FAIT
très-blanche, souvent décorés de tons roses ou bleus, formant des groupes de petites dimensions. Dans les faïenceries du pays on exécute encore des vases,des candélabres, des jardinières et des cache-pots du règne de Louis XVI.
La corporation des Faïenciers reçut ses statuts de Henri IV en 1G00, et en 1706 elle réunit à elle les émailleurs, verriers et patenôtriers.
FAILLE (du vieux fr. faille, manque, défaut ; de faillir), nom donné, en Géologie, aux fissures qui traversent un grand nombre de couches terrestres, et sont d'ordinaire accompagnées d'un changement de niveau, par suite duquel les dépôts contemporains ne se correspondent plus de part et d'autre de la faille.
faille (du flam. falie), étoffe de soie noire à gros grains qui fut d'abord fabriquée en Flandre.
FAILLITE (de faillir, manquer, faire défaut), état d'un commerçant qui a cessé ses payements. Tout failli qui cesse ses payements est tenu d'en faire la déclaration dans les trois jours au greffe du tribunal de commerce de son arrondissement, en y ajoutant le dépôt de son bilan ( Voy. ce mot). Le tribunal déclare la faillite et fixe l'époque à laquelle elle est réputée ouverte, c.-à-d. à laquelle ont cessé les payements. A partir de cette époque et aussi pendant les 10 jours qui l'ont précédée, sont annulés, même s'ils ont été faits avec des tiers ignorant cet état de choses, les actes les plus importants par lesquels un failli peut faire tort à ses créanciers (aliénations, payements de dettes non échues ou payements de dettes échues autrement qu'en espèces ou effets de commerces, hypothèques ou nantissements pour dettes antérieurement contractées) ; sont annulés également tous les actes qu'il a pu faire avec des tiers qui connaissaient la cessation des payements. Le jugement déclaratif de faillite produit de plus des effets importants : toutes les dettes du failli deviennent exigibles, aucune inscription hypothécaire ne peutêtre prise sur sesbiens; enfin il est dessaisi de l'administration de son patrimoine qui passe dans les mains des syndics. Les scellés étant apposés, les syndics font l'inventaire, vendent les biens, rassemblent l'actif, vérifient les créances, puis convoquent les créanciers pour savoir s'il sera accordé un concordat au failli, ou si l'on établira l'état d'union Voy. ces mots). La faillite est terminée quand les créanciers se sont prononcés ; mais certaines incapacités pèsent sur le failli et ne peuvent cesser que par sa réhabilitation: incapacité de faire partie de la garde nationale, d'être électeur, de se présenter à la Bourse, etc. Il peut de plus être mis en état de banqueroute. La faillite d'un non-commerçant s'appelle déconfiture (C. de comm., art. 437-583; Loi du 17 juill. 1856). — Consulter : Renouard, Traité des faillites (2* éd., 1857) ; Alauzet, Commentaire de la loi des faillites (1857) ; Laroque-Sayssinel, Des faillites et des banqueroutes (1860). Voy. aussi Banqueroute, DÉCONFITURE, RÉHABILITATION, SYNDIC, etc.
FAIM (du lat. famés), besoin de manger. La faim diffère du simple appétit en ce qu'elle a toujours quelque chose de pénible. Elle se manifeste quelquefois par des bâillements et des borborygmes. La fatigue, la douleur et la faiblesse augmentent avec la durée de la faim et avec son intensité. Tous les organes sont moins actifs, la chaleur du corps plus faible ; les fonctions et les sécrétions se ralentissent et sont moins abondantes. On n'a pu expliquer encore le mécanisme physiologique de la faim. Voy. Appétit, Inanition et Famine.
faim canine, maladie des chiens, qui consiste à dévo"er avec avidité les aliments pour les rejeter ensuite par la bouche sans qu'ils aient été digérés. Chez l'homme, on donne à cette affection les noms de cynorexie et de boulimie. Voy. ces mots.
faim-valle (on dérive valle du lat. valens ou valida, forte, ou du celtiq., gumll ou wall, mauvaise), maladie propre au cheval, qui l'attaque tout à coup pendant la marche et le jette dans des spasmes nerveux dont il ne peut sortir qu'après avoir mangé.
