris, Poitiers, Rennes et Toulouse; — 15 Facultés des lettre*, à Aix, Besançon, Bordeaux, Caen, Clermont, Dijon, Douai, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nancy, Paris, Poitiers, Rennes et Toulouse. — Un décret du 31 millet 18G8 a créé auprès des Facultés des laboratoires d'enseignement et de recherches et, à Paris, une École pratique des hautes études, afin déplacera côté de l'enseignement théorique les exercices qui peuvent le fortifier et l'étendre. Cette école est divisée en k sections : mathématiques, physique et chimie, physiologie et histoire naturelle, sciences historiques et philologiques.

VAGAR.IH.R, Fa g ara, , genre de la famille des Xanthoxylées que l'on a fait rentrer dans le genre type Xanthoxglum. Voy. ce mot.

F AGONIE (du médecin Fagon), Fagonia, genre de la famille des Zygophyllées, renferme des herbes vivaces, à feuilles opposées, à fleurs solitaires, pourpres ou violettes, quelquefois jaunâtres. La F. de Crète et la F. d'Arabie en sont les principales espèces.

FAGOPYRUM,nom latin scientifique du Sarrasin.

FAGOT (de l'ital. fagotto ; du lat. fasciculus), assemblage de menus morceaux de bois, unis ensemble par un lien de bois vert et flexible nommé hart. Au centre, l'on enferme des broutilles qu'on nomme Y âme du fagot. Les dimensions et le poids varient suivant les lieux: à Paris, on distingue les fagots propr. dits, formés de menues branches, et pesant env. 5 kilogr. ; les fa/ourdes, formées de rondins, et pesant de 10 à 20 kilogr., et les cotrets, formés de brins de bois fendus et ne pesant que 3 à h kilogr. Ceux qui ne sont formés que de bois menu et de broussailles, se nomment bourrées. Voy. Fascixk.

FAGOTIN (dimin. de fagot), s'est dit plaisamment : 1° des singes fagotés, c.-à-d. habillés, que montrent les bateleurs; 2° de certains boulions du théâtre de la Foire.

FAGOTTO, nom italien du basson. Voy. Basson.

FAGUS, nom latin du genre iiiiuk.

FAIILFMTE (de Fahlun,\. de Suède', nom commun de deux espèces de minéraux : la Tin /asile ou F. tendre et la Cordiérite ou F. dure. Voy. ces mots.

FAlENCE, poterie préparée avec une argile pins ou moins calcaire, recouverte d'un émail opaque, ordinairement stannifère. et coloré par des oxydes métalliques. Son nom vient de la fabrique de Faerua, en

Italie, dont les Français, avant connu d'abord les pro duits, appliquèrent ensuite le nom à toutes les terres Cuites et ('maillées qu'ils rencontrèrent, l/inviition

parait originaire de Majorque, ou des potiers maures fabriquèrent au xrv« siècle des plats et des rases remarquables parle style des dessins et l'éclat des ,-e- '

Oeta irisés et métalliques: 1, mu- art se répandit d'à

bord en Espagne (Malaga, Valence, etc.), où l'on revêtit de briques les murs intérieurs des maisons ; puis en Italie, où le lustre desmajoliques hispano-mort eut tant de vogue qu'on en incrustajusque dans les façades des églises et des campaniles. Au xv siècle, Lucca délia Robbia qui, d'après Vasari, inventa l'émail stannifère blanc, fit, pour les monuments de Florence, des bas-reliefs coloriés, des médaillons, des retables d'autels,etc. (artreprisaujourd'hui par M. Devers, auteur des /» hauts-reliefs de St Eustache, à Paris). La tnajo/ique italienne remplaça l'orfèvrerie pour l'ornementation des dressoirs et emprunta ses motifs de décoration au style de la Renaissance. Les procédés en ont été décrits parCyprian Piccolpasso, dans l'Ai t du potier (li58), que M. Claudius Popelin a traduit en vieux français, et par G. Passeri, qui forma un musée chez le grand-duc de Toscane au xvine siècle. De n< s jours, la majolique italienne est imitée dans la fabrique de M. M in ton, à Londres, et dans celle du marquis Ginori, à Doccia, près de Florence. — En France la faïence, importée par des ouvriers italiens, s'y transforma rapidement et devint une industrie nationale. Après que, sous François Ier, Girolamo délia Robbia eut orné de plaques émaillées le château de Madrid, près de Paris, Bernard de Palissy, inventeur de&rusiiQTies figulines, composa des grottes pour le château d'Écouen, le jardin des Tuileries, etc., mais se signala surtout par les émaux colorés de ses grands médaillons, de ses bassins à reptiles, à coquilh s , t à plantes naturelles (imités auj. par MM. Avisseau et Pull). Comme objets de luxe, on cite aussi les terres émaillées de Limoges et les faïences d'Oiron disant service de Henri II) remarquables par des incrustations de terre colorée. La faïence usuelle fut fabriquée à Nevers, Moustiers, Rouen, Marseille, etc. Remplacée peu à peu dans la pratique journalière du ménage par la porcelaine blanche, qui est plus hygiénique, elle a, grâce à l'éclat de ses émaux colorés, repris faveur aujourd'hui pour les vases, les plats et les plaques qui servent à la décoration; on l'emploie aussi avec succès à l'ornementation extérieure des maisons. On a essayé aussi d'égaler les lustres de la faïence de Perse, dont les dessins représentent des fleurs et des scènes de chasse. Ceux qui ont le plus réussi en ce genre sont MM. Deck, Collinot, Rudhardt, Barbizet, Jean, Solon, etc. Le musée de Cluny, à Paris, possède en ce genre une collection historique remarquable; niais les plus beaux modèles se trouvent au musée du Louvre. — Consulter A. Demmin, Guidede l'amateur de faïences et de porcelaines. Voy. aussi CÉaaniQi f. Peinture sur faïence. Pour la faïence à feu de réverbère, on applique avec un pinceau les couleurs minérales sur la couverte, connue pour la porcelaine, et on les fait fondre dans un fourneau à moufle. — Pour la faïence de grand feu, au contraire, on exécute le décor sur f émail Cru, C.-à-d. sur la surface poreuse qui ne supporte pas de retouche. En passant par une haute température, les couleurs pénètrent profondément et forment un glacis qui résiste au frottement. C'est une des qualités qui recommrndent les anciennes faïences de Nevers, de MoustieTS, de Rouen, et celles de Perse-. Aujourd'hui, OU cite s.

rapport les sujets peints par M. Pinart, et les paj de m. Bouquet.

Faïence anglaise, appelée aussi terre depipt parce

que c'est avec la menu' argile qu'on fabrique les pipes), et improprement porcelaine opaqvt .

ee/âiitc, etc., |ioterie à pâte blanche, opaque, sonore, assez dure; recouverte d'un \ernis cristallin,

plombiiere, quelquefois boradque. Bile fut lnv< en Angleterre vers la Sn du ivir1 siècle et perfectionnée par VVedgwood en 1763. La vaisselle de cette espèce est plus agréable à l'œil que la faïence commune, mais elle a l'incon\ énient de prendre par le

nettoyage une odeur infecte. — En Lorraine, province'qui renferme plusieurs variétés d'argiles plastiques, un a fait au \v ne' siècle des objets de lu\e en terre de pipe, des biscuits modelés avec une p.'ite

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