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GYMNASTIQUE

vivent par troupes ; ils ont un riche plumage, et se nourrissent d'insectes et de l'espèce de miel qui découle de la canne à sucre. Le Guit-guit bleu, dit aussi Sucrier et Grimpereau du Brésil, qu'on trouve aux Antilles, à la Trinité et à la Martinique, est long de •O^IO, d'un bleu lustré, avec un bandeau d'un noir velouté sur les yeux. Le G. noir bleu, de Cayenne, est un peu plus petit.

GUIVRE, serpent. Voy. Givre.

GULD, gulden, guilder (de gold, or), nom qu'on donnait en Allemagne à diverses monnaies d'or, de même valeur à peu près que le florin { Voy. ce mot). — Aujourd'hui, c'est encore une monnaie des Pays- Bas. On distingue le drie gulden de 1818 qui vaut 3 florins (6 fr. 41 c), et le gulden de 1848 qui en vaut 2 et demi (5 fr. 26 c).

GULF-STREAM. Voy. Courants marins.

GUTTA-PERCHA (du malais getah pertjach, gomme de Sumatra), substance gonimo-résineuse fournie par un grand arbre de la famille des Sapotacées, Ylsonandra percha, qui croît dans la presqu'île de Malacca et dans les îles de l'Asie, surtout à Sumatra. La gutta-percha se présente sous forme de masses plus ou moins épaisses, rousses ou grisâtres; épurée par plusieurs lavages, elle devient poreuse, molle, adhésive ; on peut à volonté la réduire en lames, l'étirer en tubes, la mouler, la souder, etc. Refroidie, elle offre une solidité et une ténacité très-grandes; mais elle n'a pas l'élasticité du caoutchouc. En mêlant ces deux substances dans la proportion de 1 p. de gutta-percha et de 2 p. de caoutchouc, on obtient une matière très-résistante qui convient pour les objets qui exigent plus de rigidité que le caoutchouc. On en fait des tubes, des lanières, des courroies, des vases ; on s'en sert pour envelopper les fils télégraphiques sous-marins, etc. La gutta-percha est inattaquable à l'eau froide, aux alcalis et aux acides; toutefois l'acide chlorhydrique concentré donne avec elle deux composés chlorés. La gutta-percha est un mélange complexe de diverses substances, mais on y a distingué deux hydrocarbures, Yisoprène [C5H8], et le caoutchene [G|0H16], et deux substances oxygénées auxquelles on donne les formules [('Cl0Hl6)2O] et [C,0Hi6OJ.

Depuis longtemps, les Asiatiques emploient la gutta-percha. On n'a guère commencé à l'exporter en Europe qu'en 1844- Singapore et Pinang sont les principaux entrepôts de cette marchandise.

GUTTE (gomme), du malais getah, gomme. Voy. Gomme.

GUTTIER, Garcinia, genre de la famille des Clusiacées, se compose d'arbres à feuilles opposées, coriaces, brillantes, et à fleurs terminales axillaires. On les cultive aux Indes orientales, à Ceylan et dans plusieurs pays de l'Asie. L'espèce type est le G. gommier {G. cambogia), quia le bois blanchâtre, revêtu d'une écorce noirâtre en dessus, rouge en dessous, et qui laisse découler par incision une liqueur visqueuse, inodore, donnant par voie de siccité une gomme-résine opaque, de couleur jaune safrané, que l'on pense être X^gomme-gutte du commerce. Le fruit de cet arbre se mange. Jl est jaunâtre, gros comme une orange, et légèrement acide et astringent.

GUTTIFÊRES (de gomme gutte), famille de plantes établie par A.-L. de Jussieu, et qui avait pour type le genre Guttier [Garcinia), a été partagée depuis en plusieurs autres, dont la principale est celle des Clusiacées. Voy. ce mot.

GUTTURAL (du lat. guttur, gosier), qui a rapport au gosier. On nomme fosse gutturale l'enfoncement qui se trouve à la base du crâne, entre le grand trou occipital et l'ouverture postérieure des fosses nasales; conduit guttural du tympan, la trompe d'Eustache {Voy. ce mot); hernie gutturale, le goitre ; toux gutturale, la toux occasionnée par l'irritation du larynx ou delà trachée- artère; artère gutturale, une artère qui dépend d'une branche de

la carotide externe, et se distribue à la partie supérieure de la glande thyroïde et du gosier.