Quelques-uns la confondent avec la faim-calle ou caballe (de caballus, cheval), sorte de faim dévorante qui survient parfois aux chevaux. — Dans les vieux auteurs, faim-valle se trouve employé dans le sens de fringale.
FAUVE ou fouenne (du lat. faginus), fruit du Hêtre. Voy. Hêtre.
FAISAN (du lat. phasianus ; du Phase, fleuve de CoMnde), Phasianus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, type de la famille desPhasianidés, caractérisé par une queue longue, étagée, composée de 18 pennes disposées en deux plans et qui se recouvrent comme des toits. Le F. commun (P. colchicus) vit à l'état sauvage dans les plaines couvertes de joncs qui avoisinent la mer Caspienne. Introduit en Grèce, dès les temps les plus anciens, il s'est de là répandu dans toute l'Europe et l'Afrique. La taille des faisans varie de 0m,70 à lm. Le mâle a les pattes d'un gris brun; le corps d'un marron pourpre éclatant, la tête d'un vert doré, la queue grise à raies noires transversales. La femelle, ou poule faisane, est plus petite et son plumage est moins brillant. Il existe plusieurs variétés de l'espèce commune : le F. blanc, le F. panaché, le F. à pâles couleurs ou F. cendré, enfin les métis, F. bâtards ou coquarts. Les faisans aiment les broussailles et les taillis qui avoisinent les chaumes. Vers le milieu des journées d'été, ils recherchent les collines ; tous les soirs, ils vont percher sur les grands chênes. Leur naturel est farouche, leur cri dur et discordant. Leur nourriture consiste en graines de toutes sortes, bourgeons, gros insectes, et surtout en œufs de fourmis dont ils sont trèsfriands. Ils vivent de 6 à 7 ans. La femelle pond de 12 à 24 œufs, d'une couleur olive claire et d'un tiers moins gros que les œufs de poule. L'incubation dure 23 jours. La chair du faisan est très-estimée. Longtemps on a élevé cet oiseau dans des établissements spéciaux ou faisanderies ; mais les dépenses qu'ils exigent et les difficultés de l'éducation y ont fait renoncer. — Outre le F. commun, nous possédons trois espèces originaires de la Chine : le F. à collier, le F. argenté et le F . doré (le Phénix de Pline l'ancien, selon Cuvier).
On a donné le nom de Faùan à des Mollusques du genre Phasianelle (Voy. ce mot). — On nomme F. cornu, le Tragopan ; F. huppé de Cayenne, le Hoazin huppé ; F. des Antilles, l'Agami ; F. couronné, le Goura ; F. de mer, le Canard pilet ; F. paon, l'Éperonnier, etc.
FAISANDEAU, nom donné aux jeunes faisans.
FAISANDERIE. Voy. Faisan.
FAISCEAU (du b.-lat. fascellus), assemblage de plusieurs choses liées ensemble. — Chez les Romains, les faisceaux étaient le symbole de la puissance des magistrats. Ils étaient composés de baguettes d'orme et de coudrier, nommées verges, au milieu desquelles s'élevait une hache. Les faisceaux étaient portés par les licteurs, et précédaient le dictateur, les consuls, les censeurs, les préteurs, etc. Dans les triomphes, ils étaient ornés de lauriers. L'usage des faisceaux, introduit par les rois, se conserva jusque sous l'empire. — Dans l'Art militaire, le faisceau d'armes est un assemblage de fusils qui se soutiennent par l'engagement des baïonnettes les unes dans les autres. Dans les camps, les faisceaux sont ranges le long du front de bandière, àlOm en avant des tentes.
En Physique, on appelle faisceau optique un cône de rayons lumineux partant tous d'un même point, et divergeant dans l'espace; faisceau magnétique, la réunion de plusieurs aiguilles ou de plusieurs lames aimantées.
FAIT (dulat. factum). En termes de Jurisprudence, ce mot désigne les actes contestés qui font l'objet d'un procès. Les jugements doivent contenir l'exposition sommaire des points de fait. Dans les procès criminels, c'est le fait qui est établi par le verdict du jury. — Onappelle faits admissibleset pertinents ceux dont la preuve peut être admise, parce qu'ils appartien-
FALCONIDES.
