GLOIRE
GLOSSOCELE.
et la déclinaison, etc. — Un des plus anciens globes connus est celui que Martin Bchaim construisit en 1492. Un des plus beaux est celui de la bibliothèque Mazarine, qui al1", 30 de diamètre. Le globe de Gottorp a plus de 3'",50. Les deux globes de la bibliothèque impériale de Paris, dits globes de Corouelli, du nom du Vénitien qui les commença, ont û,n env. de diamètre; mais comme ils datent de deux siècles, ils sont tous deux, surtout le globe terrestre, fort en arrière sur la science actuelle.
Les globes les plus estimés dans l'enseignement sont : en France, les globes de MM. Pompée et Château et ceux de MM. Larochette et Bonnefont; en Allemagne, ceux de M. Felk (Prague), D. Reimer et E. Schotte (Berlin), etc.
cloue, boule ronde surmontée d'une couronne ou d'une croix, aété portée comme emblème de la puissance souveraine d'abord parles empereurs romains depuis Caracalla et ensuite par les empereurs d'Orient et d'Occident.
Globe de compression, fourneau de mine surchargé, dont l'assiégeant fait usage pour détruire les contre-mines de l'assiégé et faire sauter les contrescarpes. L'invention en est due à Bélidor, en 1733.
GLOBICEPS ou gi.ocicéphale, genre de Mammifères, de l'ordre des Cétacés cétodontes, famille des Delphinidés, tribu des Orcins et voisins des Marsouins : leur taille est quelquefois considérable.
GLOBICOA'QUE, Globiconcha, genre de Mollusques gastéropodes fossiles, de l'ordre des Pectinibranches, famille dcsPyramidellidées : coquille ventrue, lisse, sans point d'arrêt dans l'accroissement; bouche sans dents, ni épaississement columellaire. Ils appartiennent aux terrains crétacés.
GLOBULAIRE, Globularia, genre type de la famille des Globulariées, voisine des Labiées, renferme des herbes vivaces ou des végétaux frutescents, à feuilles alternes, à fleurs en capitules terminaux et à réceptacle garni de paillettes en forme de boule. Ces plantes contiennent un principe acre auquel elles doivent des propriétés amères et une action purgative. Elles sont répandues dans les régions tempérées de l'Europe. La G. commune {G.vidgaris) a des fleurs bleues accompagnées de bractées en forme d'écaillés. La C. turbitk (G. alypum), vulg. Turbith blanc et Séné des Provençaux, est commune sur les bords de la Méditerranée : c'est un arbrisseau à tige forte et ligneuse, à rameaux grêles, à feuilles lancéolées, coriaces d'un vert pâle et à fleurs bleuâtres.
globulaire (état) des corps. Voy. Caléfaction.
GLOBULE (du Iat. globulus), se dit, en Anatomie, de certains corpuscules qui se présentent en forme de petits corps sphériques (globules du sang, de la iymphe, du chyle, du lait, etc.).— En Médecine, ce mot a été adopté par les partisans d'Hahnemann pour désigner certaines préparations pharmaceutiques appropriées à leur système. Voy. Homoeopatiiie.
<j LOBULIIN'E, matière albuminoîde incolore qui forme le stromades globules du sang. Sa composition et ses propriétés la rapprochent beaucoup des autres albumines. Elle se dissout dans l'eau et se coagule alors, mais ;i une température plus élevée que l'albumine ordinaire.
GLOIRE (du lat. gloria). En Peinture, ce mot indique : 1" l'auréole qui enveloppe le corps entier de la personne que l'on veut glorifier, et spécialement l'auréole environnée de nuages au milieu de laquelle -'aperçoit le triangle, symbole de la Trinité; 2° un ciel ouvert, avec les trois personnes de la Trinité, au milieu des saints, des anges, des séraphins, etc. Par suite, le nom en a passé à des tableaux ; ainsi l'on dit : lu Gloire du Titien, la Gloire du Tintoret, la Hlaire du Val-de-Gràce, la Gloire du Panthéon.
Dans la Mécanique théâtrale, la gloire est un siège «entouré de nuages et mû à l'aide d'un mécanisme, de manière soit à emporter les personnages dans les ■airs, soit à les descendre sur la scène.
