FOSSILES
Cormontaigne. Tandis que les ingénieurs français restaient fidèles aux principes de ces deux maîtres, les ingénieurs italiens et allemands, Landsherg, Voigt, Rosard, Auguste II, Bélidor, le maréchal de Saxe, etc., assemblaient les casemates à plusieurs étages; éloignaient et multipliaient les ouvrages extérieurs et détachés; substituaient aux enceintes continues les bastions fermés et les forts détachés (1713-57). De 1776 à 1786, le marquis de Montalembert publia son traité de la Fortification perpe laire, où il prétend rendre les Etats impénétrables en les ceignant de lignes soutenues par des forteresses, ceintes aus^i de lignes également soutenues par des ouvrages détachés, le tout défendu par des feux toujours perpendiculaires l'un à l'autre. Ces principes ont été réfutés par d'Arçon (Considérations sur les fortifications, 1793). — Consulter, outre les écrits de Vauban, de Cormontaigne, de Montalembert, etc., les Cours de fortification d'Imbcrt (1835,, deSavart (1830); l'JT.î.?rn r/e/b/^'/ïcfl/jott de Dousmarcl, revu par Augoyat (1837), etc.
Il existe près le ministère de la Guerre un Comité consultatif des fortifications, créé le 10 juillet 1791 , réorganisé par décret du 11 mars 1850, et un Dépôt des fortifications (à Paris, rue St- Dominique), chargé de la garde des archives du génie et duquel dépend la galerie des Plans reliefs des places fortes de France: cette collection commencée au Louvre en 1660 a été transférée en 1777 aux Invalides, où elle est actuellement. — Ko//. Génie.
FORTIN. Voy. Fort.
PORTRAITURE (du vieux fr. fortraire, tirer hors, a l'excès), maladie qui survient chez les chevaux après •un travail excessif, surtout dans les temps secs et chauds. Elle consiste dans la contraction convulsive des muscles du corps, dans la courbure de l'épine, avec fièvre et échautîement.
FORTUNA, planète télescopique. Voy. Planètes.
FORTUNE dk MER, mot qui désigne dans le commerce maritime tous les accidents auxquels sont exposées les marchandises embarquées. On assure un bâtiment ou des marchandises contre tous les accidents de mer, en garantissant leur valeur à l'assuré {Voy. Assurance et l'art. 350 du Code de commerce). Toutes les lois et règlements concernant cette matière sont réunis et expliqués dans la Collection des lois maritimes de M. Pardessus.
FOSSAÏTE, variété de Pyroxène. Voy. ce mot.
FOSS.WE, Yivcrra fossa, espèce du genre Geneite {Voy. ce mot), qui vit a Madagascar. Ce carnassier a les mœurs de la fouine ; son pelage est roussàtre, avec des taches brunes disposées sur le dosen U lignes longitudinales ou éparses sur les flancs et des anneaux bruns sur la queue.
FOSSE (du lat. fossa). En Anatomie, on appelle fosse une cavité dont l'entrée est plus évasée que le fond: telles sont les F. cérébrales, à la base du crâne; les F. nasales, siège de l'odorat, qui communiquent au dehors par les narines, et en dedans as ce le pharynx: elles sont tapissées par la membrane pituitaire; les F. orbitaires, les F. temporales ;la /•'. tcap/ioïde, etc.
Dans la Marine, on nomme fosse aux câble* la plate-forme disposée sur le premier plan de la cale, pour loger lcscâblesà bord des bâtiments de guerre; fosse aux tious(p. liens), remplacement ménagé, en avant de la cale, pour renfermer les menues manœuvres; fosse à mâts, des réservoirs fermés pratiqués dans les grands ports pour conserver dans l'eau de mer les mâts d'approvisionnement, ainsi que les bois de construction.
Fosse d'aisances, réservoir pratiqué dans le sol, et destiné a rerevoir les matières des latrines. Dans beaucoup de localités, on leur a substitué, MUS le nom de fosses mobiles ou inodores, des tonneaux hermétiquement fermés, qu'on enlève dès qu'ils sont pleins. — La construction d'une fosse d'aisances esl soumisi à des règlements particuliers (C. Nap.,art. 07 j . I ■
ordonn. des 24 sept. 1819, :> juin 1834, 23oct.
et 8 nov. 1S51 déterminent le mode de construction
des fosses d'aisances dans la ville de Paris.
