GOURME
espèce, le G. obtusirostris, a été trouvée dans la Somme: et une troisième espèce, le G. uranoscopus, dans le Danube.
On nomme Goujon de mer, la Gobie ; Goujonnière, ou Perche-goujonm'ère, la Grémille.
On a nommé goujon, sans doute à cause de sa forme, une cheville de fer, à pointe perdue, qui sert, p. ex., à unir les deux parties d'une charnière ; ainsi qu'une cheville de bois, que les charrons mettent dans les trous des jantes pour les assembler.
GOULE (de l'arabe ghul), génie malfaisant qui, dans les superstitions de l'Orient, vient, la nuit, déterrer les corps dans les cimetières pour les dévorer. C'est une sorte de loup garou.
GOULET, houlette (du lat. gulà). On nomme ainsi : 1° un canal étroit et peu long qui reçoit les eaux de la mer, et sert d'entrée à une rade ou à un port, comme à Brest et à Tunis; 2° l'ouverture dans laquelle on met la fusée d'une bombe, et qui est nommée plus généralement Vœilde la bombe ; 3" une espèce d'entonnoir que l'on met à l'entrée des filets en manche et des nasses, par où le poisson descend dedans sans pouvoir en sortir.
GOULOTTE (du lat. gula), nom donné, en Architecture, à une petite rigole taillée sur la cymaise d'une corniche pour l'écoulement des eaux de la pluie, et, dans les cascades, à un petit canal en pente douce taillé sur des tablettes de pierre ou de marbre, et interrompu d'espace en espace par de petits bassins en coquille d'où sortent des bouillons d'eau.
GOUM, mot arabe usité en Algérie, et qui désigne le contingent que chaque tribu doit fournir pour les expéditions militaires.
GOUIVA.(du sanscrit guna, vertu), se dit, en Grammaire, de la modification phonétique que subit la voyelle d'un radical lorsqu'elle se change en diplithongue par l'addition d'une autre voyelle. Ex. : £-).t7t-ov, >£tu-(o, ">.£-} o'.tz- a ; I-svy-ov, ç/e-jy-w ; ur-o, aur-um,aur-ora ; fœd-us, défia, lier, etc. Cette modification donne à la voyelle plus de poids et de valeur; d'où le nom de gouna.
GOUPILLE (du lat. cuspicula, de cuspis, pointe, ou de goupil, comme le soit.), cheville de métal qui sert à assembler deux pièces l'une contre l'autre. On en fait usage dans l'horlogerie, l'armurerie, etc.
GOUPILLON (du v. fr. goupil [du lat. vulpecula, renard, ou queue de renard]), petit bâton de bois ou de métal garni au bout de soies de porc. On s'en sert pour asperger le peuple, pour bénir une tombe, pour présenter l'eau bénite à la porte des églises.
GOUR, Bosgauras, variété de Buffle. Voy. Buffle.
GOURA, dit aussi pigeon ou FAISAN coi ronné, Lophyrus coronatus. Voy. Colombi-gali.ine.
GOURAMI, poisson. Voy. Ospiiroméne.
GOUKP.lt, nom vulgaire de VÉlyme des sables. Voy. Éi.yme.
GOURBIL, nom donné, en Algérie, aux réunions de tentes ou villages des Arabes.
GOURDE, variété de Courge. Voy. Courge.
gourde (s.-ent. piastre; de Vesp&gnolpiastra gorda, piastre épaisse), ancienne monnaie des Antilles, d'abord monnaie réelle, pois monnaie de compte. Bile valait 6 fr. a la Guadeloupe) 5 fr. 85 c. a la Martinique.
GOURGANDINE, nom vulgaire de plusieurs mollusques ou coquillages «lu genre Vénus.
GOUItC.ANE(itvK), dite aussi Féverole.Voy. Fève.
GOURME (de grume, écorce), nom donné vulg. 8UI exanthèmes du visage et du cuir chevelu, fréquents chez les jeunes enfant-, surtout au moment
ae la première dentition. On les nomme aussi croûtes
de lait. Le traitement peut se borner à des bains, à des lotions ou onctions douces et surtout aux seins de propreté ; mais c'est un préjugé que de croire que ces seins peuventêtre nuisibles, et que la gourme <st mie dépuration salutaire de la nature. ooi ru île l'espagn. gormar, vomir}, écoulemenl
nasal qui attaque surtout le jeune poulain : on dit
alors qu'il jette sa gourme. C'est une phlegmasie de