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GUÊPIER

f, F ERRE.

GUERRES (du persan ghebar), adorateurs du feu. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

GUÈDE ou voi'Ède (orig. germaniq.), nom vulg. de la plante tinctoriale appelée Pastel. Voy. ce mot.

GUÊMUL, espèce du genre Cerf. Voy. Cèpe.

GUENON (de l'ancallem. g-wentt, femme). Ce mot qui, dans l'usage vulgaire, est donné h toute femelle de singe, désigne, en Zoologie, un genre de Singes de l'ancien continent, de la tribu des Pithécins, qu'on nomme aussi Cercopithèques, c.-à-d. singes à queue. Ces singes sont caractérisés par des formes grêles, une longue queue, un museau court et un nez peu saillant : ils ont des callosités et des abajoues ; leur taille varie de 0°ViO à 0m,60. Jeunes, ils s'apprivoisent avec facilité ; mais ils deviennent indociles en vieillissant. Ils sont originaires d'Afrique, où ils vivent en troupes, dans les forets, avec des sentinelles toujours en faction. A l'approche du danger, ils se réfugient sur les arbres, d'où ils assaillent l'ennemi d'une grêle de fruits et de branches cassées. — Principales espèces: la G. mone (G. mono), pelage marron, le dessus des extrémités noir, et deux taches blanchâtres sur chaque fesse ; la G. callitriçhe (C. sabceus), dite aussi Singe vert ou Singe de St Jacques, verdâtre en dessus, blanche en dessous, face noire, le bout de la queue jaune; le Talapoin{C.metarhinas), nez noir; VAscagne ou Blanc nez {C. petaurista);\& G. à long nez (C. nydituns) -Je Moustac (C. cephus), de petite taille; le Grivet (C. griseo-viridis) ; le Vervet (C. pygerythrus) ; le Malbrouc (C. eynosurus) ; le Patas (C. ruber), etc.

GUEPARD, Felisjubata, dit aussi Léopard à crinière et Tigre des chasseurs, sous- genre de la famille des Félidés, se distingue des Chats propr. dits par ses ongles non rétractiles. Le Guépard habite l'Asie et l'Afrique. Il est de la taille de la panthère, mais il a le corps plus élancé et la tête plus petite. Sa peau est d'un blanc jaunâtre, parsemée de taches noires et rondes. On l'apprivoise et on le dresse pour la chasse de la gazelle.

GUEPE, Vespa, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Diploptères, type de la tribu desGuêpiaires : mandibules courtes, mâchoires allongées,antennes coudées, et jambes postérieures pourvues de deux épines à l'extrémité. Leur couleur est noire ou brune, mélangée de jaune. Les guêpes vivent en société comme les abeilles et les fourmis, et construisent, comme les premières, des ruches appelées guêpiers. Leur aiguillon verse dans les piqûres qu'il a faites un liquide très-venimeux. On distingue: les Guêpes propr. dites, les Épipones et les Polistes. — Parmi les premières, la G. commune (V. vulgaris), longue de 0m,018, établit son nid dans la terre, et le construit d'une substance papyracée d'un gris cendré. Ce nid est souvent situé a plus d'un mètre de profondeur, et renferme plusieurs milliers d'individus. La G. frelon (V. crabro), longue de 0'u,025, et bien connue dans les campagnes pour les ravages qu'elle fait dans les ruches d'abeilles, construit son nid dans les trous de murailles et les arbres creux : il est rond, composé de brins de bois et de paille, extrêmement friable et recouvert d'une espèce de toiture; il n'a qu'un ou deux rangs de cellules et ne contient jamais plus de 200 individus. Au commencement de l'hiver presque toute la colonie meurt et il ne reste que quelques femelles fécondées qui la renouvellent au printemps. — Voy. ÉPIPONE et Poliste.

GUÊPIER, Merops, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, famille des Syndactyles : corps effilé, paré de couleurs agréables ; tête arrondie et couverte de plumes ; col court; bec allongé et aigu ; jambes courtes et dépourvues de plumes. Ces oiseaux habitent les régions les plus chaudes de l'ancien monde, et vivent d'abeilles et de guêpes. Une espèce de nos pays, le G. commun (M. apiaster), long de O^^O, aie front blanc, nuancé de verdâtre ; le derrière de la tête et le haut du dos, de couleur brune, et le reste

du dos, d'un roux jaunâtre ; sa gorge est jaune, son bec noir, sa queue verdâtre, et ses pied' uruns.

c.ii' nid ou ruche des guêpes. Voy. Gièpe.

