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GRAMMAIRIENS

Cantines, celle de l'Alpiste et le Millet des oiseaux; ' G. orientale, le Ménisperme; G. perlée, le Grémil et la Larmille ; G. de Tilly ou des Moluques, le fruit du Croton tiglium; G. de Turquie, le Maïs.

Graine de vers à soie. Voy. Ver a soie.

Graines d'épinards (Êpaulette à). Voy. Epaulette.

GRAINS. Voy. Grain et Céréales.

GRAISSAGE (de graisse), opération qui consiste à interposer entre deux piècesou organes d'une machine un corps qui puisse diminuer le frottement ( Voy. ce mot). On emploie à cet effet le savon, les graisses, les huiles, l'eau, la blombagine porphyrisée, le talc en poudre et même l'air comprimé. Ces substances sont appliquées au moyen d'appareils nombreux, tels que la boite à étoupe, lespaliers graisseurs, les godets graisseurs, les robinets graisseurs, etc.

GRAISSE (de gras ; du b.-lat. grassus, pour crassus), substance solide, d'une consistance variable, fondant à une température peu élevée, tachant le papier, inflammable, insoluble dans l'eau, et que les alcalis convertissent en savon ( Voy. ce mot). — La graisse est logée, chez les animaux, clans les petits sacs formés par le tissu cellulaire (tissu adipeux); mais elle occupe de préférence certaines parties du corps : ainsi, chez les mammifères, elle est abondante sous la peau, à la surface des muscles, autour des reins, à la base du cœur et auprès des intestins. Elle offre des modifications dans les différentes classes d'animaux : chez les herbivores, elle est plus ferme, plus solide, moins odorante que chez les carnivores ; la graisse des oiseaux est fine, douce, onctueuse et très-fusible. — Dans les végétaux, la graisse se rencontre particulièrement dans la graine et quelquefois dans le fruit.

Les graisses s'emploient à mille usages : on les utilise pour la cuisine, pour faire des savons et des pommades, pour fabriquer des chandelles et des bougies, pour graisser les essieux des roues, etc. Les graisses de porc, de mouton, de bœuf, d'oie, etc., sont les plus généralement employées. Les matières grasses produisent sur les étoffes des taches désagréables : on les enlève au moyen de l'éther, de l'alcali volatil, de la benzine, etc. Voy. Dégraissage.

Les graisses sont de vrais sels ou éthers de la glycérine. Voy. Gras (corps).

Graisse des vins, altération du vin qui le rend filant, en lui faisant éprouver une fermentation visqueuse : elle est due à la présence d'une matière azotée, la glaïadine, qu'on élimine en ajoutant au vin une petite quantité de tannin. Voy. Vin.

GRALLAR1E, oiseau, synonyme de Roi des Fourmiliers. Voy. Fourmilier.

GRALLES (du lat. grallœ, échasses), Grallœ, Grullutores, famille d'Oiseaux nommés aussi Échassiers. Voy. ce mot.

GRAMINÉES (du lat. gramen, gazon), famille de plantes Monucutylédones périspermées, se compose d'espèces annuelles ou vivaces, ayant pour tige un chaume creux, entrecoupé de nœuds solides de distance i n distance. Leurs feuilles lancéolées présentent àleur base unegaine fend ne, terminée supérieusement par une petite ligule. Leurs fleurs, disposées en épis ou en panicules, forment, autour d'un axe commun, de petits groupes ou épillets, enveloppés chacune d'une ou de deux écailles qui constituent l'enveloppe appelée ///urne; chaque fleur de l'épillet est aussi entourée d'une ou de deux écailles formant une glumelle, qui quelquefois présente à l'intérieur une ;//umellule, formée de deux petites écailles charnues. En dedans de ces enveloppes se trouvent i rois étamines et un ovaire surmonté d'un Btigmate double et plumeux. Le fruit est un cariopse formé en partie d'un péri* sperme farineux et placé au-dessus île l'embryon. — La famille des Graminées comprend plus de, .'(,000 espèces répandues dans toutes les parties «le. l'uni* vers; elle a été partagée en 13 tribus : Oryzt'es, Phalaruiées, Panicêe3,Stipacées, Agrostidée», An/ndùtacées, Pappophorées, 6hioria4est Àvénacées, l'cs-

lucacées, Bordéacées,Phléoidées, Andropogonées

Plusieurs Graminées, le Froment, le Seigle, l'Orge, l'Avoine, le Riz, le Mais, la Canne à sucre, etc., fournissent à l'homme des substances alimentaires ; les genres Fétuque, Paturin, Vu/pin, Fléole, Floui*, Amourette, etc., donnent le foin dont on nourrit les animaux.

