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GUIPURE

GUIT-GU1T.

servent à préparer des infusions pectorales, et la racine mondée est la base de la/id/e et du sirop de guimauve. Les fibres de la tige servent à faire de la filasse et un papier pour calquer. La G. à feuilles de chanvre (A. cannabinum) est également textile. — On réunit ordinairement au genre Althœa, le genre Al- <eo,quien est très-voisin et auquel appartient la Rose trémicre. Voy. Alcée.

On nomme G. veloutée et G. royale deux espèces de Ketmie, ['Hibiscus nbclmoschus et 17/. syriacus ; G. potagère, une Corète, le Corchorus olitorius ; Fausse guimauve, une espèce de Liseron.

GUIMBARDE (orig. inconnue), instrument de Musique, se compose d'une petite branche de fer pliée en deux comme ces tire-bouclions dont le manche se replie sur la vis et d'une languette d'acier qui fait ressort. On tient L'instrument entre les dents et les lèvres : les sons s'obtiennent en agitant la languette avec le doigt et en modifiant ses vibrations par le jeu des lèvres. Pour exécuter un air, il faut au moins deux guimbardes.Un Allemand, nommé Scheibler ou Scheiler, a uni jusqu'à douze guimbardes, au moyen d'un anneau qu'il appliquait à sa bouche et dont il dirigeait le mouvement selon les sons qu'il voulait obtenir ; il a donné à cet instrument le nom à' aura et a écrit une méthode de guimbarde. — La guimbarde est d'origine fort ancienne ; on l'a trouvée en Asie comme en Europe; elle fait les délices des habitants du Tyrol et de la Hollande. Les Anglais l'appellent jew's harp, harpe de Juif.

Jeu de la guimbarde, jeu de cartes dans lequel la dame de cœur, dite guimbarde, est la carte la plus importante. Voy. Mariée (jeu de la).

guimbarde, grand chariot à quatre roues et couvert qui sert au transport des marchandises.

GUIMPE (de l'allem. Wimpel, voile), morceau de toile qui fait partie de la toilette des religieuses : la guimpe couvre le col et la poitrine, et quelquefois encadre le visage. Les femmes du monde portent aussi des collerettes en forme de guimpe.

GUINDAGE(de^umrf?r;deranc.ht-aUem.U)thdan).

Dans la Marine, le guindaye, ou action de guinder, consiste à hisser sur les bas-mâts les mâts de perroquet ei de cacatoès. C'est aussi l'action de charger et décharger les bâtiments, ce qui se fait au moyen de cordages assemblés par une poulie. — On nomme guindani la plus grande hauteur à laquelle on puisse élever une voile : on dit aussi leguindant d'un pavillon. — Le guiudnl est une machine à hisser les fardeaux et le guindeau une sorte de cah stan horizontal. — Enfin, la guinderesse es1 la corde, le gros cordage qui sert à guinder les hauts-mâts.

GUINÉE, monnaie d'or très-usitée en Angleterre, et qui, avant 1816, équivalait à 21 SCheltingS, mais qui, aujourd'hui, n'en vaut plus que 20. La Ve valait en monnaie française, 20 fr. 17 c, et la 2e vaut 25 fr. 21 c. — Les premières guinées furent frappées sous Charles II, avec de l'or importé de Guinée.

Guinée, toile de coton assez fine, rayée bleuet blanc, qui vient des Indes orientales, principalement de Pondichéry, et qu'on importe en grande quantité au Sénégal et en Guinée. On fabrique aussi cette espèce d'indiennes dans plusieurs villes de France, parttCUment à Rouen.

GUINETTE, ancien nom de l& Pintade, dite aussi l'unie de Guinée,

GUING AMADOU OU cinnn db <",u i xm . I'. MTRICA.

GUINGAMP OU Gl im;\n, toile de coton très Mue et très-lustrée, qu'on fabrique à Guin tes-du-

Nord , et dont on fail des robes. — On a donné le môme nom à une toile de coton de Pondichéry, parfoi • ne lée de fils d'écorce,

GUIPURE (de guiper \ de l'anc. ht-allem., wèban, tisser), espèce de dentelle, fort belle, forl riche, soit en til, soit en soie, où il entre de la cortisone ! Voy. ce mot). Les guipures étaient autrefois d'un grand emploi, notamment sur les jupes. Négligées depuis, elles sont redevenues de mode aujourd'hui. L'Église

n'a jamais cessé de faire usage des guipures pour ses costumes de luxe.

