GYMNOTE
GYIUN.
J.-J. Rousseau y ramenèrent les esprits. Cultivée d'abord en Angleterre, puis en Allemagne (en Saxe, en Saisse, en Prusse), où elle s'introduisit de bonne heure dans l'enseignement officiel; appliquée en Suède, par le docteur Ling, au traitement des maladies; recommandée en France dès 1803 par L.-F. Jauffret et Amar Durivier pour les établissements d'éducation, elle ne commença à être mise en pratique chez nous qu'en 1818, lorsque le colonel Amoros eut établi dans la plaine de Grenelle son gymnase normal, civil et militaire La méthode de ce dernier, perfectionnée par M. Laisné, fut introduite en 1847 à l'hôpital des enfants malades de la rue de Sèvres. Depuis .MM. Triât, Paz, etc., y ont apporté de nouveaux perfectionnements. Aujourd'hui, presque toutes les maisons d'éducation, même celles de filles, ontdes cours de gymnastique. I n décret du 3 février 1869 a organisé l'enseignement régulier de la gymnastique dans les lycées et collèges, ainsi que dans les écoles primaires communales. — Voir sur ce sujet : Amoros, Manuel fie gymnastique; Laisné, Gymnastique pratique (1850) et Application de la gymnastique à la médecine (1865) ; P. -H. C\ias,Càîlisthénie (18^3), ouvrage particulièrement consacré aux jeunes filles; Ph.Bérard, Bouvier, Mi lia ire t, Rapports sur /'enseignement de la g)/mnastigue{l&5!i et 1869; ; Dr Demarquay, Histoire de la gymnastique, etc.
GYMNÈTRE (du gr. yup.v6;, nu, et r,Tpov, basventre, c.-à-d.sans anale), Gymnetrus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Ténioïdes : corps allongé et comprimé; nageoire dorsale régnant tout le long du dos, nageoire caudale s'élevant verticalement au-dessus de la queue, absence d'anale. Le Gymnètre fautx [G. glaaius), de la Méditerranée, est long de O"1, u5, trèsplat sur les cotés, argenté, avec les nageoires rouges. Sa chair ressemble à celle de la morue.
GYMNOCARPES (du gr. yvu.v6ç, nu, et xapTcôr, fruit), dénomination proposée par de Mirbel pour désigner les fruits qui sont souciés avec un organe accessoire, par opposition aux Angiocarpes qui sont masqués par quelque organe de la fleur.
GYMNOCLADE (du gr. yuuvoç, nu, et x).acôô:, rameau), Gymnocladus, genre de la famille des Césalpiniées, renferme des arbres peu élevés, à feuilles bipennées, à fleurs dioïques ou polygames, et à légume pulpeux. Le G. dioique ou Clur./t du Canada, est un joli arbre, à branches courtes et à feuilles trèslongiies. Le G. d'Arabie a des rameaux verdàtres et cotonneux.
GYMNODONTE8(dugr.Yuu.voç,nu,et68oû:,dent), famille de Poissons plectognathes, de l'ordre des Ostéodermes, dont toutes les dents sont comme souensemble. Elle comprend les genres Dtudon, Triodon, Tétrodon, Môle, etc.
GYMNOGRAMMA (du gr. yuuvô:, nu, et YpajjwY), ligne), genre de la famille des Fougères, tribu des Pnlypodiacées, croît dans les régions tropicales: tige herbacée très-courte, frondes composées et décom- -, couvertes d'une pubescence furfuracée. Voy. Ci rÉHACH.
GYMNOSPERMES (du gr. yvu,v6ç, nu, el tncépua,
graine), nom donné, en Botanique, à toutes les plantes dont la graine est nue, c-à-d. dépourvue de péricarpe. Voi/. DlCOTOLÉDONl s.
i.\ MNOSTOME (du gr. yv>u.v6ç, un, et crôoat, orifi :e , Gymnostomum} genre de Mousses annuelles et vivaces, croissanl en touffes serrées sur les rochers humides, et offrant pour principal caractère l'orifice (I leur capsule tout à-fait nu.