En Grammaire, on appelle lettres gutturales celles qui se prononcent du gosier : g dur, c dur, k, q, h aspiré sont des lettres gutturales. L'arabe, l'espagnol et l'allemand ont beaucoup de sons gutturaux. Voy. CO!\SONNE.

GUZLA, instrument de musique : c'est un violon réduit à sa plus simple expression, puisqu'il n'a qu'une corde de crins tressés. On le fait vibrer avec l'archet. Les Illyriens regardent la guzla comme leur instrument national, et ils aiment à en accompagner leurs chants.M. Mérimée a publié, sous le titre de Guzla, un recueil de prétendus chants illyriens (1827;.

GYMNARQUE (du gr. yv|j.v6:, nu, et àpxéç, rectum), Gymnarchus, genre de Poissons malacoptérygiens apodes, de l'ordre des Squamodermes, famille des Anguilliformes, établi pour un poisson du Nil, caractérisé par l'absence de nageoire à l'anus et à la queue qui se termine en pointe.

GYMNASE (du gr. yvfivàuiov). Les gymnases de l'ancienne Grèce étaient de vastes édifices où l'on se livrait aux exercices du corps. Un gymnase complet se composait de 12 divisions : 1° le portique, où causaient les hommes mûrs, les philosophes; 2° \'éphébéion, où s'entretenaient les jeunes gens qui ne voulaient pas, pour le moment, prendre part aux exercices; 3° le gymnastérion, ou apodytérion, où l'on se dépouillait de ses vêtements; 4° l'aléiptérion, où l'on se frottait d'huile ; 5° la palestre, où l'on se livrait à la lutte ; 6° le sphéristérion, ou jeu de boule ; 7° de grandes allées sablées; 8° les xystes d'hiver, ou galeries couvertes pour la promenade pendant l'hiver ; 9° les xystes d'été; 10° les bains; 11° le stade, pour la course; 12° le grammatéion, ou archives. Un directeur, appelé gi/mnasiarque, surveillait tous les exercices. — On donne, encore aujourd'hui en France le nom de gymnases aux établissements oùl'on s'exerce à la gymnastique. Voy. ce mot.

En Allemagne, on nomme gymnases les établissements d'instruction de degré secondaire. Le chef se nomme gymnasiarque, ou mieux recteur. Les deux objets principaux de l'instruction sont, comme chez nous, la philologie et les sciences, tant mathématiques que physiques.

Les gymnases militaires sont, en France, des établissements consacrés à l'instruction de l'armée dans la gymnastique. Le plus important est l'école normale de gymnastique, établie aux redoutes de la Faisanderie et de Gravelle, près Vincennes, et qui tout en étant affectée à l'instruction des troupes de la lrc division militaire, a surtout pour objet de fournir des professeurs aux autres gymnases.

GYMNASTIQUE 'du gr. yvu.va<7Tiy.6ç), art d'exercer le corps pour le fortifier. On distingue : 1° la G. générale, qui comprend tous les exercices du corps : les exercices a< tifs, la marche, le saut, la danse, l'escrime, la natation, la paume, le maniement des haltères, mils, etc.; les exercices passifs, la vectatioa en voiture, en litière, en bateau, etc.; les exercices mixtes, l'équitation, la balançoire, le jeu de bagues, le canotage, etc. ; 2° la G. partielle, destinée à développer certains organes, certaines parties du corps dont l'accroissement se trouve retardé par unecause quelconque Vo>j. Hygiène, Orthopédie, etc.

La gymnastique jouait un rôle considérable dans l'éducation ancienne, surtout en Grèce, et particulièrement à Sparte. Le saut, la course, la lutte, le jet du disque ou du javelot, le pugilat, en étaient h'S principaux exercices. On distinguait la G. civile, à laqui livraient tous les jeunes gens sans distinction et la G. athlétique, comprenant l'ensemble des exercices auxquels se vouaient spécialement les athlètes (Voy. ce mot). Négligée depuis la chute de la civilisation grecque, la gymnastique n'a été remise en honneur que vers le commencement de ce siècle. Au xvie siècle, Rabelais et Luther l'avaient inutilement recommandée ; au xvme siècle, les écrits de Desessarts et de

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