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FOUGASSE

rayonnes etforaminifères, 3,250. —Celui des plantes fossiles atteint le chiffre de 1,560, savoir : cryptogames, 710; monocotylédones, 90; dicotylédones, 700.

L'étude des fossiles, appelée d'abord Oryctologie, etsM]ourd'\m\ Paléontologie, a rendu d'immenses services à la Géologie. Elle l'a fait passer à l'état de science positive : des terrains contemporains peuvent présenter en effet les plus grandes diversités dans leur composition minéralogique, et de même qu'aujourd'hui sur nos côtes, ici se déposent dessables, là des argiles ou des calcaires, les couches formées à la môme époque géologique peuvent ôtre, suivant les lieux, sableuses, argileuses ou calcaires. Ce sont les fossiles qui fournissent le vrai moyen de reconnaître la contemporanéité de deux terrains ; et la géologie n'a été établie sur des bases solides que le jour où il a été démontré que chaque terrain est caractérisé par une série spéciale de fossiles ; que si deux terrains en contiennent deux séries complètement différentes ils sont d'âges différents, et enfin que, si sur deux points, on trouve la même suite de terrains, on y verra toujours les mêmes faunes se succéder dans le même ordre, à partir des terrains inférieurs, c.-à-d. les plus anciens. Voy. Époques et Terrains.

Bernard de Palissy, Leibnitz, Buffon, attirèrent les premiers sur les fossiles, l'attention du monde savant. Werner, en 1774, publia àLeipsickun livre sur les Caractères extérieurs des fossiles. Mais c'est surtout à dater des travaux immortels de G. Cuvier que fut véritablementconstituée cette partie de la science. C'est en 1812 qu'il publia ses Recherches sur les ossements fossiles. Lamarck, Blumçnbaeh, Buckland, Schlotheim, Ad. Brongniart, Agassiz, Aie. d'Orbigny, etc., peuvent, après lui, être comptés parmi ceux qui ont fait faire à l'étude des fossiles ses progrès les plus remarquables.

FOSSOYEUR, insecte. Voy. Nécrophore.

FOTHERGILLE (du méd. J. Fothergill), Fothergilla, genre de la famille des Hamamélidées, établi pour un arbuste de l'Amérique septentrionale, la F. à feuilles d'aulne : feuilles ovales, alternes et stipulées ; fleurs à pétales en épis et d'odeur suave.

FOU, Sula, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes, famille des Pélécanidés, est caractérisé par les dentelures qui garnissent le bord de leurs mandibules et l'ongle de leur doigt médian. Le Fou blanc ou Fou de Bassan (ainsi nommé d'une petite île du golfe d'Edimbourg) vit sur le bord de la mer en Europe et en Amérique. Son port lourd et disgracieux lui donne une apparence stupide qui lui a valu son nom; incapable d'ailleurs de prendreson vol et de fuir à cause de la brièveté de ses jambes, il se laisse approcher et tuer sans résistance.

fou. Voy. Folie, Bouffon et Échecs.

FOUACE ou fougasse (du b.-lat. focacius, cuit au foyer), pâtisserie en forme de galette dont on fait une grande consommation dans le midi de la France : on la faisait cuire autrefois sous la cendre.

FOU AGE (du lat. focus, foyer), sorte de redevance qui se payait autrefois dans certaines provinces par chaque feu ou maison. Voy. Affouage.

FOUAILLE, se dit, en termes de Chasse, de la part qu'on fait aux chiens quand on a pris un sanglier; il est synonyme de curée. Voy. ce mot.

FOUARRE. Voy. Fedrre.

FOUCAULT, nom vulgaire de la Petite Bécassine.

