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GOITRE

GNOMON (du gr. yvu>(au>v), instrument composé généralement d'une tige verticale, dont l'ombre se projette sur un plan horizontal, et qui sert à trouver la hauteur du soleil par la longueur de cette ombre, ou l'heure par sa position. Quelquefois la tige verticale est remplacée par une ouverture circulaire placée en haut d'un bâtiment élevé, et par où passent vous du soleil : ces rayons vont peindre l'image de l'astre à une distance plus ou moins grande du bâtiment sur le sol, où préalablement l'on a tracé une méridienne, et l'instrument rend dès lors les mêmes services que le gnomon ordinaire. Tel est le gnomon de l'église St-Sulpice à Paris. — Voy. Cadran

SOLAinFa

GNOMONIQUE, art qui a pour objet la construction des gnomons et des cadrans solaires [Voy. Cannw et Gnomon). On en trouvera les procédés décrits dans le Manuel de gnomonique de M. Boutercau (collection Roret).

GNOSE (du gr. yvàtri;). Ce mot, qui signifie propr. la doctrine des Gnostiques {Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.), a été employé au xvne siècle pour exprimer la science religieuse supérieure.

GNOU, Antilope gnus, Catoblepas, espèce du genre Antilope {Voy. ce mot). C'est un animal de grande taille, d'un aspect farouche, et qui a la face recouverte de poils épais. Avec le muffie et les cornes du bœuf, il a les jambes du cerf, et l'encolure, la crinière et la croupe du cheval. Une seconde crinière lui défend la face inférieure du cou. Enfin, sa queue est terminée par un flocon de longs poils. Cette espèce habite l'Afrique et l'Amérique méridionales ; elle paraît difficile à apprivoiser.

GOBELET (du b.-lat. gubellus; de cupa). A la cour des rois de France, le service du gobelet était un des offices de la maison du roi : il comprenait le pain, le vin, le fruit et le linge pour la bouche du roi. On appelait chef du gobelet, le premier des officiers de la bouche du roi. Voy. Échanson.

Gobe/et émétique, gobelet de métal dans la composition duquelil entrait de l'antimoine, et qui communiquait une vertu émétique à la liqueur qu'on y laissait séjourner. On y a renoncé, parce que la quantité d'émétique dissoute n'était pas constante, et qu'il en résultait des accidents. — On emploie encore de même des gobelets de quassia, de tamaris, etc.

GOBELETS (JOUEUR DE). Voy. PrFSTIDIGITAT EUR.

GOBE-MOL'CHE, Mnscicapa, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres : bec moyen, élargi et déprimé à la base, qui est hérissée de longs poils; comprimé etéchancré vers la pointe, ou trèsacéré. Ces oiseaux se nourrissent d'insectes. Ils sont migrateurs : ils arrivent au printemps dans les pays tempérés, et partent en automne, après avoir niché. Ils vivent dans les lieux retirés, sur le sommet des arbres les plus élevés; leur cri est aigu et monotone. On trouve en Europe le G. gris {M. grisola), long de 0m,15, brun cendré, avec le ventre blanc; le G. à collier (M. albico/lù), long de 0m,12, noir, avec les parties inférieures blanches; le G. noir {M. luctuosa), long de 0™,12, d'un plus beau noir que le précédent : ces deux derniers sont souvent appelés Bec-figues.

gobe-moiche, plante. Voy. Attrape-mouche.

GOBETIS. Voy. Crépi.

GOBIE, Gobius, vulg. Goujon de mer, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, type de la famille des Gobioides. On trouve ces poissons dans toutes les mers, quelquesuns môme dans les fleuves. L'espèce type est le Boulereau noir (G. niger), que l'on pêche sur nos Côtes en mars et en avril. Il n'a que 0m,15 de longueur ; mais sa chair est estimée.

GOBIO, gobius, noms latins du Goujon.

GOBIOÏDES 'du g.-type Gobie), famille de Poissons acanthoptérygiens, de i'ordre des Squamodermes, caractérisée par ses ventrales attachées sous ses pectorales, un peu en avant, et réunies par leur bord

interne. — Cette famille renferme les genres Gobie, Blennie, Anarr/iique, Callionyme, etc.

