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GLACES

et dans les endroits arides et rocailleux. Par la culture, elle produit de nombreuses variétés à fleurs doubles et odorantes.

On donne aussi le nom de Giroflées à des plantes dont les Botanistes ont formé le genre Matthiole: tels sont le Violier des jardins ou Grande Giroflée et la G. quarantaine (Voy. Matthiole) ; à la Julienne maritime ou Giroflée de Ma/ton ! Voy. Julienne), etc.

GIROFLIER ou géroflier, Caryophyllus, genre de la famille des Mvrtacées, établi pour un arbre des Moluques, haut de 5 à lu1", à tronc pyramidal, à feuilles opposées, luisantes, toujours vertes ; à fleurs roses et odorantes, en panicules. Le giroflier a été transplanté dans plusieurs localités, telles que les îles Maurice et delà Réunion, laGuyane, les Antilles, etc. Ses fleurs non encore épanouies sont ce qu'on appelle clous de girofle ; elles renferment une huile aromatique essentielle, épaisse, brune, très-pesante, d'odeur d'œillet, à laquelle elles doivent leur propriété aromatique et leur saveur acre et brûlante : cette huile s'emploie contre le mal de dents; elle entre dans la composition de l'élixir de Garus, du baume de Fioravanti, du vinaigre des Quatre-Voleurs, etc. Les clous de girofle s'emploient dans les cuisines comme assaisonnement. Les petites tiges qui supportent les fleurs servent aux mêmes usages, et se nomment griffes de girofle. — Le fruit du giroflier a une forme ovoïde. Il se vend dans le commerce sous les noms de clous-matrices, antofles, mères de girofle, mères de fruits, etc. Il a une odeur faible et une saveur moins prononcée que celle des clous de girofle. On en tire une huile volatile qui possède les mêmes propriétés. Enfin, ces fruits se mangent confits comme excitants des fonctions gastriques.

GIROLE, plante. Voy. Berle.

GIROLLE, nom vulgaire de plusieurs champignons comestibles. Voy. Bolet.

GIRON (du germaniq. gèr, pointe de lance). Ce mot parait avoir signifié primitivement tout pan coupé obliquement. Outre son acception vulgaire qu'on dérive de pan de vêtement, il exprime, en Architecture, cette portion supérieure de la marche d'un escalier sur laquelle on pose le pied ; il se dit surtout des marches d'un escalier tournant qui sont coupées obliquement.

En termes de Blason, le giron est un triangle allongé, dont le sommet est au centre de l'écu. ^ GIROUETTE (du lat. gyrare, tourner), feuille de tôle, mobile autour d'une tige de fer, et qu'on place sur les tours, sur les clochers, sur le sommet des édifices, pour indiquer la direction du vent. Au-dessous de la girouette, se croisent deux tiges en fer portant à leurs extrémités les quatre lettres N, S, E,0, initiales de nord, sud, est, ouest. — 11 y a des girouettes perfectionnées qui, parle prolongement de leur pivot et à l'aide d'une aiguille, peuvent parcourir les 32 divisions de la rose des vents, et d'autres qui, par un ingénieux mécanisme, en précisent la force et la vitesse. Voy. Anémomètre.

Jadis la girouette était une marque de noblesse et ne s'élevait que sur les demeures seigneuriales. Il y en avait d'armoriées : on les nommait panonceaux,

La girouette, en Marine, est remplacée par une flamme. Voy. Flamme.

GISEMENT (du v. gésir), nom donné par les Géologues à la disposition des minéraux dans le sein de la terre, et par les Marins à la situation des côtes.

GIS.HO>'DI>'E, substance minérale blanche qui cristallise en prismes droits terminés par des pyramides, quelquefois groupés en forme de croix. C'est un silicate hydraté "d'alumine, de chaux et de soude ! AlSi6-f-(Ca.\a) Si* + 5Aq]. On la trouve dans les roches basaltiques de Giesen (Hesse-Darmstadt), à LHimbarton (Ecosse), et dans les laves anciennes de <iapo-di-bove (Italie).

G1TANOS. Voy. Bohémiens au Dict. d'H. et de G.