FOSSÉ (du lat. fossa). I.e propriétaire d'un champ a le droit de l'entourer d'un fossé ; mais il doit le creuser sur son propre terrain, à 0"',30 de distance de la limite. Entre deux héritages, le fossé peut être mitoyen. Lorsqu'il y a un rejet de terre d'un coté, le fossé est censé appartenir à celui du côté duquel ce rejet se trouve (C. Nap., art. 066-69). La profondeur etlalargeur des fossés varient d'après la nature du sol. 11 est bon de leur donner un mètre de profondeur pour un et demi de largeur, et de les maintenir par des gazons. — Les fossés d'irrigation prennent les noms de rigoles, de tranchées ou de saignées. Il y en a d'ouverts et de souterrains. Voy. Dbauiagb.
Dans l'Art militaire, les fossés sont les excavations tracées autour des ouvrages de fortification pour en défendre l'accès: la terre qui en provient sert à former le relief des parapets. Leur largeur varie de 2 à 6"1; leur profondeur, de 24 à 36. Le bord intérieur du fossé, formé par le mur d'enceinte, s'appelle escarpe; le bord opposé, contrescarpe (Voy. ces mots): ces bords sont ordinairement en talus; s'ils sont perpendiculaires, le fossé est dit à fond de cuve. Des ponts-levis facilitent le passage aux troupes de la garnison. Il y a des fossés secs et des fossés pleins d'eau : ces derniers offrent plus de résistance, surtout si l'eau est courante. Pour passer un fossé, l'ennemi doit le combler de fascines s'il est sec, ou y jeter un pont s'il y a de l'eau. Les anciens seservaient aussi de fossés pour la défense des camps et des villes.
FOSSET, cheville de bois. Voy. Faisset.
FOSSETTE, diminutif de fosse. En Anatomie, on nomme ainsi plusieurs excavations,telles que la fossette des joues, la fossette du menton, etc. — La fossette du cœur, ou creux de l'estomac, est une dépression qui se montre à la partie antérieure et inférieure de la poitrine; elle répond à l'appendice xiphoide du sternum.
FOSSILES (du lat. fossilià), restes de corps organisés que l'on trouve dans les dépôts sédimentaires de l'écorce terrestre et qui remontent souvent à une très-hauteantiquité.Cesdébrisappartiennent à toutes les divisions du monde animé, végétaux, mollusques, crustacés, polypiers, reptiles, oiseaux, mammifères, et même espèce humaine : mais tous ne sont pa< conservés de la même façon. Les ossements généralementsesontconservés en nature, et par mi eux, les dents ont d'ordinaire mieux résisté à l'action destructive des siècles. Les poissons ont laissé non-seulement leur squelette, mais encore leurs écailles. Les troncs d'arbres sont la plupart du temps ou carbonisés, ou silicifiés, tout en conservant la texture fibreuse. Les feuilles n'ont guère laissé que leurs empreintes. Quant aux tests des mollusques, tantôt ils se sont conservés en nature ou n'ont perdu que la matière animale qui entrait dansleur composition, comme cola arrive pour les coquilles fosiril a terrains tertiaires ; tantôt ces tests se sont trouvt truits, puis remplacés molécule à molécule par des matières incrustantes (calcaire Bpathique, sulfate de strontîane, silice, fer oligiste ou limonite, pyrite.: ■ te); souvent même, ils ont disparu complètement, niais en laissant dans la roche leur empreinte, et le noyau qui s'est moulé dans leur intérieur. i moule intérieur que l'on donne plus particulièrement le nom de pétrification. — Un effet bizarre de/bwtftsatione&i celui qu'a éprouvé le teet calcaire des our-
des enclines. Ici, la substance calcaire n
m détruite, ni remplacée, (nais elle a subi surplace
une sorte de cristallisation, ou mieux de spatktfican sorte que ce test est devenu clivable en rhomboèdres comme le spath d'Islande.
Le nombre des espèces ibssttea animales, découvertes jusqu'à ce jour B'élève a 29,000 environ, sema m mifères, ftOO ; oiseaux, 70; reptiles,
i, 1 ,000; articulés, 2,000 ; mollusques, 17,000 ;