FALUNS.
nent nu fond dé laeaus"; fïtitv atimuiëafWBUM que l!uni' des parties énonce, soit, dans ses écriture-, m it
dans hi plaidoirie; fniis et nrinlus, les faits vilr lesquels, eu matière civile, l'une des parties fait interroger sa partie adverse ; faits de charge, ia malversation commise par un officier public dans l'exercice de ses fonctions.
FAITACK 'de fuite), pièce de buis qui règne tout le long d'un toit, et qui sert a porter tous les bouts supérieurs des chevrons. — Autrefois, on appelait droit de faîtage le droit qu'on payait au BetgaMut pour avoir la faculté de bâtir une maison : il se payait au moment où l'on posait le faite ou comble de l'édifice. — On nommait encore ainsi le droit qu'avaient, en certains lieux, les habitants, de prendre dan- les bois du seigneur la pièce de Battage.
FMMBU! (de féUé), date au -si 'Y mire, sorte de lucarne ouverte dans le toit, pour éclairer l'espace qui est sous le comble. On donne aussi ce nom aux tuiles courbées ou à la table de plomb dont on recouvre le faîtage des combles.
FAfilK ou i \or m de l'arabe fur/îr, pauvre), moine mendiant de l'Inde, Voy Lie Dict.d'Hieiiet de Ge'ogr.
FAf.AISi: du ht-allom. felisa, rocher), nom donné aux côte- escarpées, taillées en précipices sur les bords de la mer. Les falaises ont quelquefois une hauteur coarâdéitabie : celles de la Normandie p. ex. s'élèvent de 100 à 1501" de hauteur. Les roches qui les composent ctqui sont frrméesdecouehescalcaires entremêlées de silex, se détruisent assez rapidement par l'action des eaux pluviales et le choc des flots; la partie calcaire se délite et se délaye facilement dans les flots; les parties siliceuses, roulées et arrondies parle vagues, forment) ces masses de galets (Vm/. ce mot; qui couvrent les plages et encombrent les ports de la Manche. Des phénomènes analogues se passent sur toutes les côtes. Les produits seuls de la letioo de la falaise varient avec la nature des matières qui la constituent.
l-ALimoiE 'du lat. falariea; de f,dn, tour de bois , arme incendiaire qui se lançait, à l'aide de balisto , de catapahes ou d'arme-, portatives : c'était un pieu terminé par un paquet d'étoupe imprégnée d'huile, et de bitume, et à laquelle on mettait le feù. On s'on servait pour incendier les camps ennemis et le- places assiégées. Des Grecs et dos Romains, l'uen transmit aux Gaulois, aux Espagnols, aux Francs ; il se perdit sous la 2' race.
FALBALA (de l'angl. furbeîow, de fur, fourrure, et be/mr, en bas, c.-à-d. fourrure qui borde le bas dp la robe , bandes d'étoffes plissées que Les I mettent peur ornement à deerobeB, des tabliers, etc. Onnu'i encore des falbalas aux rideaux. Aujourd'hui lacé le falbala.
FA1.CIDI! On appelait ainsi, en Droit romain, le qoa i de l'héritage qu'un héritier, cas
Es, pouvait retenir sur les legs qu'il étai de pa testament. Son nom renai
qu'elle avait été établie en rertu de La Loi Fakidia.
F AI Cil Oit Ml du lat. /W.c.faux.et [urina, forine\
se dit, en Botanique et en Zooèo/ ie, dos organes qui iblent plus ou moins au fer d'une faux. i am:im;i.i,i:, Kroiia, genre d'oiseaux, de l'ordre de- Écnaesiereiengirestaes, caractérisé par l'ab-
I" pouce et par un bec Long, grêle, 00 forme de fer <lo faux, ne OOmprend qu'une seule es|)èce, le /•'.
coureur, qui habite llùn-o] t l'Afrique. LeF.de
l eat ooo espèce do genre Épimamue.
I IlLCO, nom lat» srieiuili pie du genre Km ion.
f \i.r.o.\i-:M,F, VakantMu, genre d'Oiseaux, de
dos|';issi.roau\doniiros:i-,s,i't voisins i li s pies-
grièches. Leur beo'etl robuste, tases court et comprimé. Leur plumage est jaunâtre ou olivâtre, môle né blanc, de noir et de gris. La F. frontale, on P "■'"■ a casque, a la tète surmontée d'une
houppe bleue. Ces oiseaux habitent I' \u>t ralie.