FOUDRE (du lat. fulgur), se dit de l'étincelle électrique qui, dans les temps d'orage, s'élance des nuages avec une explosion plus ou moins forte. La lumière qu'elle répand porte le nom d'éclair, et le bruit qu'elle occasionne s'appelle tonnerre ( Voy. ces mots). Dans le langage vulgaire, on confond souvent le tonnerre avec la foudre. On dit que le tonnerre tombe quand l'éclair jaillit entre un nuage et les corps placés à la surface de la terre : on dit alors que ces corps sont foudroyés. La foudre, en tombant, produit souvent de terribles effets. Elle frappe quelquefois a mort les hommes et les animaux. Quand elle tombe

dans une habitation, elle déplace ou renverse les meubles et les instruments, arrache de leurs scellements et transporte au loin des pièces de métal. Les arbres sont fendus et brisés par la foudre, ou bien, ils sont marqués, de la cime au pied, par un sillon large et profond ; l'écorce et les fibres, arrachées, sont lancées a une grande distance ; au pied de l'arbre, on voit souvent un trou par lequel il semble que l'électricité ait pénétré dans le sol. La foudre carbonise les parties qu'elle frappe, y met souvent le feu, et produit des incendies. Les coups redoublés de la foudre sur les sommets des montagnes y laissent des traces de fusion très-sensibles; on leur attribue la formation des tubes fulminaires {Voy. Fi lgi rites . La foudre frappe de préférence les objets élevés, comme les arbres ou les édifices : on doit donc, pendant les orages, redouter l'approche d'un arbre, surtout au milieu des plaines. Il faut aussi se tenir éloigné des endroits garnis de substances métalliques, tels que cheminées, grillages, etc. On garantit les édifices des atteintes de la foudre par le moyen des paratonnerres ( Voy. ce mot). — C'est à l'Américain Franklin que l'on doit la découverte de la nature électrique de la foudre.

Les anciens croyaient que la foudre était lancée par Jupiter; les endroits qui en étaient frappés devenaient sacrés. Des devins, appelés fulgurateurs, expliquaient les présages qu'il fallait tirer de la foudre, et indiquaient les moyens de s'en préserver. — Selon la Fable, les Cyclopes forgeaient la foudre, sous les ordres de Vulcain : elle était formée de 3 rayons de grêle, de 3 de pluie, de 3 de feu et de 3 de vent.

Foudre, ornement brodé que les généraux, les adjudants généraux, les aides de camp et les officiers d'état-major portent au retroussis de leurs habits, et qui imite la foudre. Les premiers l'ont entière ; les autres n'ont que des demi-foudres.

Foudre est aussi le nom vulg. de quelques coquilles du genre Volute et du genre Cône, à cause des lignes en zigzag dont leur surface est marquée.

foudre (del'allem. Fuder), grand tonneau, cercléde fer, de la contenance de plusieurs muids et dans lequel on conserve le vin plusieurs années. A Nuremberg et à Heidelberg en Allemagne, on conservait certainsvins précieux dansd'énormes foudres. On en fait aussi en pierre : tels sont les immenses foudres en usage dans les brasseries anglaises.

FOUET (de fouée, fagot, branche). On distingue : les F. longs, qui servent aux cochers de carrosse, de diligence, et aux charretiers; les F. moyens ou ordinaires, et les F. courts, qui servent aux postillons et aux valets de chiens. Les meilleurs fouets se fabriquent en France, en Angleterre et en Autriche.

Fouet d'armes, arme offensive très-meurtrière, en usage au moyen âge, était composée d'un manche court, à l'extrémité duquel pendaient plusieurs chaînettes en fer,terminées par des boules de même métal.

Coup de fouet, douleur analogue à celle du coup d'un fouet, qui saisit subitement la jambe et metdans l'impossibilité de marcher. C'est l'effet de la déchirure de quelque tendon ou de quelques fibres musculaires. Il n'y a d'autre remède que le repos.

Supplice ou Peine du fouet. Voy. Flagellation.

Fouet, de Vaile, bout de l'aile d'un oiseau.

Fouet de Neptune, nom vulgaire de plusieurs espèces de Fucus et de Laminaires.

fouet ou cordeau, cordelette ou ficelle fortement tordue et très-solide, a été ainsi appelée parce que les cochers en garnissent l'extrémité de leurs fouets.

FOUETTE-QUEUE, nom vulg. du Stellion bâtard.

FOUGASSE (de l'ital. /bcaccî'a), mine volante, que l'on creuse, dans les sièges, à 2 ou 3°" sous terre, et qu'on remplit de poudre pour faire sauter des rochers, des pans de murailles, etc. Il y en a de portatives, dites coffres fulminants, ou caissons d'artifice : on les introduit dans l'excavation pratiquée au point où on veut les faire jouer. A défaut d'autre récipient, on transforme en fougasse un seau, un obus

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