‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 703 sur 1672 · GLANDE · texte numérisé non relu

GLANDE

«m'a sa rencontre avec la campagne. Le glacis entoure la contrescarpe, marque le chemin couvert et «st percé de coupures qui communiquent aux portes.

En Peinture, on nomme glacis l'application sur une couleur sèche d'une couleur claire et transparente, de façon que la première non-seulement s'aperçoive toujours, mais se trouve avoir beaucoup gagné en éclat.

GLADIOLUS, nom latin botanique du Glaïeul.

GLAGOLITES, GLAC0LiTiQi)E(ÉcniTur.E),du slavon ghitjol, lettre, et plus tard langue. Les Glagolites sont des catholiques dalmates auxquels Innocent IV, par une bulle de 1248, permit d'entendre la messe dans la langue ecclésiastique du pays (le vieux slavon) et à l'aide de livres liturgiques écrits en caractères spéciaux, dits glagolitiques, qui ont de l'analogie avec les lettres cyrilliques, dont se servent les Russes et les Serbes. La tradition dalmate en attribue l'invention à St Jérôme; mais on pense que cette écriture ne remonte guère qu'au vne siècle.

GLAÏADINE, dite aussi Graisse, substance visqueuse qui se produit dans les vins blancs par l'effet d'une fermentation particulière. Voy. Vin.

GLAÏEUL, Gladiolus, genre de la famille des Iridées, renferme des végétaux herbacés, à racines bulbeuses, à feuilles larges et longues, en forme de glaive (d'où son nom); à fleurs en épis, à couleurs variées et très-éclatantes. Ces plantes se trouvent dans toutes les parties de l'ancien continent. Oncultive dans les jardins : le G. commun, h fleurs blanches ou rouges ; le G. cardinal, qui a ses fleurs écartâtes et les pétales inférieurs marqués d'une tache blanche; le G. flatteur, à fleurs blanc de chair, et le G. perroquet, à fleurs d'un rouge safrané. Toutes ces espèces ont fourni de nombreuses variétés.

On donne le nom de Glaïeul des marais à l'Iris des marais, et celui de G. puant à l'Iris fétide.

GLAIRE (du lat. clara s.-ent. pars ovi). Ce mot, qui signifie au propre le blanc d'un œuf qui n'est pas cuit, sert aussi à désigner une matière blanchâtre, visqueuse, ressemblant à du blanc d'œuf, que sécrètent les membranes muqueuses dans certaines affections, surtout chez les individus débiles ou affaiblis. Les glaires ne diffèrent des mucosités ordinaires que par leur consistance et leur viscosité : elles ne constituent pas une maladie spéciale comme on l'a cru ; elles sont l'effet, non la cause, des maladies qui affectent les muqueuses. Il ne faut donc attacher aucune valeur aux sirops ouélixirs antiglaireux, qui ont joui longtemps d'une grande vogue.

GLAIRINE, dite aussi Glairidine, Barégine, Sulfurine, Sulfbmucose, etc., matière organique et gélatineuse que l'on trouve dans les eaux minérales sulfureuses, notamment dans l'eau de Barége, est ainsi nommée de sa ressemblance avec la glaire des œufs; elle est tantôt blanche, tantôt grise, brune, rougeâtre, verte ; tantôt en filaments, tantôt en flocons. C'est à ce principe, dont la nature n'est pas encore bien connue, qu'on a rapporté à tort ou à raison les bons effets que produisent les eaux des Pyrénées. Dans la préparation des eaux artificielles, on emploie la gélatine pour imiter la glairine.

GLAISE (du b.-lat. glis, glitis ; orig. germ.),nom •vulgaire de l'argile commune (Voy. Argile). Cette terre est douce, onctueuse au toucher; elle fait avec l'eau un.e pâte un peu tenace, et, quoique offrant les couleurs les plus variées, elle devient toujours rougeâtre par l'action du feu. Elle est fusible à un feu très-élevé, et renferme une petite quantité de chaux carbonatée. C'est avec de la terre glaise que se font les tuiles, les poteries rouges, les poteries fines, les faïences communes, les pipes turques et autres. C'est aussi de glaise que se servent les statuaires pour modeler leurs œuvres.

GLAIVE (du lat. gladius). C'est proprement une espèce de long sabre à simple poignée, à deux tranchants presque parallèles, séparés par une nervure et terminés par une pointe pyramidale. Voy. Éi'ée.

