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FOUR

ou tout autre projectile creux. — Espèce de gâteau. Voy. Fouace.

FOUGÈRES (du lat. filicarià), Filices, grande famille des plantes Cryptogames acrogènes. Dans nos contrées, les fougères sont généralement herbacées ■et vivaces, à tige souterraine ou rampante ; dans les régions tropicales, plusieurs espèces deviennent arborescentes et leur tige s'élève comme celle des palmiers en formant un stipe couronné de verdure. Leurs feuilles, ou frondes, ont pour caractère à peu près constant d'être roulées intérieurement en crosse avant leur épanouissement; en tombant, elles laissent sur la tige une cicatrice arrondie ou allongée. La reproduction des fougères est double: à certaines époques, on remarque, à la face inférieure des feuilles, des groupes de capsules (sores) plus ou moins entourées d'un anneau formé par l'épiderme de la feuille (indusie) et contenant un certain nombre de spores ; ces ■capsules en s'ouvrant. à maturité laissent échapper les spores, qui germent et produisent une lame verte, foliacée, en cœur (pro-embryon), laquelle à son tour engendre, mais cette fois par génération sexuée, un végétal pareil à celui d'où la spore était sortie : l'organe mâle (anthérozoïde) a été découvert en l&kk par Nœgeli ; l'organe femelle (sporange), en 1847. — Les Fougères croissent spontanément dans les bois et les lieux incultes : elles sont très-abondantes dans les îles de l'Océanie et de l'Amérique tropicale. Leur cendre donne une potasse excellente et sert à la fabrication du verre. Les jeunes pousses et les racines de certaines espèces sont comestibles. On fait avec les feuilles de la litière et des matelas pour les enfants. En Médecine on emploie, comme vermifuges et diurétiques, la Fougère mâle, la Ptéride, YOsmonde, la Scolopendre ; on fait un sirop pectoral avec la Capillaire. — M. Brongniart partage la famille des Fougères en 8 tribus : les Polypodiacées, \esCyathéacées,les Haménophyllécs, les Parkériées, \esL>/godiées, les Osmondées, les Maratliees et les Ophioglossèes.

On appelle vulg.. Fougère mâle, le Polypodium fi- Jix mas; F. femelle, l'Athyrium (Aspidium) filix fœmina et le Pteris aquilina; F. impériale, ce même Pteris, F. aquatique, l'Osmonda regalis, etc.

On trouve dans les terrains les plus anciens et dans les tourbières des débris de fougères gigantesques analogues aux espèces actuelles.

FOUGUE, nom donné, en Marine, au mât de hune d'artimon. — Le mot fougue désignait autrefois ce nue nous appelons aujourd'hui grain ou rafale. On disait une fougue de vent.

FOUILLES (du lat. fodirulare, fbdicare, fouir) La propriété du sol emportant la propriété du dessous aussi bien que celle du dessus, le pro riétaire peut faire toutes les fouilles qu'il jugera à propos, sauf les modifications résultant des lois et règlements relatifs aux mines et des lois et règlements de police (C. Nap., art. 552).

POUILLEUSE, dite aussi Sous-sol, espèce dècharrue propre à remuer et a ameublir le sous-scl, sans le ramener à la Burface.

FOUINE (du lat. faginus, c.-b-A. marte des hi ou de l'allem, Fehe . WustelaToina, espèce du genre

Marte. Elle a la taille d'un (bat, le corps allongé,

l'œil vif, les membres souples, le museau long, la

tête plate et petite, les dents et les ongles pointus, la queue longue. Tout le corps esl d'un fauve brun, ■couleur de bistre : sous le cou, on remarque deux larges plaques de blanc qui distinguent la Fouine de

la Marte commune, qtd a ces parties jaunes. Crt animal exhale une odeur forte et désagréable. On le trouve dans les bois, les fermes et même dans les magasins à fourrage des villes. La fouine ne sort que la nuit, entre dans les poulaillers, mange les œufs, les poules, et porte une partie de sa proie à ses pelits. Elle prend aussi les SOUriS, les taupes, les oiseaux dans leur nid. I ,a fouine s'apprivoise et devient

uses susceptible d'éducation pour écouler la voîi de bon maître et chasser pour lui.

rooiNE (du lat. fuscina), fourche de fer, à 2 ou 3 pointes, emmanchée à une longue perche, sert à élever sur le tas les gerbes qui sont dans une grange.

