GLUTEN
saillie ou chute permanente de la langue hors de la bouche, soit par l'effet d'un gonflement inflammatoire, soit à l'état chronique : dans ce dernier cas, l'amputation d'une partie de la langue devient parfois nécessaire.
GLOSS01'ÈTRES(du gr. y>wt<t*, etirÉ-rpa, pierre), fossiles que l'on avait pris d'abord pour des langues de serpent pétrifiées et qui sont des dents de poissons; d'où les noms S [chthyodontes et d'Odontolitties, qu'on leur donne aujourd'hui.
GLOSSOPHAGE (du gr. y).ù><i<Ta, langue, et çàyto, manger), Glossophaga, genre de Chauves-Souris phyllostomes, de l'Amérique méridionale, que l'on riinge parmi les Vampires, est caractérisé par une feuille nasale en fer de lance et une langue extensible propre à sucer le sang et couverte de papilles semblables à des poils. Le G. de Pallas (G. soncinus), du Brésil et de la Guyane est le type du genre.
GLOSSO PHARYNGIENS (nerfs , du gr. ylGxjtra et de pharynx ; nerfs de la langue qui naissent des parties supérieures latérales de la moelle allongée entre les nerfs faciaux et pneumogastriques, dans le sillon qui sépare les éminences olivaires des corps restiformes. Ils sont le principal siège du goût.
GLOTTE (du gr. y>wttîç), organe de la voix : c'est une fente oblongue située à la partie supérieure du larynx. Elle est limitée supérieurement et inférieurement par 14 petits ligaments qui, deux à deux, forment les cordes vocales supérieures et inférieures. Ces dernières sontles coi'des voc(des proprement dites et sont tendues ou relâchés et mises en mouvement par les muscles intrinsèques du larynx ; les cordes supérieures ne sont que des replis de la muqueuse qui restent immobiles. L'intensité de la voix dépend de l'étendue de la glotte. Chez l'âne et les singes hurleurs, de grandes cellules, en communication avec cet organe, rendent la voix de ces animaux assourdissante. — Par extension, on appelle glotte l'orifice supérieur du larynx s'ouvrant au fond delà gorge.
Œdème de la glotte ou Angine laryngée œdémateuse. Voy. OCdéme.
GLOUSSEMENT (de glousser; du lat. glocire). C'est le cri de la poule domestique lorsqu'elle appelle ses petits ou qu'elle demande à couver.
GLOUTERON, nom vulgaire du genre Bardane.
GLOl'TON (du lat. gluto, gourmand), Gulo, genre • i < ■ Mammifères, del'ordredes Carnivores, famille des L rsidés. On distingue :1e G. du Cap,o\i Ratel( Vwerra //wllivora), qui a le corps épais, trapu et couvert de poils longs et rudes ; il se nourrit du miel des abeilles sauvages et répand une odeur fétide, et le G. du Nord (Ursus gulo), le Rossomak des Russes, couvert d'un long poil soyeux d'un beau brun marron : il n'est pas plus grand que le blaireau ; mais il est redoutable par sa voracité et sa hardiesse.
GLOXIN1E, Cloxinia, genre de la famille des Gesnériacées, détaché du genre Cornaret, renferme des plantes herbacées vivaces de l'Amérique du Sud, à feuilles opposées, en cœur; à fleurs en grappes terminales. La G. maculatu, a fleurs d'un bleu violacé, est le type du genre.
GLU (du lat. glus), substance visqueuse, collante,
rerdâtre, qui sert à faire des gluaux pour attraper
I 19 petits animaux, surtout les oiseaux. ( >u L'emploie
i pour préserver les arbres des insectes et des
Mlles. La plus commune se fait, chez nous, avec
ne moyenne du houx; en Italie, on préfère celle
des baies du gui; celle qu'on prépare en Ëgypteavec
lioste s'appelle glu d'Alexandrie ou de Damas.
Bei ucoup d'autres végétaux peuvent on fournir. On
>ie la glu en laissant pourrir les végétait! qui la
contiennent, pendant 15 jours, en terre ou à la cave,
I Ltis les battant dans un mortier, et lavant a grande
eau la glu qui se sépare, — La glu a été employée en
m decine a l'extérieur comme résolutive el contrôla
te; prise à 1 intérieur, elle peut, dit-on, être
tr,< s-nuisible.