GUE T (du l&t. Vèrvactum, jachère). Ce mot désigne, 1 une terre labourée sans être cependant ensemencée ; 2° une terre inculte et incapable de rien produire ; 3° un champ laissé en repos après avoir été cultivé. — En Poésie, guéret est synonyme de champs ou de moissons.

GUÉRILLAS (de l'espag. guerrilla, petite guerre), nom donné en Espagne aux bandes de partisans qui font la guerre de montagne et d'embuscade. Voy. ce mot et Miquei.ets au Dict. d'Hist. et de Géogr.

GUÉRITE (de l'anc. catalan guarita, refuge), petit réduit de bois ou de pierre servant de refuge aux factionnaires et aux gardiens militaires ou civils. — En Architecture, on nommait éckauguettes,SQ moyen âge,depetitesguéritesen pierre, construites en saillie et en encorbellement, soit au sommet des tours ou près des portes des forteresses et donjons, soit aux angles des courtines.

GUERRE (du b.-lat. werra ; orig. germaniq.). On distingue: guerre offensive zt guerre défensive; guerre de campagne et guerre de siège, tous mots qui se définissent d'eux-mêmes.

Dans l'Histoire, on connaît des guerres sacrées, des guerres de religion, des guerres sociales, des guerres privées, etc. Voy. ces mots au Dict. d'Hist. et de Géogr.

L'histoire de la guerre remonte aux premiers âges du monde. Les Assyriens et les Perses se firent remarquer de bonne heure par leurs nombreuses armées, leur cavalerie et leurs chars armés de faux; les Indiens, par leurs éléphants. En Europe, cet art fit de grands progrès, d'abord en Grèce,chez les Spartiates, les Athéniens,les Thébains,et chez les .Macédoniens, inventeurs de la phalange; puis chez les Romains, qui créèrent la légion et perfectionnèrent les armes de jet et cellesde main. L'invasion des Barbares fut une époque de décadence pour l'art de la guerre; au moyen âge, la chevalerie n'offrit pour ainsi dire que de brillants faits d'armes, des traits de bravoure isolés; mais nul esprit d'ensemble, nulle idée de tactique. Au xve siècle, l'invention de la poudre à canon révolutionna l'art de la guerre et rendit inutiles les pesantes armures du moyen âge. Le xvnc siècle fut l'époque des grandes manœuvres, des guerres longues et systématiques, des sièges savants ; au xvme siècle, Frédéric le Grand, en instruisant mieux ses soldats, put étonner ses rivaux par la promptitude de ses mouvements et la hardiesse de ses opérations; cependant il fallut les guerres de la République et celles de l'Empire pour qu'on sortît du système de lenteur et de combinaisons prudentes usité jusqu'alors. Napoléon Ier enseigna à agir par masses compactes de manière à frapper des coups décisifs, à diviser les forces de l'ennemi, à l'isoler de ses ressources, à le troubler par des marches hardies et rapides, en même temps que par l'ensemble des attaques. De nos jours, l'emploi des voies rapides pour transporter sur un point donné des forces considérables, la précision et la puissance de portée données aux armes k feu, enfin les progrès de la marine à vapeur ont eu pour effet de rendre la guerre plus meurtrière, mais aussi plus promptement décisive et par là moins désastreuse.

Arrien,Polyen, Élien,Onosander, l'empereur Léon, chez les Grecs; César, Végèce, Frontin, Modestus, parmi les Romains, ont écrit sur l'art de la guerre. Chez les modernes, on estime surtout les traités de Guibert, Folard, Ternay, Turpin de Crissé, Puységur, Koch, Jomini, Rogniat; ainsi que les mémoires de Montecuculli, de Frédéric le Grand, du maréchal de Saxe, de l'archiduc Charles et de Napoléon Ier. Voy. Stratégie, Tactique, etc.

La guerre est un fléau que les amis de l'humanité ont de tout temps cherché à combattre, ou du moins à restreindre : c'est dans ce but que furent établies les amphtcfyonies des Grecs, et les trêves de Dieu au moyen âge. Dans les temps plus rapprochés d'*

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