‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 734 sur 1672 · GUIDE · texte numérisé non relu

GUIDE

nous, on a vu les Quakers anathématiser la guerre, et refuser obstinément d'y prendre aucune part ; au siècle dernier, l'abbé de St-Pierre crut avoir trouvé, dans la création d'un tribunal suprême des nations, le moyen d'assurer l&paixperpétuelle ; enfin, de nos jours, il s'est formé un congrès de la paix {Voy. paix), qui, s'adressant à la raison publique, unit ses efforts à ceux des économistes pour démontrer que la guerre, lorsqu'elle n'est pas faite pour la légitime défense de l'État, mais pour la satisfaction d'une politique égoïste et ambitieuse, est à la fois contraire au droit international et à l'intérêt public. , Un décret du 18 février 1876 a créé à l'aris une Ecole supérieure de tu guerre destinée à suppléer à l'insuffisance de l'effectif du corps d'Êtat-major.

Commissaires des guerres. Voy. Commissaire.

Conseils de guerre. Voy. Conseil.

Décime de guerre. Voy. Décime.

Déclaration de guerre. Voy. Déclaration.

Dépôt de la guerre. Voy. DÉPÔT*

Ministère de la guerre. Voy. Ministères.

GUET (de l'anc. ht-allcm., w«A<«),troupechargée avant 1789 de la police de sûreté dans les villes de France, notamment à Paris. Son organisation date de 1254, sous St-Louis. Le guet fut alors divisé à Paris en guet royal, composé de 20 sergents à cheval et de Z|0 sergents à pied ; et en guet assis ou des mestiers, ne comptant que des bourgeois et gens de métiers ; le premier, chargé de parcourir la ville pendant la nuit; le second stationnant dans les corps de garde pour prêter au besoin main-forte au guet royal. L'un et l'autre avaient pour chef un officier, ditc/ieraferf/w guet : cette charge, qui conférait certains avantages, fut abolie en .1733. Le guet de Paris était formé en 1789 de deux compagnies de 69 hommes appelés archers\ de 111 cavaliers et d'une troupe de 852 fantassins. L'Assemblée constituante, en détruisant le guet, le remplaça par la gendarmerie. Voy. ce mot.

Mot du guet. Voy. Mot d'ordre.

Gl'ET-APE.NS (pour guet 0]>ensé,c.-b.-d. prémédité). Aux termes du Code pénal, art. 298, le guetapens consiste à attendre un individu dans le but de lui donner la mort ou d'exercer sur lui des actes de violence. Le guet-apens entraîne l'idée de préméditation et devient une circonstance aggravante de tout crime ou délit ; un meurtre avec la circonstance du guet-apens est puni de mort. Les coups et blessures faits dans les mêmes circonstances sont punis des travaux forcés à perpétuité, s'ils ont occasionné la mort, et des travaux forcés à temps, s'ils ont occasionné une incapacité de travail de plus de 20 jours. S'ils n'ont été suivis ni de maladie ni d'incapacité de travail, ils sont néanmoins punis d'un emprisonnement de 2 à 5 ans et de 50 à 500 fr. d'amende.

GUETUES (mot d'origine inconnue, ou venant du lat. vestiaria). Les guêtres couvrent la jambe depuis le genou jusqu'au coude-pied, et se ferment sur le côté extérieur, avec des boutons; on appelle demiguêtres celles qui ne montent que jusqu'au mollet. Les guêtres ont précédé les bas : auparavant on se servait de bandelettes ou de lanières pour s'envelopper les jambes. Les anciens ont connu les guêtres bous 1" nom de tibialia ; mais l'usage était loin d'en être général. Aujourd'hui les soldats de presque toutes les nations portent des demi-guet res, dit es y //t7/ w, en cuir, en drap et en toile.

GUETTEUR (de guetter . On appelle ainsi : 1° les

hommes placés -sur des émmences au bord dis côtes pour signaler les bâtiments, ainsi (pie leurs manœuvres (Voy. Si'mai'iiure; ; 2° L'homme qui se tienl dans un beffroi ou un clocher pour signaler les in cendies. \u moyen âge, il y avait des guetteurs dans

tOUS les châteaux et les pfaceB fortes pour signaler l'approche île l'eiineini.

GUEULARD (de gueule)^ partie supérieure d'un haut fourneau. Ces! par cette ouverture qu'on introduit le minerai el le charbon. Voy. foi uni m .