PALCONlDES(du lat./Ufco, faucon , famille d'Oiseaux de proie, de l'ordre des Rapaoea diurnes, ca-
ractérisés par un bec crochu, tranchant, earni à sa based'une membrane épaisse et colorée appelée des pieds robustes ; des griffes ]mi«santes et rétractiles appelées serre,-. Ces oiseaux ont le vol élevé et ; leur vue perçante leur permet d'apercevoir leur proie à des distances énormes. Ils ne touchent point aux cadavres, se nourrissent de petits quadrupèdes, d'oiseaux, de grenouilles, etc. Ils ohaasjent plusieurs fois de plumage avec Tà-ge et ne se ressemblent pas toujours aux diverses époques dfj I Les fomoUus sont d'un tiers plus grosses que les mâles, qui pour cette raison ont été appelés tierce/et*. — La famille des Falconidés- a été partagée en huit sections •. les Faucons propr. dits {Voy. ce mat), les AigieS) les Autours, les Busards, les Busesi les Milans, les Cartirtn-nn et les ( numt/is.
FALF, nom vulgaire du jabot des oiseaux.
FALÈRF, maladie des bêtes à laine, particu Tandon l'.ou-sillon, où elle est enaoutiqu espèce d'indigestion qui parait avoir quelques rapports avec la météorisation ou tympanite. Ce lui vient d'un mot catalan qui signifie promptitude, à cause de la rapidité avec laquelle périssent les animaux qui en sout frappés.
FAFISOCi: '\F.r.s . Vo>/. Puu.isnt r..
FALLTItANCK (de l'allem. fmiten, tomb Franck, boisson), dit aussi Vulnéraire SU Suii te, infusion de plantes aromate 1 1 1 les Alpes, qu'on emploie pour prévenir lesac i qui pouiTaient arriver à la suite des coups et dtes. Cette infusion s'obtient au moyen d'un mélange d'alchimille, brunelle, bugle, bétoine, pervenclie, piloaeUe, sanicle, verge-d'or, verveine, armoise, menthe, véronique, et autres plantes dit- s,' . , tv km .
FALOT l'orig. incertaine), grande lanterne en fil de fer recouverte de toile blanche, qu'on porte au bout d'o.n bâton pour s'éclairer pendant la nuit. Voy. I.'.mi i;\f.
FAM>n;i>K, espèce de fagot. Voy* Fagot.
FALHl'F du lat. fa/x), se dit, en Botanique, des organes courbés comme un fer de faux.
FAUK'i.S 'Marine . Voy. :
FALSIFICATION du lat. /,</,;..,■ -<\ ait. -ration d'une chose, d'un acte. — En Chimie, la faleiji
qu'on non aussi sophùtica imiter
(les médicaments ou certaine aliments :'t l'aide de mé- - «le diverse nature, OU à ajouter à des médicaments, à des aliments dos matières qui leur sont étrangères et qui les rendent quelquefois nuisibles. La /«A///' -ntinii îles boissons est punie d'un empi
nomeiu de (5 jours à 2 an-, et d'une amende d ■ 10 à 200 fr. ; les boissons fal- être niaiofl et
ooaflsquéeB. Les fraudes sàmpies p. ex. l'action de beaucoup d'oau dans les liqueurs) sont punies d'une amende de 6 à 10 fr. ('.. put., art. 318, j75 t 477). Ces peines ont été aggravées par la loi du i" avril is:31. — Consulter, suc lesdivi r et les moyens de s'en garantir : Chi vali r, /» noire desfalsifi, aiionset désaltérai
nentaires, média 52 ; l'aven. Précis des n drony, Bussy et Beutron Cbarlard, Traitéde lu fication des drogues; Bureau, Histoire des /'. i s ,o , etc.
En Droit, la faîsifieaiy n de contrefaire
un acte, en lait i-ran t . en \ fa: des cetram bemente, etc. Voy. Vw x.
l'Al.lMIX (l i 101 . I '■ '/. 1 Wl xs.
fai.f.xs (orig. inrnminn) On appelle aiivsi, m Géologie, des dépôts marne calcaires, pétris de I
les on bon état de coosenatioi), qu 8 prin-
cipalemenl en Touraine. Ils appartiennent à I'.