GLANAGE (orig. incertaine}. Le glanage remonte aux premiers temps de la civilisation: c'est, d'après le Pentateuque, la part du pauvre, de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve ; ils exercent le glanage sur le blé, sur la vigne, sur les oliviers. Le Christianisme sanctionna cet usage inspiré par la charité. Les lois des 2 et 28 sept. 1791 et du 23 therm. an IV, les art. 471 et 473 du Code pénal, l'art. 95 de la loi du 28 avril 1832 et divers arrêts de la Cour de cassation, ont précisé et réglementé chez nous l'exercice du glanage. Ont seuls le droit de glaner les pauvres hors d'état d'aider à la récolte (femmes, vieillards, enfants et infirmes); le glanage n'est permis que dan- les champs ouverts, après l'enlèvement de la récolte et quand le soleil est sur l'horizon ; il est accordé deux jours pouf le glanage; nul propriétaire ou fermier ne peut, avant la fin du 2e jour, envoyer son bétail dans ses champs moissonnés; enfin, nui ne peut vendre le dioit d'y glaner, et nul ne peut, par violence ou autrement, s'opposer à l'exercice du glanage.

On appelle grapûlage le glanage dans les \k rdtelage, le glanage des foins dans les prairie-, qui viennent d'être fauchées.

GLAXD (du lat. glans), fruit simple, sec, indéhiscent, uniloculaire et monosperme, provenant d'un ovaire infère, et plus ou moins recouvert par une capsule de forme variable. Tels sont les fruits du chêne, du hêtre, du châtaignier, etc.; c'est au fruit du chêne que l'on donne plus spécialement ce nom. Il y en a des espèces comestibles, dites douces ; elles sont fournies par le Chêne bellotte, le C. grec, le C. castillan et le C. yeuse. Ces glands étaient, dit-on, la nourriture des premiers hommes avant que l'on sût cultiver le blé. Torréfiés, certains glands sont employés en guise de café sous le nom de café de glands doux. — Les glands qui viennent du Chêne rouge, du C. blanc et du C. de Bourgogne ont une saveur extrêmement amère ; ils s'emploient en médecine comme astringents. — On donne les glands crus ou cuits aux pourceaux, aux dindons, aux oies, aux poules, etc.

Par analogie, on nomme glands certains ouvrages en fil, laine, coton, soie, etc., qui ont ordinairement la forme du gland du chêne.

On appelle vulg. : Gland de mer, les mollusques du genre Balane; Glaiid de terre, la Gesse tubéreuse, l'Arachide, la Terre-noix, plusieurs Clavaires, etc.

GLANDE (du lat. glans). Les glandes sont les organes des sécrétions. On distingue les glandes véritables et les fausses glandes. Les premières ont pour éléments de petits utricules (acini) composés de deux parties: un cul-de-sac sécréteur où se produit le liquide particulier à la glande, et un canal excréteur, conduit plus ou moins cylindrique qui sertau transport de ce liquide. Le fond du cul-de-sac est occupé par une couche de cellules bien développées à noyaux apparents: au-dessous est une couche de cellules plus petites touchant à la membrane d'enveloppe, membrane amorphe eur laquelle viennent se ramifier les capillaires sanguins. Ces cellule > constituent le véritable tissu producteur, elles se gonflent et éclatent à mesure de leur formation, et dégagent ainsi le liquide contenu. Ces cellules se renouvellent sans cesse. — Il y a des G.simples, c.-b-d. constituées par ces petits utricules avec des variations de formes, les uns étant sphériques (follicules muqueuse), d'autres en longs tubes cylindriques (follicules sudoripares), etc., et des G. composées, c.-à-d. formées par l'association de ces utricules qui abouchent leurs canaux excréteurs pour former des canaux plus volumineux, lesquels, se réunissant eux-mêmes, donnent des canaux de plus grand calibre. On distingue les G. eu grappe (G. lacrymales, G. salivaires, G. duodénales de Brunner, G. mammaire, pancréas), dont l'élément est un acinus sphérique, des G. en tube (foie, rein, testicule), dont l'élément est un acinus tubuleux. — Les fausses glandes ou glandes VdSCUlaires sanguines n'ont pas de conduits d'excrétion ;

HLAUKOLITE.

Page 1