GODILLE (orij:. inc), aviron qui, placé dans une entaille arrondie sur l'arrière d'une petite embarcation, sert a l'homme qui la manie à diriger seul cette embarcation soit sur une rivière, soit même sur la mer quand elle n'est pas trop mauvaise. Cette manière de gouverner s'appelle godiller.

GODIVEAUforig.inc), pâté chaud composé d'andouillettcs, de hachis de veau en boulettes, et de béatilles (ris de veau, crêtes de coq, champignons, etc.). On n'en fait plus aujourd'hui. Les tourtes d'entrée et les vols-au-vent l'ont remplacé.

GODB.ON ou gauderon (orig. inc). Ce mot, qui primitivement était un terme d'Orfèvrerie et désignait les moulures ovales que l'on fait au bord de la vaisselle plate, a été étendu ensuite aux plis ronds que l'on fait avec le fer aux fraises et aux jabots : les fraises à gros godrons ont été à la mode pendantla seconde moitié du xvie siècle. — On appelle encore godrons des ornements ciselés que l'on fait sur les bagues et les cachets : ce sont le plus souvent des espèces de rayons droits ou tournants sur le fond du bijou, partant du centre de ce fond.

GOÉLAND (du b.-breton gwela, pleurer), Lnrus, section du genre Mouette { Voy. ce mot), en renferme les plus grosses espèces, c.-à-d. celles qui atteignent au moins la taille du canard, comme le G. à manteaunoir {L. marinus et L. nœvius) et le G. à manteau gris ou Bourgmestre {L. glaucus), qui habitent les contrées arctiques.

GOELETTE (de goéland), navire léger, de 50 à 100 tonneaux, allongé, peu large, construit essentiellement pour la course. Il porte deux mâts, fort inclinés en arrière, une grande voile et une voile de misaine trapézoïdale enverguées a une corne ou pic, et presque toujours des mâts hauts sortant des huniers, parfois une voile de fortune à la vergue carrée de l'avant, et des focs. On l'arme en guerre avec de petite artillerie, et il sert de mouche ou d'aviso. Le commerce s'en sert aussi beaucoup dans les parages où la mer est basse.

GOEMON, nom donné sur quelques côtes de France aux Algues et Varechs jetés sur ces côtes ou ramassés sur les rochers, et qui fournissent aux habitants un engrais précieux pour les champs.

GOETHITE. Voy. Fer iiydpoxydé.

GOÉTIE (du gr. pr,Tsta), espèce de magie par laquelle on invoquait les génies malfaisants pour nuire aux hommes : c'est l'opposé de la Théurgie. Voy. Sorcellerie et Magie.

GOIGNADE, ancienne danse d'Auvergne qui avait beaucoup de rapport avec la bourrée. Voy. ce mot.

GOITRE (du lat. gutiur, gorge), dite aussi T/tyroïdite, engorgement du corps thyroïde, qui forme à la partie antérieure du cou une tumeur irregulière, indolente, de grosseur variable et quelquefois considérable, sans changement de couleur à la peau et sillonnée de grosses veines. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes. Le goitre est endémique et héréditaire dans certaines contrées froides et humides, notamment dans les vallées des Alpes, le bas Valais, là Savoie, la Mauricnne.ctc; on l'a attribué à l'usage des eaux séléniteuses, calcaires, magnésiennes, ou provenant de la fonte des neiges, et en général au défaut de matières iodées; mais ce fait est loin d'être démontré. Le goitre affecte surtout les individus lymphatiques, à constitution molle ou scrofuleuse {Voy. Créti\s).I1 suit, en général, une marche fort lente; mais, après être resté stationnaire pendant plusieurs années, il peut prendre tout à coup un accroissement rapide ou dégénérer en kyste, squirre, cancer, etc. Il peut aussi diminuer et disparaître spontanément. — Le goitre étant envisagé plutôt comme une simple difformité que comme une vraie maladie, on ne lui oppose le plus souvent aucun genre de traitement. Cependant, il existe un grand nombre de remèdes préconisés contre cette af-

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