GRAMMAIRE (du b.-lat. grammaria ; du gr. ypât-iu-a, lettre). Dans son acception la plus vaste, c est à la fois la science et l'art du langage : la science, car elle en fait connaître les éléments constitutifs et les principes généraux, en s'appuyant sur les théories qu'elle emprunte à la psychologie et à la logique (Voy. Langage, Proposition;; l'art, car elleen expose les procédés etles règles. — La grammaire est dite^t;nérale, quand elle no s'attache qu'aux principes communs à toutes les langues : particulière, quand elle se borne aux formes propres à un seul idiome; comparée, quand elle met en regard les analogies et les différences de deux ou plusieurs langues. — Toute grammaire traite : 1° du matériel d'une langue : lettres, alphabet, syllabes, accents et signes divers; 2° de la lexiyraphie, c.-à-d. des différentes espèces de mots, de leurs modifications ou inflexions : genres, nombres, cas, personnes, voix, temps, modes, etc. ; 3° de la syntaxe, qui enseigne à unir et à combiner les mots pour exprimer nos pensées; tt" enfin, des idiotismes, de l'orthographe, de la prononciation et de la prosodie.

La grammaire ne commença à former une science à part qu'à l'époque de l'école d'Alexandrie. Elle comprenait alors l'explication des poètes, l'interprétation du sens des mots et les règles de la prononciation [Voy. Grammairiens). 11 en fut de même à Rome et pendant la plus grande partie du moyen âge : Cassiodore met la grammaire au premier rang des Arts libéraux. Peu à peu cependant la grammaire se sépara de la philologie et de la critique littéraire, et devint ce que nous la voyons aujourd'hui. Au xvnr siècle, les travaux des savants de Port-Royal contribuèrent puissamment aux progrès de la science grammaticale : Arnauld, Nicole et Lancelot publièrent une Grammaire générale devenue célèbre et d'excellentes Méthodes (grecque, latine, espagnole et italienne). Après eux parurent en France, Régnier Desmarais,Buffier, l'abbé Dangeau, et pendant lew ni'siicle, l'abbé Girard, d'Olivet, Duclos, lJumarsais, Condillac, de Brosses, Beauzée; vers la môme époque,. L'Anglais Harris publiait sous le titre d'Hermès une grammaire générale estimée. Le xixe siècle n'a pas été moins fécond que ses devanciers : aux continuateurs de Condillac, Destutt de Tracy, S. de Sacv, succédèrent en France, les travaux de Lemare, de Marie, Girault-Duvivier, Burnouf et ceux de MM. Jullien, Guessard, Baudry, M. Bréal, Brachet, etc. Quant à l'enseignement classique, il est encore soumis en France aux grammaires de Utomond complétées et améliorées par les travaux consciencieux de MM. Dutrey, Deltour, Guérard, Léclair, etc. — En Allemagne, les progrès de la grammaire ont suivi eeu\ de la linguistique. Les travaux dus à \A ■lung, Bel nhardy, Reinbeck, Jacob, Becker, Iiuttmann, Matthias Grimm, et plus récemment a F. Bupp, Curtius, Corssen, Zeuss, Diez, Scbleicher, etc., ont renouvelé complètement la science grammaticale. — Noir : Egger, Fssai sur les théories granUmatiealei Cunttquitè 1854 ; Ch. Thurot, J nuscrits latins pour servir à l'histoire d grammaticales au moyen Age (186(J); Ch. Livet, la G ru unitaire et les Grammairiens au xu' steele, etc. Vby. aussi Lim.i isi nu r.

GRAMMAIRIENS. Ce mot, qui désigne auj. ceux qui se livrent spécialement à l'étude de la grammaire et au soin d'épurer et de réformer le langage (Voy. Gn imuairb), désignait chez h mains des savants qui étaient à la fois philo! critiques et grammairiens : ils commentaient ciens auteurs, les corrigeaient, les expliquaient et M

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