FOUISSEURS (du lat. fossor) , nom donné, en Zoologie : 1° aux Mammifères qui creusent la terre pour y trouver un abri ou des aliments, comme les Taupes, les Tatous, les Echidnés, etc. ; — 2° à une famille d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porteaiguillon, caractérisés surtout par leurs pattes propres à fouiller le sable et la terre. Cette famille renferme 7 tribus : les Scoliètes, les Sapygites, les Sphégides, les Bembécides, les Larrates, les Nyssocriens et les Crabronites.

FOULAGE. Voy. Feutre, Foulon (machine a) et Chapellerie. — Voy. aussi Pressoir.

FOULARD, étoffe de soie unie ou imprimée, dont on fait des mouchoirs, des cravates, des fichus et des robes. Ce tissu est originaire de l'Inde, et, malgré les perfectionnements qu'y a apportés l'industrie européenne, les foulards qui viennent de cette contrée sont encore les plus estimés. Les foulards de l'Inde offrent des dessins ordinairement plus bizarres que gracieux, le plus souvent en jaune sur un fond rouge.

FOULON (du lat. fu/lo), artisan qui feutre les étoffes de laine par le foulage {Voy. Feutre); on se sert surtout à cet effet de la machine h foulon, mue par l'eau ou la vapeur. On distingue les machines à maillets et les machines à pilons. Les premières frappent obliquement les étoffes dans despi/es ou auges de bois de cliène inclinées ; les secondes frappent verticalement dans les auges de bois placées horizontalement sur des massifs de pierre. Pour accélérer l'opération du foulage, on joint à l'étoffe du savon, de l'urine, de l'argile dite terre à foulon. — Pour les petits objets, tels que bas, bonnets, gants, etc., on emplois le foulage à la main, aux pieds, aux rouleaux, etc.

FOULQUE, Fu/ica, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Échassiers, famille des Macrodactyles, et qui ont beaucoup de rapports avec les Poules d'eau : bec court; front chauve et garni d'une largo plaque cornée. Ces oiseaux recherchent les marais et les lacs, vivent tout le jour cachés dans les roseaux, et ne volent que la nuit. Ils se nourrissent de vers, d'insectes, de petits poissons et d'herbes aquatiques. Leur chair est noire et de mauvais goût. On distingue : la F. morelle ou Macroule, dite aussi Judelle, a plumage noir avec une tache blanche sur le front ; la F. à crwt, du Cap, d'un noir ardoisé avec un trait bleuâtre derrière l'œil; la F. bleue, du Portugal, noire et à reflets bleus, avec une crête blanche et une crête frontale rouge. — On nomme F. noire ou blanche, le Grèbe cornu, et F. oreillée, le Grèbe oreillard.

FOULURE. Voy. Entorse.

FOUR (du lat. furnus), espace voûté, de forme circulaire OU elliptique, avec une seule ouverture par devant, où l'on fait cuire le pain ou la pâtisserie. L'dtre, ou plancher du four, est élevé au-dessus du sol et ordinairement carrelé : autour, règne un mur d'enceinte de CVSO d'épaisseur, et, s'il y a un mur mitoyen, il doit en être séparé par un espace vide dit du chat. La voûte du four [dôme ou chapelle)^ est construit i briques. L'entrée (bouche) est fermée par porte de métal. Enfin, on nomme autel

la tablette qui se trouve en avant de la bouche, ras,d&s conduits par où l'air s'introduit dans les grands fours. On chauffe les fours avec du menu bois. — On nomme fournil le local où est placé le four.

Les leurs sont en usage depuis les temps les plus reculés, et il ne parait pas que leur construction ait beaucoup varié. On a imaginé de nos jours des /•'. aérothermes, chauffés par un courant d'air chaud, et qui offrent, avec une grande économie, plus de propreté que les tours ordinaires; des /'. a àtre mobile; des

/■'. continus, consistant en un cylindre de tôle, tournant dans un fourneau connue les cylindres à I lier le café; des F. mititairesportatifs, chauffés à la vapeur, comme les locomobiles, etc.

Foie- de campagne. Outre le four portatif dont on

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