GITE (du v. gésir). En termes de Chasse, le gîte Oft le lieu où le lièvre repose et où il est en forme.

— En termes de Boucherie, c'est la partie du bœuf ou du veau qui se trouve au-dessus de l'articulation des jambes jusqu'au commencement du gros de la cuisse ou de l'épaule. On appelle gite-à-la-noix, lu partie extérieure de la cuisse du bœuf au-dessous de la pointe de culotte ; on y distingue la tranche au petit os, le gîte à la noix prop. dit et le derrière de gite à la noix.

gîtes b'étape. Voy. Étape.

GITHAGO. Voy. Acrostemme et Lychnide.

GIVRE (orig. incert.). Voy. Gelée blanche.

givre ou guvre (du lat. vipera), synonyme de serpent, en termes de Blason.

GLARRE (du lat. glaber), se dit, surtout en Botanique, de toutes les surfaces dépourvues de poils ou de duvet.

GLACE (du lat. glacies), l'eau solidifiée par le froid! Elle prend cette forme lorsque la température s'abaisse au-dessous de 0°. Si l'eau est parfaitement tranquille, on peut quelquefois la faire descendre à plusieurs degrés au-dessous de 0° avant qu'elle se solidifie (Voy. Sirflsion). La glace est plus légère que l'eau, parce que celle-ci, en se congelant, augmente considérablement de volume (Voy. Congélation. Cette dilatation de l'eau par la congélation explique les dégradations qu'éprouvent les pierres de taille, les tuyaux de conduite, les corps de pompe, etc., par l'effet des fortes gelées. — La glace est cristalline ; la forme de ses cristaux se rapporte au système hexagonal, comme on le voit dans les flocons de neige, qui sont des assemblages d'aiguilles de glace cristallisée. M. Tyndall a montré l'état cristallin de la glace compacte, en dirigeant à travers cette glace un faisceau solaire, la glace fond alors en divers points de l'intérieur, et en chacun de ces points on observe une cavité qui a l'aspect d'une fleur à six pétales; c'est l'expérience des fleurs de la glace. — La glace fond à 0° dans les circonstances ordinaires; mais quand on la comprime elle fond à une température plus basse. Ce fait explique comment on peut mouler la glace par compression, comment les glaciers descendent dans les hautes montagnes en se moulant sur le contour des vallées qu'ils remplissent. Voy. Regélation.

On peut se procurer de la glace, soit en maintenant l'eau dans un mélange réfrigérant (p. ex., dans un mélange de 8 p. de sulfate de soude et de 5 p. d'acide chlorhydrique), soit en la faisant rapidement évaporer dans le vide, soit en la plaçant dans un vase autour duquel on évapore rapidement un liquide volatil, tel que l'ammoniaque (appareil F. Carré), ou dans lequel on dilate brusquement de l'air (appareil Kirk). — On emploie la glace en médecine comme tonique et comme répercussif.

glaces, espèces de sorbets, composés de sucs de fruits, de sucre, de matières aromatiques et d'eau congelée. Ces glaces se font à la vanille, à l'ananas, au citron, aux fraises, etc. : pour cela, on introduit dans un vase cylindrique en étain, appelé sabot ou sorbetière, les liquides qu'on veut glacer, et l'on plonge ce vase dans un mélange de 6 p. de glace pilée avec 2 p. de sel marin, auquel on ajoute souvent du chlorure de calcium cristallisé, afin de hâter la congélation. On agite rapidement la sorbetière, et l'on répète cette manipulation jusqu'à ce que toute la liqueur, après avoir perdu sa transparence, se soit convertie en une sorte de neige compacte. Dans les grands centres de population, l'art du glacier est devenu une spécialité. — L'Italien Procope fabriqua les premières qu'on ait mangées à Paris, en 1660 ; aujourd'hui, on en fait une consommation considérable, surtout dans les bals et dans les cafés. Les médecins sont unanimes pour en regarder l'abus comme dangereux.

GLACES (Verrerie), grandes lames de verre d'une assez grande épaisseur, destinées à réfléchir la lumière, ou à servir de vitrages. On fabrique ces lames en les soufflant ou en les coulant. Les glaces

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