FROID
ferme encore, aujourd'hui plus de 3 millions d'hectares de terres en friche. Voy. Défrichement.
FRICTION (du lat. frictio), action de frotter une partie quelconque du corps : c'est un puissant moyen d'exciter les fonctions de l'organe cutané. Les frictions sont ou sèches ou humides : les premières se font avec les mains, avec une brosse, du linge ou de la flanelle; les autres, avec des huiles, des liniments, des onguents, etc. Au moyen d'un conducteur adapté à une brosse, on fait des frictions électriques qui sont éminemment stimulantes.
FRIGANE, insecte. Voy. Phrïgane.
FRIGIDARIUM (du lat. frigidus), partie des thermes où l'on prenait des bains froids. Voy. Thermes.
FRIGORIQUE. Voy. Froid.
FRIMAIRE (de frimas), 3e mois du calendrier républicain en France, commençait, selon les années, le 21 ou le 22 novembre. Voy. Calendrier.
FRIMAS (de l'anc. scandin. hrim, gelée blanche), nom collectif du givre et du grésil (Voy. ces mots), dus tous deux à un brouillard épais qui se congèle avant de tomber, ou à de la rosée qui se congèle en se déposant.
FRINGALE, par corruption de Faim-valle ( Voy. ce mot), expression populaire par laquelle on désigne, en général, une faim dévorante et spécialement un besoin impérieux de manger, qui disparait aussitôt qu'on a pris un peu d'aliments.
FRIiVGILLES ou fringillidés (de fringilla, nom latin du moineau ou du pinson), famille de Passereaux conirostres, sur les limites de laquelle les Ornithologistes ne peuvent s'accorder. On y comprend d'ordinaire le Gros-bec, le Bouvreuil, le Chardonneret, la Linotte, le Moineau, le Pinson et le Serin, Voy. ces mots.
FRIPIER (de fripé, usé), celui qui fait métier d'acheter et de revendre de vieux habits et de vieux meubles. Autrefois les fripiers formaient une corporation dont l'organisation remonte à 1544.
FRII'IÈRE, Trochus agglutinons, espèce du genre Trochus. Ce mollusque a la singulière habitude de coller et même d'incorporer à sa coquille toutes sortes de corps étrangers; d'où son nom.
FRIOUET ou hambouvreux, Fringilla montana, espèce du genre Moineau. Voy. Moineau.
FRISE (du b.-lat. frisium, fngunit ; dephrygium, broderie, frange?), nom donné, en Architecture, à la partie de l'entablement qui sépare la corniche de l'architrave. Elle est souvent ornée de sculptures représentant des feuillages, des rinceaux, ou bien des ligures historiques ou' allégoriques et des emblèmes de tout genre. Les frises du l'art hènon sont célèbres entre toutes. — On donne encore le nom de frises aux bandeaux peints ou sculptés, qui entourent à l'intérieur le haut d'un édifice, d'un salon, etc. On nomme frise ou gorge de placard, celle qui est andessus d'une porte entre le chambranle et la corniche îjrise de lambris, un panneau de menuiserie plus long que large, dans l'assemblage «l'un lambris.
Dans la Marine, on nomme frises les planches sculptées que l'on place en divers lieux de la charpente d'un vaisseau, comme ornement.
frise, sorte d'étotîe de laine à poil frisé, et qui n'est pas croisée ( Voy. Ratine).— Toile de Frise, belle toile qui vient de la province de Frise en Hollande.
frise (CHEVAL DE). Voy. CHEVAL.
FRISQUETTE» nom donné par les typographes an châssis en Ter recouvert do fort papier collé que l'on abat sur la feuille qu'on va tirer, aliu do la maintenir sur le tympan : ce papier est découpé de manière qu'en laissant découverts les endroits qui doivent être imprimés, il empêche que 1rs marges et tout ce qui doit demeurer blanc no soient maculés. — Les fabricants de cartes à jouer se servent de fris-
quettes découpées selon les ligures et les couleurs
séparées qu'on doit'y appliquer au moyen de la brosse.
iiussox du b. lat frictio, p.frigHio;defrigere,
auiir froid), tremblement involontaire, subit, inégal,
irrégulier et passager, qui consiste dans un frémissement convulsif, suivi d'une sensation de froid ; ordinairement il précède la fièvre, et, dans ce cas, il est accompagné d'une élévation de température, sensible au thermomètre seulement, ou bien il est causé par l'impression immédiate du froid extérieur, par un sentiment de frayeur, d'horreur, etc. Quelquefois il se fait sentir par tout le corps, d'autres fois il n'est que partiel.