On appelle : glu anglaise, une glu que l'on obtient
parla transformation du Robinia viscosa et du Gen~ tiana luteaen un extrait éthéré qu'on traite ensuite par l'alcool ; — glu mai ineou colle navale, une composition où entre le caoutchouc, et qui sert au calfatage des navires et dans les constructions maritimes.
GLLCINE (du gr. yXuxû;, doux \ substance terreuse, blanche, insipide, infusible au feu de forge, insoluble dans l'eau, composée deglucinium et d'oxygène. Elle forme avec les acides des sels particuliers, d'un goût sucré, et astringents. On la rencontre en combinaison avec la silice dans plusieurs minéraux, tels que l'euclase, la phénakite et l'émeraude. C'est dans cette dernière qu'elle a été découverte, en 1798, par Vauquelin.
GLUCLMUM, dit aussi Glucium et Béryllium, métal d'un gris foncé, contenu dans la glucine, d'où M. Wœhler l'a extrait pour la première fois en 1827 ; il a été étudié spécialement par lierzélius, Avdejef (1843; et Dohray (1855). — Par ses propriétés, le glucinium se range à côté de l'aluminium.
GLUCOMÈTRE (de glucose et du gr. pixpov, mesure ou Pèse-moût, espèce d'aréomètre dont on se sert pour déterminer la pesanteur spécifique desmoûts et la quantité de sirop de glucose qu'il est nécessaire d'y introduire pour l'opération du sucra, e.
GLUCOSE ou dextrocllcose (du gr. yXuxû;), synonyme de Sucre de fécule ou de raisin. Voy. Socas.
GLUCOSIDES, classe de substances organiques naturelles, qui ont la propriété de se dédoubler, sous l'influence de l'eau, quelquefois aidée des ferments ou des acides, en glucose et en un autre corps qui varie avec chaque glucoside. Les glucosides sont devrais éthers composés de la glucose. Les plus importantsont : la saliciue, matière amère du saule ; l'umygdaline, qui existe dans l'amande amère; l'escu/ine, dans le marronnier d'Inde; le tannin, dans la noix de galle ; la phillyrine, l'arbutiue, la phloorrhizùie, le quercitrin, la populine, la julapine, etc.
GLUCOSURIE (de glucose, et du gr. oùpeïv, uriner), synonyme de Diabète sucré. Voy. Diabète.
GLUCYNU'M, métal. Voy. Glicimlm.
GLUME (du lat. gluma) enveloppe florale des Graminées, est formée de deux bractées, l'une exu« rieure et lautre intérieure. On appelle glumelles, glumellules, les écailles qui entourent chaque fleur de l'épillet ^Voy. Graminées). — Voy. aussi Balle et Lépicènk.
GLUTEN (du lat. gluten, colle), substance organique azotée qui existe dans la graine des cér. et surtout dans le blé, où elle forme comme un réseau dont les mailles emprisonnent les granules d'amidon. Elle se présente sous la forme d'une masse grisâtre, molle, très-élastique, s'étalant facilement en membrane ; insoluble dans l'eau. On l'obtient en malaxant de la pâte de farine, pendant qu'on y dirige un filet d'eau, jusqu'à ce que ce liquide ait en; tout l'amidon et les parties solubles de la farine. Le gluten est la partie essentiellement nutritive des farines. Les farines de froment de bonne qualité fournissent de 10 à 11 °/0 de gluten sec qui est 1. ment jaunâtre et d'odeur fade; si la farine est mal fabriquée, il est grenu et difficile à rassembler. Le riz, le maïs, le millet, le sarrasin, sont très-pauvri gluten. — l.e gluten est un mélange d'une matière semblable à la fibrine [fibrine végétale), d'une substance gluante (glutine), d'albumine, do mucine, de caséine et de quelques sels. Connue la fibrine animale à la.pi. 'Ile il ressemble beaucoup, le glul .h—,. ut dans de l'eau contenant 10 millièmes d'. cide chlorhydrique. Abandonné à l'air humide, il se colore, pord de son élasticité, et se décompose c une matière animale, en répandant une odeur pu« tn.le. C'est par la transformation du gluten à l'air, et surtout sous L'influence d'un peu de levure de
bière que la pâte lève, c.-à-d. entre partiellement en fermentation. Les globules organi . - .lu levain se produisent alors aux dépens du gluten, et a.^isur l'amidon avec lequel il> forment de l'alcool, dfl