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HABITAT

GYROCARPE (du grec yùpo;, cercle, et xapnôc, fruit), genre type de la famille des Gyrocarpées, voisine des Laurinées, renferme des arbres élégants de l'Inde et de l'Amérique, à feuilles alternes, à Heurs précoces, disposées en panicule, et à fruit monosperme, pourvu de deux ailes à son sommet, ce qui le fait retomber en tournoyant quand on le jette en l'air.

GYROCÉRAS, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des Tentaculifères, famille des Ammonidées : coquille spirale, enroulée dans un même plan, à tours disjoints et à siphon externe. Us sont tous fossiles, des terrains silurien et dévonien.

GYROSCOPE (du gr. yùpo;, cercle, et axo7r£w, examiner), appareil imaginé en 1852 par L. Foucault pour démontrer la rotation de la terre. C'est une sorte de toupie formée d'un anneau ou tore métallique assez lourd, mobile autour d'un axe perpendiculaire à son plan. Quand la toupie a reçu un mouvement rapide sur son axe, si on la pose, par l'extrémité de cet axe, sur un support qui lui laisse la liberté de se mouvoir dans tous les sens, elle ne .tombe pas, mais son axe éprouve seulement un mouvement conique très-lent autour de la verticale, en sens inverse de la rotation de la toupie. Ce phé-

nomène est une conséquence des lois de la rotation, lois d'où il résulte que, quand un corps tourne autour d'un axe, cet axe prend une fixité d'autant plus grande que sa rotation est plus rapide; quant au mouvement conique, il est dû à ce que la pesanteur, en s'exerçant sur la toupie, tend à abaisser son axe, et en change à chaque instant la direction. — Pour démontrer la rotation de la terre à l'aide du gyroscope, on opère de la manière suivante : on place d'abord le gyroscope en mouvement, dans une suspension analogue à celle de la boussole marine, en disposant son axe horizontalement, ce qui a pour effet de le soustraire à l'action de la pesanteur en rendant libres les mouvements de l'axe; braquant alors une lunette sur un micromètre fixé à l'axe, on voit les divisions de ce micromètre passer successivement devant le réticule de la lunette. Or cela ne peut pas tenir au déplacement de l'axe du gyroscope, puisque la rotation imprime à cet axe une direction fixe, et que l'action de la pesanteur sur l'instrument est nulle ; il faut donc que le fait observé vienne du déplacement de la lunette et par suite de la rotation de la terre qui la porte. Voy. Rotation.

GYROSELLE, j iante. Voy. Dodécathéoh.

H, 8e lettre de notre alphabet : c'est Yéta, grec (H, r,), que les Latins introduisirent dans leur alphabet pour figurer le signe d'aspiration appelé par les Grecs, esprit rude, et pour représenter, par sa combinaison avec le P, le C et le T, les lettres aspirées o, x et£. En français, on distingue YH. muet et l'//. aspiré; mais l'aspiration de cette dernière lettre y est moins sensible qu'en anglais et en allemand. Les Italiens n'ont pas d'H aspiré. Les Espagnols ne prononcent cette lettre que devant certaines diphthongues. — Comme abréviation, HS (pour LLS, libra, libra semis) signifiait ,jesto7î'M.s. De nos jours, S. H. se lit Sa Hautesse. — Prise comme signe numérique, H, à Rome, valait 200 et H 200,000. — Sur les monnaies, H était la marque de La Rochelle. — En Chimie, H veut dire hydrogène ; Hg, mercure. — En Musique, H représente le «naturel.

IIAliEAS CORPUS. F. leDict.d'Hist. et de Géogr.

HABENAIRE, Habenaria, genre de la famille des Orchidées (Ophrydées), section des Gymnadéniées, renferme des plantes d'Amérique, caractérisées par des fleurs irrégulières, dont la corolle a '6 ou 5 pétales réunis en casque et un 6' portant un éperon à sa base ou plutôt formant comme la courroie du casque (habena).

HABIA, Saltotor, oiseau. Voy. Tangara.

HABILLEMENT. Voy. COSTUME.

HABIT (du lat. habitus, manière d'être). Dans son acception la plus large, ce mot s'entend de tout vêtement. Dans un sens plus restreint Yhabit est ce vêtement des hommes qui couvre les bras et le corps, qui est ouvert par devant, et terminé par derrière par des pans ou basques. Ainsi entendu, l'habit ne remonte pas au delà du règne de Louis XIV. Dans l'origine, les basques étaient assez larges pour faire le tour du corps, ce qui donnait au vêtement la forme d'une redingote ; elles se retroussèrent ensuite en se repliant sur elles-mêmes, et finirent par prendre la forme étriquée qu'elles ont de nos jours. Le collet, d'abord droit, fut rabattu à la fin du siècle dernier ; les parements, amples et détachés de la manche, diminuèrent peu à peu de grandeur et se collèrent à la manche : aujourd'hui, ils ont disparu. Les habits se font généralement en drap; autrefois, ils se faisaient aussi en soie, en velours, en bouracan, etc. Jusqu'à la Révolution, les habits de la no-

blesse étaient chargés de riches broderies d'or, d'argent et de soie. Aujourd'hui, presque tous les habits, surtout les habits habillés, ou fracs, sont en drap noir uni ; le bleu, le vert et le brun sont, avec le noir, les seules couleurs qui soient de mise dans l'habillement civil. — Dans les cours, on porte encore des habits brodés, àcolletdroit, qui rappellent un peu la forme des habits du siècle passé : on les nomme habits à la française.

On appelle aussi habit le costume que portent les ecclésiastiques et les membres des ordres religieux : c'est en ce sens qu'on dit : prendre l'habit, l'habit ne fait pas le moine, etc.

HABITACLE {à\i\zt.habitaculum), petite armoire qui renferme la boussole dans un navire. Elle est située au milieu du gaillard d'arrière, sous les yeux du timonier. On l'éclairé la nuit.

HABITAT (du lat. habitation), nom donné, en Histoire naturelle, aux stations ou circonscriptions propres à chaque être organisé, c.-à-d. aux lieux où il vit et croît naturellement. — La vie étant, sous tous les rapports les plus essentiels, plus facile à entretenir au sein des eaux qu'à la surface de la terre, l'élément liquide est non-seulement le plus peuplé, mais c'est aussi le séjour naturel des animaux comme des végétaux les plus inférieurs. C'est dans l'eau qu'habitent les Zoophytes, les Protozoaires, la plupart des Mollusques et des Annelés, tous les Poissons, certains Reptiles et Batraciens; c'est dansl'eau que végètentles Algues, les Fucus et toutes les plantes analogues. — D'un autre côté, le nombre des espèces, t?nt marines que terrestres, augmente à mesure que l'on descend des pôles vers léquateur. Les terres polaires n'offrent que quelques Insectes et un très-petit nombre de Mammifères, et pour le règne végétal des Saxifrages, des Lichens et des Mousses; dans les mers arctiques, les Poissons et les Mollusques sont peu variés; dans les climats tempérés, la faune et la flore deviennent plus nombreuses en espèces; la diversité des végétaux et des animaux est d'une richesse infinie dans les régions tropicales. C'est aussi dans les climats chauds qu'habitent les êtres dont l'organisation est le plus compliquée et les facultés le plus développées. Tels sont: parmi les animaux, les Singes, les Éléphants, les Perroquets, et tous les Oiseaux au plumage brillant et varié, etc.;

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