, que de lour nom \i.. d Oi'bigny a appelé
e Hteoi >i- 1 l'i tage parisien
et piécède r penam. il comprend à punir
de la base dans |e bassin pari-ii'ii : 1 les
Fontainebleau : 2" les ■ i< • - et les
COlcatrefudc lu Beauce ; 3" les faiuns de luTouraiue.
FAM1LLK.
•FA.YfcGCE.
On le retrouve considérablement développé dans le bassin de l'Aquitaine, puis en Suisse, en Autriche, en Belgique, en Morée, etc. — Parmi les fossiles qui caractérisent les sables de Fontainebleau, on peut citer YOstrea longirostris, VO. cyathula, la Nrrttca crassatina,\a Cerithium conoïdale, le'C. plicatum, etc. Les meulières supérieures et les ealcaivesiieBeauce, de: formation lacustre, sont caractérisés par le Planerais cornu, la I.ynmœa comea, le Cyclostoma antiauum, etc. Enfin, parmi les nombreux fossiles des faluns de Touraine, on peut citer le 'Murex turonensis, des Ovules, des Cyprées, des Py rides, des Volutes, etc. — L'étage falunien est connu dans une partie de la France méridionale sous le nom d'étage des molasses.
FAMILIER (du lat. familians), personne qui fréquente habituellement quelqu'un et vit dans son intimité. Autrefois ce mot comprenait tous les domestiques, et spécialement ceux qui sont au service d'un prélat. — En Espagne, on appelait familiers duSt- Office, des affiliés de l'Inquisition chargés d'arrêter les personnes qui lui étaient dénoncées.
Les anciens appelaient dieux familiers, génies familiers, les dieux domestiques ou dieux lares, qui protégeaient la maison de chaque particulier ; les êtres surnaturels qu'on croyait habiter la maison, ou être attachés aux individus pour les inspirer et les diriger.
FAMILLE (du lat. familie). Ce mot, chez les Romains, désignait dans son sens le plus large, la réunion des personnes soumises à une même puissance, y compris les esclaves. Il s'entend aujourd'hui des personnes qui descendent l'une de l'autre ou d'un auteur commun, et, dans un sens pins restreint, du père, de la mère et- des enfants. — Considérée au point de vue de la Morale, du Droit, et de la Politique, la famille est une institution fondamentale. Ce qui la constitue essentiellement, c'est le mapiagemeo Y éducation des enfants. Le mariage a pour but d'établir la communauté de la vie entière, morale et physique, de deux personnes de sexe différent ; il est fondé à la fois sur l'appétit physique qui assure la perpétuité de l'espèce, sur l'amour qui rapproche deux personnes aussi différentes par leurs aptitudes naturelles que par la conformation de leur corps, et sur le droit qui, par un contrat librement consenti, établit l'égalité morale des deux sexes. Il a pour conséquence un devoir commun au père et à la mère, l'éducation de l'enfant, qui a droit aux conditions du développement de ses forces physiques, de ses facultés intellectuelles et morales, comme los parents ont droit eux-mêmes au respect et à l'obéissance. Enfin, la famille étant le premier élément de l'État, celui-ci, pour assurer sa propre existence, a le droit de régler dans une certaine mesure, conformément à la justice, le mariage, l'autorité paternelle et l'éducation : car la constitution de la famille influe nécessairement sur celle de la société 'tout entière, comme l'éducation détermine l'esprit public et les mœurs. L'histoire montre que les progrès de l'organisation sociale correspondent h ceux de la famille, à l'abolition de la polygamie, du pouvoir absolu accordé par la loi au père de famille, etc. D'un autre côté, tous les utopistes qui, depuis Platon, ont voulu donner à l'Etat une constitution plus ou moins Chimérique, ont considéré la destruction delà famille comme une condition nécessaire au succès do leurs plans. Voy. Mariage, Père, Mère, Éducation, etc.
Conseil de fnrnUlc. Voy. Conseil.
Père de famille. Dans la langue du Droit, on prend ce mot pour synonyme de propriétaire ; aiirsi on dit : destination du père de famille {Voy. Destin vno\), soins d'un bon père de famille {Voy. Faiie). C'est en bon père de famille que le tuteur doit administrer, l'usufruitier et l'usager exercer la jouissance, le maître se conduire envers l'apprenti, le mandataire gérer le bien ou l'affaire d'autrui, etc.
famille: En Botanique et en Zoologie, c'est la réunion d'un certain nombre de genres, pourvus de ca-
ractères communs plus importants que ceux qui constituent chaque genre. Voy. CUMBMKMION.