GUEL'LE (du lat. gulu). Ce mot, qui au propre

désigne la bouche de certains animaux, se dit, en Botanique, de la fleur de certaines plantes, composée de deux lèvres qui forment une' espèce de gueule, comme la Gueule de loup ou G. de lion, qui est le Muflier (Voy, Moflier). — En Conchyliologie, on nomme Gueule de souris, le Mytile marin; G. noire, le Strombe. — En Ornithologie, on appelle Gueule de four la Mésange à longue queue.

Dans la Marine, on nomme gueule de loup une entaille angulaire faite dans l'extrémité d'une pièce de bois, pour qu'elle puisse embrasser l'angle plan de deux faces adjacentes d'une autre pièce.

gueules. Dans le Blason, ce mot (de l'arabe ghul, rose, ou du lat. gulœ, bordure de pelleterie, collet teint en rouge), exprime la couleur ron<:e. C'était la plus honorable detoutes et elle n'était portée que par les princes ou ceux auxquels en était spécialement octroyée la permission. Elle exprimait la valeur, la justice, l'amour de Dieu, etc. Les d'Albret, les Noailles, les Rohan,les Rochechouart, etc. .portaient leurs armes sur un champ de gueules. — A défaut de couleur, l'émail de gueules est représenté par des hachures verticales tracées sur le fond de l'écu.

GUEUSE (de l'allem. Guss, fonte), nom donné au fer fondu tel qu'on le coule dans le sable au sortir du fourneau de fusion. Voy. Fonte.

GUEVEI, Antilope pygmœa. Voy. Antilope.

GUI (du lat. viscus), Viscum, plante ligneuse qui vit en parasite sur les autres arbres, est un genre de la famille des Loranthacées ; tiges souvent articulées ; feuilles quelquefois nulles ou squammiformes, portant des fleurs unisexuelles monoïques ou dioïques; le fruit est une baie pulpeuse et monosperme. L'espèce principale est le Gui Liane ( V. alhum), qu'on trouve très-rarement sur le chêne, mais communément sur le pommier, le poirier, le frêne, le peuplier, le saule et le pin. Le gui est très-nuisible pour le cultivateur. Il se nourrit au détriment de la branche sur laquelle il croît, et la fait périr. Ses feuilles sont amères et mucilagineuses ; elles ont été préconisé* s comme antispasmodiques. Les grives sont friandes de ses baies; celles-ci servent, ainsi que l'éco faire de la glu. — Les autres espèces sont pour la plupart exotiques : on trouve cependant dans le midi de la France le Gui de Foxycèdre.

Le gui du chêne était l'objet de la vénération îles Gaulois. Au commencement de l'année, le chef des druides, accompagné de ses prêtres, se rendait dans une forêt consacrée, et là, vêtu de blanc et eu présence du peuple, il montait sur l'arbre et coupait le gui av< une serpe d'or; ensuite, il immolait deux taureaux blancs. Suivant les Gaulois, le gui était un remède contre tous les maux et un préservatif contre tous les poisons. L'eau dans laquelle le gui avait trempé possédait la double vertu de purifier l'âme et de guérir le corps. Longtemps encore, au moyen âge, et quand on ne cueillait plus le gui en signe du renouvellement de l'année, on a dit en France à oui l'an neu, comme synonyme de fête du jour de l'un.

gui ou rôme. Entermcsde Marine, on nomme ainsi une grande vergue en arc-boutantqui serl a déployer la ralingue inférieure de la brigantine. Le gui tient par un bout au màt d'artimon ; par l'autre, il sort d'un quart de sa longueur en dehors du bâtiment.

GUIBRE, charpente placée en saillie devant l'étrave d'un bâtiment et qui sert à consolider I

de beaupré : on y sculptait autrefois une gutvrt ou

poisson ; on la nomme aussi éperon,

GUICHET (île guiche, porte ; du wallon, U petite porte pratiquée dans une grande, notamment

dans une perte de ville ou dans une perle ,1e n]

d'où le nom de guichetier pour geôlier. Voy. Prison. GUIDE (orig. germaniq. . Outre les guides si nécessaires aux voyageurs dans les paysde forêts et de montagnes, et les hommes qui conduisent les corps

d'armée d'uni' localité' à une autre, il faut disiin

l" les guides, sous-officiers portant un guidon -ce mol , el sur lesquels lesautres sous-officii

GUILLAGE.

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