GANGUE
«rt momentanément chargé de l'administration de la tftble d'un état-major de vaisseau.
GAMM ARE, Gommants, famille de Crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures. Voy. Crevette.
GAMME (de gamma, 3e lettre de l'alphabet grec, qui dans l'ancienne notation, représentait le sol, d'où partait la gamme normale). Le mot gamme exprime une succession de sons, ascendante ou descendante, dans l'étendue de l'octave. Il y a plusieurs sortes de gammes, déterminées par l'ordre dans lequel les sons qui les composent sont disposés. On peut, dans l'octave, distinguer 12 sons différents, placés à égale distance l'un de l'autre; c'est ce que l'on nomme des demi-tons, et leur série continue forme la gamme chromatique. Mais cette série peut se simplifier et ie réduire à 7 tons principaux, qui constituent la gamme diatonique, que l'on connaît le plus communément sous le seul nom de gamme. Dans celleci, au lieu de procéder uniquement par demi-tons, on procède par tons entiers et par demi-tons alternatifs; on obtient ainsi la série : ut (ou do), ré, mi, fa, sol, la, si. On peut considérer l'octave comme formée de deux fractions égales, composées chacune de deux tons entiers suivis d'un demi-ton. Dans la première fraction :û'ut h. fa, on trouve en effet, entre ut et ré un ton, de ré à mi un ton, et de mi à fa un demi-ton ; dans !a seconde : de sol à ut, on trouve également, de sol à la un ton, de la à si un ton, et de si h ut un demi-ton. Si l'on place ces deux séries à la suite l'une de l'autre, on trouve de plus entre le fa et le sol un ton entier, en sorte que l'ensemble de la gamme diatonique se compose de deux sections, chacune de deux tons et un demi-ton, réunies par un Ion entier. — Il y a dans la gamme diatonique deux modes, dits G.majeureet G. mineure. Ces deux gammes ne diffèrent que par la place qu'occupe le premier demi-ton. Dans la gamme majeure, il se trouve placé du 3e au 4e degré, et dans la gamme mineure, il se place du 2e au 3e, toutes les autres distances restant les mêmes; ce que l'on exprime en disant que, dans la première, la tierce est majeure, et que, dans la seconde, la tierce est mineure. La gamme normale majeure part du ton d'ut et la gamme mineure du ton de la, parce que, dans l'une et l'autre, les demi-tons se trouventnaturellement à leur place obligée. Dans les gammes qui commencent par toute •utre note, on est forcé de rétablir les intervalles de rigueur, à l'aide de signes accidentels, tels que tes dièses, les bémols et les bécarres. — On attribue l'invention de la gamme à Gui d'Arezzo, qui l'aurait introduite au commencement du xie siècle, dans le but de simplifier la notation musicale. Elle n'avait d'abord que 6 notes. Voy. Note, Echelle, etc.
GAMOPÉTALE (conoLLE), du gr. yâu-o;, mariage, et de pétale. Voy. Corolle.
GANACHE ^del'ital. ganascia[du lat.^ewo.joue]), mâchoire inférieure du cheval, formée par deux os situés de part et d'autre du derrière de la tète, et opposés à l'encolure. On donne le nom d'auge à l'écartement plus ou moins grand qui existe entre les deux ganaches.
GANDASULI, Hedychium, genre de la famille des Zingibéracées, renferme des plantes berbacéesoriginaires de l'Inde méridionale, qu'on cultive dans nos serres. Le G. à bouquets (11. coronartum), a des tiges de lm; des feuilles ovales-aigués, velues en-dessous; des fleurs en bouquets, d'un blanc jaunâtre et d'une odeur agréable. Le G. à feuilles étroites a ses fleurs disposées en épi terminal, d'un rouge orangé foncé, avec une étamine écarlate.
GANGA, Pterocles, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Tétras. Ils ont les tarses garnis do plumes et les doigts nus; la queue pointue et le pouce très-petit. Ils vivent de graines et d'in- MCtee. Le a. ordinaire (P. cata), nommé aussi (•(•linotte des Pyrénées, Grandoul, Angel, etc.. Ml uvs- (Omnnin dans le Midi. Cet oiseau est long d'env, U"\12. Le G, umùuitilc ou des sables est un peu plus
' gros que la perdrix. On le trouve dans les Landeet en Espagne, où on le nomme Chnrra.