GYMNOTE 'du gr. yuu.vo;, nu, et vjôt',;, dos), ' ntiis, genre de Poissons malacopiérygiens apo-
des, de l'ordre îles Squainodermos, famille des .\nguilliformes, caractérisés par l'absence totale de la nageoire dor aie et par une nageoire anale qui règne suis la plus grande partie du corps. Le G. électrique, commun en Amérique, atteint prés do 2«. Sa tôte et Bon corps Boni percés de petits troustrès-sen-
sibles, d'où sort une liqueur visqueuse. Ce poisson possède, comme la torpille, la propriété d'engourdir, même à distance, les autres animaux. L'organe dans lequel réside cette vertu est situé sous la queue, et Formé de quatre faisceaux corn posés d'un grand nombre de lames membraneuses, unies fortement entre elles et remplies d'une matière gélatineuse.
GYNANDRIE(dugr.yvvT),femme,etàvrjp, homme' , 20e classe du Bystème de Linné, renfermait lespJ dont les étamines sont réunies et comme imp au pistil, c.-k-d. dont les organes mules et les organes femelles ne forment qu'un seul corps avec lui. Les Orchidées, les Aristoloches en font partie.
GYNÉCÉE (du gr. yvvaixôïov). C'était, chez les Grecs, la partie de la maison réservée à l'habitation des femmes. Dans l'origine, le gynécée formait l'étage supérieur de l'édifice; plus tard, il fut placé dans un bâtiment à part ou dans la partie la plus reculée de la maison, et séparé par une cour de l'habitation des hommes. L'entrée de cette cour était un vestibule, sur l'un des côtés duquel se trouvaient les loges des portiers, eunuques le plus souvent, qui gardaient l'appartement des femmes. Au milieu de cet appartement était un grand salon (oïxo; . tenait habituellement la maîtresse de la maison ; desdeux côtés étaient les chambres à coucher (OdXauAt), et les chambres des esclaves (àu4>i8aXtt(iot).
gynécée, partie de la fleur. Voy. Flbob.
GYNER1UM, genre de la famille des Graminées, tribu des Arundinacées, dont la principal \eGynerium argenteum, plante vivace.à feuilles dures, d'un vert glauque, du milieu desquelles sort une hampe de près de 2IU, terminée par une houppe soyeuse gris de lin et très-légère. Elle est originaire de Montevideo.
GYPAETE (du gr. yO<i, vautour, griffon, et à:to;, aigle), Gypaetus, genre d'Oiseaux, de l'ordre de- Mpaces diurnes, établi pour une seule espèce, barbu, appelé aussi Griffon et Vautour dis agneaux (Lœmmn-geier), et intermédiaire aux Vautours et aux Faucons. Cet oiseau a la tète et le cou jaunes, le corps noir en dessus, fauve en dessous, et une raie noire qui s'étend de la base du bec au- : il - yeux. Presque aussi grand que le condor, repait indifféremment de charogne et de proie vivante; il attaque les agneaux, les chèvres, les chamois, et se jette même sur les enfants.
GYPSE du gr. YÛiboç, plâtre), sulfate de chaux hydraté naturel et cristallisé, dont les cristaux dérivent d'un prisme oblique à base rhombe et passent souvent à la forme lenticulaire. Ces cristaux présentent un clivage facile parallèle à l'une des faces du prisme, et deux autres clivages moins nets. Quand les cristaux lenticulaires sont partagés suivant leur sens de clivage facile, ils donnent les solides connus sous le nom de gypse en fer de lance. — Il y a un grand nombre de variétés de gypse. La plus importante et la plus précieuse pour l'industrie est le G, grossier, qui contient de 6 à 12 °/0 de carbonate de chaux mélangé avec le sulfate, et qui est plus communément connu bous le nom de pierre à ptàtrt I PlItbb). Lorsque le gypse est compacte ou grenu, il prend Le nom à' albâtre gypseux. Voy, \
GYPSOPHlLE(de0,ypveetdugr. p&oc, qui aune', Gypsophilus, goure de la fam.desCarj oplij liées, renferme des plantes herbacées ou vivaces, d m quelques-unes sont cultivée- pour l'ornement, telles que le G, paniculé, de Sibérie, et le <>. élégant,
GYRIN (du gr. yupïvo;), Gyrmw*, genre d'Ins de l'ord ibu des ll\-
drocanthares, renferme des insecl Tourniquets et Puces aquatiques, qui ont le corpi ovale, un peu bombé, très-luisant en dessus, et qui se tiennent habituellement à laaurface «le l'eau, oè ils font des tours et circuits continuels avec «me grande vivacité, l.e G, nageur, long de 0,n.0o
tnmun en France. Il est vert bronzé en dessus,
noir en dessous, et aies pattes fattl
:jauit.