‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 718 sur 1672 · G II A IN · texte numérisé non relu

G II A IN

GRAINE

6° capitaine de corvette de 2e et de reclasse, 7° capitaine de vaisseau de 2e et de 1" classe, 8° contreamiral, 9" vice-amiral, 10° amiral.

Depuis la loi de 1832, les grades, en France, sont donnés soit à l'ancienneté, soit au choix, et d'après des règles déterminées. Avant la Révolution, les grades se vendaient, ou bien le roi les donnait, arbitrairement; la haute noblesse accaparait les hauts grades, la petite noblesse se partageait le reste.

Jl faut distinguer le grade de l'emploi. Le grade <?st la propriété de l'officier; la disponibilité, la retraite, enlève l'emploi, mais non le grade, ce dernier n'est perdu que par la dégradation.

Dans le Clergé, grade se dit de la prêtrise, et des autres degrés plus élevés, même de l'épiscopat.

Grades universitaires, synonyme de degrés. Voy. ce mot, Diplôme et Faculté.

grade, nom donné au degré centésimal que, lors de la réforme du système métrique, on avait essayé de substituer au degré ordinaire ( Voy. Degré) dans la division de la circonférence. Dans ce système le quadrant ou quart de circonférence, au lieu d'être partagé en 90 degrés, était partagé en 100 grades, le grade en 100 minutes, la minute en 100 secondes. Cette réforme n'a pas été acceptée par le monde savant.

GRADUE (de grade), celui qui est pourvu d'un grade dans quelque Faculté. On distinguait autrefois, en Théologie, plusieurs espèces de graduée : les G. simples n'avaient que les lettres de leurs degrés et l'attestation de leur temps d'étude ; les G. nommés y joignaient leurs lettres de nomination et de présentation aux bénéfices; les G. de grâce étaient ceux qui avaient été dispensés du temps d'étude ; les G. de privilège, ceux à qui des lettres du pape, de ses légats, etc., conféraient ce titre, avec dispense du temps d'étude et des examens.

GRADUEL (du lat. gradus, degré), portion de l'office de la messe, entre l'épître et la prose, et qui précède l'évangile. Elle a été ainsi nommée, parce qu'elle se chantait autrefois sur les degrés ou marches du jubé ou de l'ambon. Le graduel se compose le plus souvent de trois versets contenant quelques réflexions relatives à l'épître. On croit que c'est St Ambroise qui introduisit le graduel dans l'office. — On donne aussi le nom de graduel au livre qui se place sur le lutrin, et qui contient ce que le chœur chante à la messe.

GRAFFITTO, TTI, ou bien Grafitto,-tti, mots italiens employés par les archéologues pour désigner les dessins au trait, les inscriptions, etc., tracés avec du charbon ou avec la pointe d'un stylet sur les murailles des monuments antiques et qu'on retrouve encore aujourd'hui. Les graf/itti de Pompéies sont particulièrement curieux.

GRAILLE, un des noms vulgaires de la Corneille commune. Voy. Corneille.

GRAIN (du latin granum), se dit de tout fruit ou semence qui ne présente qu'un petit volume, comme les grains de blé, de raisin, de poivre, etc., et particulièrement du fruit des Graminées qui servent à la nourriture de l'homme et des animaux. Dans ce sens, grains est synonyme de céréales {Voy. ce mot). — On nomme gros grains, le froment, le méteil et le seigle; menus grains, l'orge, l'avoine et le sarrasin ; et grains ronds, les fruits des vesces, des féveroles, et les autres semences que l'on sème afin d'avoir du fourrage pour les bestiaux ou de la graine pour les oiseaux de basse-cour.

Les grains, ou verts, ou pendants par racines, ne peuvent être vendus, sauf quelques exceptions (Décrets des 6 et 23 messidor an III}. Voy. Fruits et Céréales.

grain. Dans l'ancien système des Poids et mesures, le grain était la 72e partie du gros, qui était luimême le 8= de l'o»ce et le 128e de la livre. En mesures nouvelles, le grain équivaut à06',053.

En Pharmacie, on appelle quelquefois grains des préparations qui ne diffèrent des pastilles que par

leur forme globuleuse : tels sont les grains de vie de Mésué , ou pilules gourmandes , composés d'aloès, quinquina, cannelle et sirop d'absinthe; les grains de santé de Frank, ou /ulules angéliques, composés d'aloès et d'extrait de réglisse.