FRISURE (de friser; orig. germaniq.). Voy. Chenu t m et Perruquier.
i RI lil. i. Al RE (de fritillits, cornet à jouer aux dés ; de la forme du périanthe), FritiUaria, genre de la famille des Liliacées, tribu des Tulipacées, est composé de plantes herbacées, à bulbe solide, charnu, d'où s'élance une tige à feuilles alternes. Les fleurs sont grandes, renversées, en cloches à 6 divisions. On cultive dans les jardins : la F. méléagride, ou Damier, à fleurs violettes ou blanches, marquées de carreaux blancs ou jaunes, et rouges ou pourpres, et la F. impériale , ou Couronne impériale, à feuilles éparses, lancéolées; à fleurs grandes, d'une belle couleur safranée, et formant au haut de la tige une couronne surmontée de feuilles : leur odeur est désagréable.
FRITTE (de frit), produit d'une vitrification imparfaite, naturelle ou artificielle : il y a des frittes de verre, de fer, de minerai, etc. Les porcelaines sont de véritables frittes.
FRITURE (de frire; du lat. frigere), opération culinaire qui consiste à faire cuire diverses substances alimentaires dans la graisse bouillante, surtout dans le saindoux. La friture se fait aussi avec du beurre ou de l'huile. Elle sert à accommoder le poisson, les oeufs, les beignets et toutes sortes d'entremets sucrés.
FRIVOLITÉ, petite dentelle de coton qui se fait avec du fil et un petit moule ou navette, sans aiguille ni crochet.
FROC (du b.-lat. hrocus ; de l'ail. Rock, habit, ou du lat. floccus), se dit de l'habit d'un moine, et particulièrement du capuchon, de la partie supérieure de cet habit qui recouvre la tète et les épaules. Le froc est toujours de la couleur de l'habit. — Ce mot désigne encore par extension la profession de religieux.
FROID (du lat. frigiditm ,,, sensation produite par la diminution de la chaleur dans le corps. Les anciens physiciens croyaient que le froid était causé par un fluide spécial, qu'ils nommaient frigorique, et qui possédait, d'après eux, des propriétés contraires à celles du calorique. Aujourd'hui, il est reconnu que le froid n'est qu'une diminution de chaleur, et qu'un corps ne se refroidit, que parce qu'il cède sa chaleur aux corps environnants. Ce refroidissement a lieu soit par l'abaissement de la température atmosphérique, soit par des moyens artificiels. !'<.//. ci-après.
Froid naturel. Le froid est très-prononcé vers les régions voisines des pôles; il est plus rigoureux sur les lieux élevés : il augmente d'un degré environ par 180m d'élévation verticale. Les corps qui garant le mieux du froid sont la laine, les poils d'animaux, la soie, qui, étant mauvais conducteurs, retiennent la chaleur qui se dégage du corps. Le froid influe sur la vitalité des êtres organisés : tempéré, il retard •
leur développement, mais prolonge leur existence ;
il diminue la sensibilité du système nerveux et augmente l'appétit ; excessif, il produit chez, l'homme des engelures, des maladies de poitrine, l'apoplexie, la folie; prolongé, il décolore lepoildes animaux et le blanchit ; danscerlaines espèces, il engourdit le BUg, au point de produire un sommeil de plusieurs mois. Le froid arrête aussi la végétation des plantes; beaucoup d'espèces ne peuvent rivrodans les pays froids.
FrOld artificiel. On peut le produire : par le tact, en entourant un corps quelconque de substances plus froides qui lui enlèvent son calorique ; par
la raréfaction de l'air, par i'évaporation, par des moyens chimiques, tels que la liquéfaction et les mélanges réfrigérants, \'uy. ces mots.