GANGLIONS (du gr. y(ÎYY>iov). En Anatomie, on appelle ainsi : 1° de petits corps arrondis, de cou- ! leur grise ou rougeàtre, que l'on remarque sur le trajet des nerfs, notamment sur le grand sympathique : ils sont formés de substance nerveuse (G. nerveux) ; on les désigne soit par le nom de la région où ils sont situés, soit par celui du savant qui les a découverts (p. ex. G. cardiaque, G. carotidien; G. de Meckel, G. d'Arnold). Ils servent à croiser et à mêler des nerfs provenant de différents troncs nerveux, afin d'assurer certaines communications sympathi- ! ques (Voy. Sympathique Tcram)]); 2° desrenflements ! glanduleux qui sont sur le trajet des lymphatiques, (G. lymphatiques); ce sont probablement desréser- I voirs pour la lymphe : cette seconde sorte de gan- I glions est très-développée chez les individus d'un i tempérament lymphatique.
En Pathologie, on nomme ganglionite l'inflammation des ganglions lymphatiques (c'est ce qu'on ap- | pelle vulg. glandes j; les bubons, le carreau, sont des ' ganglionites.
I On nomme aussi ganglions, de petites tumeurs globuleuses, dures, indolentes, développées sur le I trajet des tendons, sans changement de couleur a la I peau et formées par un fluide albumineux, renfermé ; dans un kyste. Une forte compression détermine la | rupture du kyste et les fait disparaître.
GANGRÈNE (du gr. YâyYfaiva)' altération d'une partie plus ou moins considérable du corps, qui perd toute sa vitalité : c'est une mort locale. La gangrène peut être le résultat d'une violente inflammation, d'une contusion, de la brûlure, de la congélation, de la ligature d'un gros tronc artériel, d'un bandage trop serré, de l'action chimique d'un caustique, etc. Lorsque la partie gangrenée est engorgée de liquides qui, dans ce cas, entrent en putréfaction, la gangrène s'appelle G. humide. Dans le cas contraire, c'est la G. sèche : telle est ordinairement la gangrène sénile. La gangrène se nomme sphacèle, quand elle attaque toute l'épaisseur d'un membre ou d'un organe composé de plusieurs tissus. La gangrène des os s'appelle nécrose ( Voy. ce mot). La gravité de la gangrène reste subordonnée à l'organe ou à la partie qu'elle a envahis. Si la partie mortifiée est peu considérable, elle peut se convertir en un carre qui se sépare et se détache des parties environnantes,ne laissant après elle qu'une plaie simple ; mais si la séparation n'est pas parfaitement complète, le mal réparait, s'étend de plus en plus et amène une mort inévitable. Lorsque la mortification occupe un espace considérable, il est bien r..re que la gangrène ne soit pas accompagnée de symptômes idynamiques graves, tels que prostration générale des forces, pouls petit et fréquent, hoquet, haleine excessivement fétide, déjections alvinee d'une odeur repoussante, et lorsque le travail d'élimination commence à s'établir, il s'opère une réaction violente qui emporte presque toujours le malade. — Le traitement de la gangrène varie suivant la cause qui l'a produite. Les lotions faites avec 1 eau de-vie camphrée ou l'eau additionnée d'une solution de chlorure de soude ou de chaux, les poudres absorbantes de quinquina et de charbon, les cataplasmes ou emplâtres propres à hâter la chute des escarres, li s soins de propreté, le renouvellement de l'air, telles sont les principales bases du traitement. Souvent il est
nécessaire d'enlever la partie gangrenée, ou même de couper le membre entier.
GANGUE de l'allein. Gang, filon . partie d'un filon
dans laquelle est engagée la substance métallique.
La gangue est très distincte de la roche que parcourt le lilnii ; elle est toujours d'une autre nature que lu métal qu'elle enveloppe : ainsi la chaux fluatee, fa chaux carbonatée, la baryte sulfatée, le quartz, le schiste argileux servent perpétuellement do gangue aux métaux. On appelait jadis la gangue matrice des