En Physique, on appelle gloires, certains phéno-
mènes lumineux qu'on aperçoit quelquefois dans les montagnes. L'observateur voit son ombre projetée sur les nuages, et sa tête paraît entourée de couronnes irisées ; on les appelle aussi anthélies, apothéoses. Voy. ces mots et Halo.
gloire de mer, nom vulgaire d'un Mollusque du genre Cône, le Conus gloria maris.
GL03IÉRII)E(du lat. giomus,glomeris),Glomeris, genre de Myriapodes, de l'ordre des Diplopodes : corps convexe en dessus, concave en dessous, et formé de 13 segments ; 8 yeux. Ces animaux vivent cachés sous les pierres et ils se contractent en boule quand on les inquiète. La G. maryinata se trouve aux environs de Paris.
GLOBIA ou gloria patri (c.-à-d. gloire au père), verset qui termine tous les psaumes. — On appelle Gloria in excelsis (gloire au plus haut des deux) une espèce d'hymne que l'on chante à la messe et qui est une paraphrase du Gloria patri.
GLOSE (du gr. y),ù><7cra, langue), nom donné : 1° à tout mot vieilli ou difficile, recueilli dans un auteur et expliqué : tel est, chez les Grecs, le recueil des Gloses d'Hippocrate ; telles sont encore, les Gloses de Cassel, de Reichenau, etc. {Voy. Glossaire) ; 2° à toute note explicative d'un passage plus ou moins obscur : dans ce second sens, glose est à peu près l'équivalent de commentaire, et glossateur de commentateur. Il y a seulement cette différence, que l'explication du glossateur est plus littérale et moins libre que celle du commentateur. C'est surtout au moyen âge que les gloses ont été en vogue. La Bible et le Corps du droit romain en ont été surchargés plus encore que tous les autres ouvrages. Accurse fit sur les Pandectesune Glosecoidinue ouGrandeg/ose, qui récapitulait les gloses de tous ses prédécesseurs; il en est de même de la Glose ordinaire de Nicolas deLyra, qui vivait au commencement du xive siècle. Accurse, Irnerius, Bartole, Bulgare, Azon, sont considérés comme les plus célèbres glossateurs. Voy. Droit romain.
GLOSSAIRE (du lat. glossarium), nom donné d'abord à un recueil de mots vieillis ou peu connus qui demandent explication, puis à tout vocabulaire do termes techniques, poétiques, dialectiques, etc., en un mot, de termes qui sont hors de l'usage commun. On ne donne guère aujourd'hui d'éditions de poètes du moyen âge sans y joindre un glossaire. Heaucoup de lexiques, tels que les Lexicon Platonicum, Xenophonteum, Homerico-Pindaricum, etc., publiés soit avec l'auteur dont on explique ainsi la terminologie, soit à part, ne sont que des glossaires de ce genre. — Parmi les grands glossaires, on cite : les deux Glossaires de la moyenne et de la basse grécité, et de la moyenne et de la basse latinité, deDucange;le Glossaire romande Roquefort, le Lexique romande Raynouard; le Glossaire archéologique de Spielmann ;!o Glossaire germanique de Wachter, le Glossaire germanique du moyenâge de Scherz, le Glossaire /) u,tçais allemanique de Schilter, etc.
GLOSSANTHRAX (du gr. y).w<7<7a, langue, et fiv- ÔpaÇ, charbon), affection charbonneuse de la langue, à laquelle sont exposés les animaux herbivores, surtout ceux de l'espèce bovine. \'oy. Charbon.
GLOSS1EX, GLOSSIQOE (du gr. yXwffffa), synonyme de Lingual. Voy. ce mot.
GEOSSITE (du gr. y).w<7(ra), inflammation de la. langue. Lorsqu'elle est superficielle, c.-à-d. lorsqu'elle n'intéresse que la membrane muqueuse de la langue, c'est une affection légère qui, pour le traitement comme pour la nature, se confond avec la stomatite (Voy. ce mot) ; quand elle est profonde, la langue peut acquérir un volume énorme, ce qui rend difficile et quelquefois impossible l'articulation des mots et la déglutition, et peut amener la mort par asphyxie. Cette forme de la glossite, quelle que soit la cause qui l'ait produite, réclame un traitement antiphlogistique des plus énergiques.
GLOSSOCELE (du gr. yÀworaa etxrj),?], hernie),