Guiper, c'est aujourd'hui faire de la guipure ou imiter la guipure par une broderie et sur le vélin; mais, primitivement, ce fut faire du guipé. Le guipé consistait, étant donné un fil de deux brins ou davantage déjà tordus ensemble, à faire passer sur ce fil un nouveau brin qui s'enroulait autour de lui en spirales dont le pas (comme un pas-de-vis) était uniforme sur un même guipé.

GUIRACA, genre d'Oiseaux d'Amérique, de l'ordre des Passereaux conirostres et analogues à nos Gros-becs: bec court, bombé, à côtés renflés, à bords rentrés et lisses; mandibule supérieure éebani la base; ongles petits et faibles. Ils sont granh Les principales espèces sont -AeGros-bec rose-gorge, de la Louisiane; le Cardinal, de l'Amérique septentrionale; le Bouvreuil bleu, de la Caroline, e( le Grosbec bleu de ciel, du Brésil.

GUIRLANDE (de l'ital. ghirlanda), cordon de verdure et de fleurs auquel on donne toute espèce de formes, mais surtout celle de l'arc de cercle, soit simple, soit multiple (elle forme alors des festons), et celle de la spirale (p. ex. lorsqu'elle s'enroule autour d'un thyrse, d'une colonne). Les guirlandes figurent comme décor de monuments et dans la toilette des femmes. — Par extension, on dit guirlande de perles, guirlande de pierreries.

En Marine, les guirlandes sont des pièces de bois de longueurs et de courbures diverses qui forment des liaisons aux bouts des ponts des bâtiments, et particulièrement de l'avant de ces bâtiments, où elles sont placées horizontalement.

GUISARME, hache à deux tranchants, qui servait d'arme de guerre au moyen âge.

GUITARE (du gr. xiGàpa), instrument de Musique à 6 cordes (jadis 5j, ayant la forme d'un violon trèsépais et très-gros, à table plate et sans chevalet ; elle est percée, au milieu, d'un grand trou circulaire, dit rosuce. De ses 6 cordes, 3 sont en soie revêtue de laiton et se nomment bourdons, 3 sont en boyau (ce sont les plus aiguës). On les nomme, en partant de lu plus grave (dite sixù a, re,

. mi, etc. De l'une à l'autre, on compte toujours une quarte, sauf de la 2e a la 3'', où l'intervalle est d'une tierce majeure. Les sons s'obtiennent en pinçant avec la main droite les cordes, que pressent les doigts de la main gauche. Des divisions établies le long du manche de l'instrument, et correspondant à autant de demi-tons, facilitent l'exécution. La guitare ne sert guère qu'à accompagner la voix. Cet instrument offre peu de ressources : il est mo- . ses arpèges fatiguent vite, les sons en sont le chevalet semble empêcher toute.

sonorité; d'ailleurs tous les tons ne sont pas également faciles sur la guitare. Pour parer à cet inconvénient, on a recours à un petit mécanisme qu'on adapte au manche, et qui, haussant tout le système d'un ton 1 1 demi, transforme le do en m, ou bien à la scordatura (désaccordage), qui n les sons que d'un demi-ton. On appel:

isto un genr< particulier à la guitare,

qui consiste à appuyer l'index de la main gauche sur deux, trois cordes eu même plus, a la rois: c'est un moyen de simplifier l'exécution de certt i is passages difficiles.— La guitare est on des p anciens] instruments. Les Maures l'ont Importée i n Es où elle n'a pas cessé d'être en vogue, il exis enonn

celles de Louis de Milan (1534 ■ et de il- nri de Valderrabano 1547 : les dernières et les meilleures; celles de Soi-, ^guado. Caressai, etc.

(,i 1 1 i.i 1 1 , ' 'a t ;". genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres, famille des Grimpereaux, renferme des espères propres à l'Amérique méridionale: bec long et grêle, aigu à la pointe, recourbéi te <H\ isée en deux Blets ; ailes sis nus et courts. Les guit-guitl

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