On nomme vulgairement Grain de Zelim, le Poivre long de l'Inde; Grain d'avoine, une coquille fossile, du genre Pupa ; Grain de blé ou de riz, plusieurs Porcelaines; Grain d'orge, un Bulime, etc.

Le nom de grain d'orge s'applique encore : 1" à une maladie qui attaque fréquemment les cochons î que l'on engraisse, et qui couvre leur corps d'un grand nombre de petites pelotes dures de la grosseur d'un ' grain d'orge ; — 2° à un outil employé dans plusieurs arts : il sert au menuisier pour dégager une baguette ou une autre moulure; le grain d'orge du tourneur a la forme d'un triangle; celui du serrurier est carré; il s'en sert pour percer les pierres.

GRAIMî (de grain), corps reproducteur spécial d'où toute plante tire son origine. C'est l'ovule ( Voy. ce mot) fécondé et arrivé à son entier développement. Entourée du péricarpe, c.-à-d. des parois de l'ovaire développées, la graine constitue l'ensemble appelé fruit ( Voy. ce mot); elle est fixée au péricarpe par un petit cordon, le podosperme ou funicule, attaché en un point, le hile. — La graine se compose de deux parties essentielles : le tégument séminal ou spermoderme, et l'amande. Le spermoderme lui-même n'est pas simple : il est formé de deux enveloppes excentriques, l'une externe, le test; l'autre interne, le tegmen. Le test laisse apercevoir le petit enfoncement appelé micropyle et la trace de l'insertion du funicule, le hile ou ombilic. L'amande est composée aussi de deux parties sans adhérence : 1° l'albumen, qui souvent n'existe pas, qui d'autres fois est double et désigné alors parles noms de périsperme et d'endospenne : c'est l'albumen féculent des céréales qui nous fournit nos farines alimentaires ; l'albumen charnu d'autres plantes nous fournit des matières oléagineuses ; 2° l'embryon, c.-à-d. le corps essentiel, la plante en miniature. On y distingue : un petit prolongement ou tigelle, qui en se développant formera la tige ; une extrémité pointue, la radicule, et un ou deux- renflements charnus, qui ne sont autre chose que les premières feuilles de la très-jeune plante; les cotylédons (Voy. ce mot). La tigelle se termine par une sorte de petit bourgeon, la gemmule. Lorsque l'embryon est plongé dans la masse de l'albumen, on le dit iutraire (Cypéracées) ; il est extraire, lorsque l'albumen ne l'embrasse pas complètement (Graminées). La base de toute graine est son hile : la base de l'embryon est sa radicule. Lorsque la radicule regarde du côté opposé au hile, l'embryon est antitrope, il provient d'un ovule orthotrope, puisque la radicule correspond au micropyle. L'embryon est homotrope, lorsque la radicule regarde le hile; amplittrope, lorsqu'il est recourbé; hétérotrope. lorsque les rapports normaux de la radicule et du micropyle sont altérés. — La vie de la graine comprend deux périodes : 1" la maturation, qui l'amène à son état de développement complet; 2° la germination, pendant laquelle elle développe son embryon en une jeune plante destinée à vivre par elle-même et à produire à son tour de nouvelles graines.

On nomme vulg. Graine à chapelet, ou G. de réglisse, l'Abrus ; G. à dartres, les graines de la Casse et de la Vatérie; G. à vers, le Chénopode etl'Artémise de Judée; G. d'ambrette ou G. musquée, celle de la Ketmie musquée; G. d'amour, le Grémil; G. d'Avignon, le fruit du Nerprun; G. de baume, le Baumier de la Mecque ; G. de capucin, le Fusain ; G. d'écarla'e, G. tinctoriale, la galle du Chêne kermès; G. de gérofle, l'Amome cardamome, le fruit du Myrte et du Campèche épineux; G. joyeuse, la semence du Fenu grec; G. de paradis, celle d'une espèce d'Amome à goût poivré (Voy. Mamguette); G. de perroquet, le Carthame officinal ; G. de perruche, le Micocoulier; G. de psylkon, la semence du Plantain ; G. des

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