■FAOTINE>(du.lat. famés, faim), disette absolue du pain et des autres aliments nécessaires à la viedans un pays, une ville, ou une place de guerre. Dans l'antiquité et au moyen âge, les famines feront fréquentes : on cite celles qui désolèrent la terre de Chanaan et lÉgypte du temps de Jacob, l'empire romain sous Marc-Aurèle et sous Galien ; l'Asie et l'Afrique à la fois de 542 à 545, l'Afrique en 1125. Du x' au xvie siècle la disette fut pour ainsi dire permanente en Europe ; la famine la désola à plu reprises. Depuisle xvie siècle jusqu'à nos jours les années les plus désastreuses en France ous ce rapport sont celles de 1573,1591,1595, 1G31, 1650,1661, 1709, 171a, 17al, 179a, 1812, 1817, 162!), 1847. L'imperfection de' l'agriculture et des relations commerciales, l'imprévoyance desgouvernements, les guerres-impitoyables et la longueur des sièges en furent les causes principales. Les progrès de la civilisation, l'adoucissement des mœurs, la facilité des approvisionnements rendent à peu près impossible aujourd'hui le retour des grandes famines ; la disette, et la cherté des vivres qui en est la suite, sont seules à craindre: la liberté du commerce des céréales paraît être le plus sûr moyen d'y remédier. Voy. Céiiéales et Accaparement.
FAMX, mesure de longueur, en Suède, répond à peu près à notre ancienne toise, et faut lm,78L'i.
FANAGE (de faner), opération qui a pour le séchagedes foins qui viennent d'être fauchés. 1. matin, par un temps sec, on retourne les fointus la veille, on répète la même opération se plusieurs jours, puis on les étend pour achever la dessiccation. Chaque soir on les met en petits tapour les garantir delà pluie et de la rosée, et on les étend le lendemain jusqu'à ce que la dessiccation soit assez complète pour les mettre en grosses meules au milieu de la prairie. Dans cet état, le foin peut rester sans inconvénient exposé aux intempéries jusqu'à ce qu'on puisse le botteler et le rentrer. — Les premières machines à faner ou faneuses ont été construites en 181a par R. Salmon de Woburn. On estime aujourd'hui celles de Nicb oison et d'Heylandt.
FANAL (du gr. çaviptov, petite lampe), grosse lanterne, dont on se sert dans la Marine pour les signaux de nuit. On place les fanaux S la toi mâts ou au bout des vergues. Autrefois tous les vaisseaux de guerre avaient à l'arrière un fanal, dit fatial de poupe : los officiers-généraux en portaient trots, auxquels l'amiral en ajoutait un quatrièn.r fixé à la grande hune. On distinguait, dans la manne h voiles : les F. de combat, de forme carrée, qu'on suspendait aux baux, dans les batteries, lorsqu'on se battait de nuit ; le F. de la mèche ou de consigne, suspendu sur l'ayant, dans la batterie haute, pour éclairer le lieu où l'on conservait toujours à bord delà 1 ••< et du feu, et où était affichée la consigne ou ment du navire ; la garde en était confiée à un factionnaire ; le F. d'habitude, armé de réflec pour éclairer les boussoles ; les F. de la poudres, qui étaient vitrés et grillés, etc. — On donne aussi le nom de fnnal-ànx feux qu'on allume sur des tours à l'entrée des ports et le leng des plages pour indiquer la route aux vaisseaux. Voyi Phare.
FANATISME. Voy. Piété et Religion.
FANDANGO, danse espagnole à trois temps,en mode mineur, dont le mouvement est à la fois animé et voluptueux, et qui s'exécute à deux, au son de la guitare et au bruit des castagnettes. Les danseurs se servent des castagnettes et du talon pour animer les mouvements et marquer la mesure. Le fm.< s'exécute aussi en forme de contredanse; oa le danse alors à huit, partagés en quatre couples : c'est ce qu'on nomme segutdkHas. \'w/. Segcedille.
FANEGADA, mesure agraire usitée en Espag-n" et en Portugal, équivaut à 6/j de nos ares.
FANÈGL'E (de l'esp. fuwya), mesure de capacité