ANÉMIE
se projette en crosse souvent très-longue. LesAncylocéras apparaissent dans l'étage bathonicn, pullulent dans les étages néocomien etaptien.et finissent avec l'étage sénonien.
ANDALOUSITE , minéral composé d'alumine et de silice [ jtl4 Si3] et qui cristallise en prismes droits à base carrée. On le rencontre dans les granités, en .ne et dans le Forez; et dans les micaschistes au Tyrol, en Bavière, etc. — Dans les micaschistes de Bretagne et des Pyrénées, on trouve une variété d'Andalousite connue sous le nom de Macle et caractérisée par ce fait que dans la pâte on aperçoit des parties noires disposées symétriquement aux angles et suivant les diagonales.
ANDANTE, mot italien qui signifie allant, sert, en Musique, à indiquer un mouvement gracieux et modéré, plus animé que l'adagio et plus lent que l'allégro. C'est celui qui caractérise, en général, les airs que l'on désigne par le titre de cantabile. — L'andantiao est un diminutif de l'andante, dont le mouvement est un peu plus accéléré.
ANDÉSITE, minéral du groupe des FelJspaths [3A1 Si* + (Ca, Na) S12] . Il cristallise en prismes rhomboïdaux obliques, de couleur blanche. On le trouve dans les porphyres amphiboliques de la chaîne des Andes; d'où son nom.
ANDOUILLE (du b.-lat. inductilis, fourré) sorte de charcuterie, consiste le plus souvent en boyaux de porc hachés, qu'on enferme dans un autre boyau. C'est un mets peu relevé :on estime pourtant les undouillettes de Troyes.
ANDOUILLER, terme de Vénerie. Voy. Cerf.
ANDRÈXE, Andrena, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mjilifères. L'espèce la plus commune, VA. des murs, se rencontre en France : elle est longue de O^OIS, d'un noir bleuâtre, avec des poils blancs sur la tète ; le corselet, l'abdomen, les pieds et les ailes sont noirâtres. La femelle dépose dans les murs un miel particulier d'une odeur.narcotique. — L'Andrène est le type delà tribu desAndrenètes, quia pour genres le&Andrènes, les Dasypodes, les Halictes, les Hylées, etc.
ANDROCÊE, (du gr. àvr,p, àvôpo;, mâle, et otxux, maison), l'ensemble staminal. Po^.Etamines et Fleur.
AXDROCTONE, s.-g. de Scorpions V. SCORPION.
ANDROGYNE^du gr. àvrjp, àvopô;,et yvvtj, femme). En Zoologie, on donne ce nom aux animaux qui, tout en possédant les deux sexes, ne peuvent se reproduire qu'en s'accouplant deux à deux, comme les limaces. — En Botanique, on nomme ainsi les végétaux dans lesquels les deux sexes sont réunis, et qui se suffisent à eux-mêmes pour se reproduire. On a proposé de réserver ce nom aux plantes qui ont les deux sexes dans des fleurs séparées sur le même individu, comme le noisetier, et de donner le nom d'hermaphrodite à toutes celles dont les sexes sont réunis dans une même fleur.
ANDROÏDE (du gr. àvrjp, àvSpoç, et eTSo;, forme), automate à figure humaine. Voy. Automate.
ANDROMÈDE (nom mythologique), constellation de l'hémisphère boréal, voisine de Cassiopée et de Persée, se compose de 59 étoiles.
Andromède, Andromeda, genre de la famille des Éricacées , renferme des bruyères qui ont le port d'arbrisseaux, à feuilles alternes ou opposées, et à fleurs en grappes ou en épis. On cultive dans les jardins l'A. en cabre (Oxydendrum arboreum), bel arbust à feuilles elliptiques; l'A. magnifique {Zenobia specw8a), buisson dont les feuilles sont couvertes en dessous d'une poudre blanche ; VA. à feuilles de pouliot (A. poliifolia), aux feuilles luisantes, toujours vertes. — Ce genre, formé par Linné, a été beaucoup restreint par les botanistes modernes : des trois esoèces mentionnées ci-dessus, la dernière seule lui appartient encore ; elle est indigène, tandis que les i<iLiX autres sont originaires de l'Amérique du Nord.
ANDROPHORE (du gr. àvrjp, àvôpô;, et œopô:, qui porte), nom donné par quelques botanistes au filet
de l'étamine lorsqu'il porte plusieurs anthères, ou plutôt â la réunion des filets en un ou plusieurs faisceaux. C'est ce qui caractérise les classes 6e, 7e et 8e du système de Linné. Voy. Étamine.
ANDROl'OGON (du gr. àvrjp, àvôpô:, et tto'jvojv, barbe), genre de plantes de la famille des Graminées, tribu des Andropogonées, ainsi nommé à cause de ses racines touffues : épillets géminés ou ternes, celui du centre sessile, hermaphrodite, uniflore. Il compte un grand nombre d'espèces. Les principales sont : VA. nard, dont la racine (Nard indien) a des propriétés excitantes ;VA. schœuanthus, aussi originaire des Indes et de l'Arabie, exhalant une odeur de citron ; ses fleurs se prennent en infusion comme le thé ; VA. caricosum, qui sert de chaume pour couvrir les maisons à l'île de Java. Les racines de VA. squarrosus ou muricatus ont reçu le nom de vétiver (de veto et vermis), parce que son odeur aromatique a la vertu d'écarter les vers. L'^l. sorghum est le Sorgho ou Grand-Millet {Voy. Sorgho). — La Canne à sucre fait partie de la tribu des Andropogonées.
ANDROSÈME, plante. Voy. Millepertuis.
ÂNE (du lat. asinus), espèce du genre Cheval, se distingue du cheval par une tête plus grosse et moins allongée, par des oreilles plus longues, par une queue garnie de poils à son extrémité seulement, par des épaules plus étroites, traversées, chez le mâle, d'une ligne noire qui se croise avec une autre ligne de même couleur tracée le long de l'échiné, par un dos plus tranchant, par une croupe moins carrée, enfin par un cri différent : on sait que le braiment est le cri de l'âne, et le hennissement celui du cheval. L'âne vit dans nos climats de 15 à 16 ans. Accouplé à la jument, il donne le mulet ; le croisement du cheval avecl'ànesie donne le bardot. On connaît la sobriété de l'âne, son aptitude au travail, la sûreté de sa marche ; on connaît aussi ses vices, qui l'ont rendu un objet de mépris ; mais ces vices viennent en grande partie de l'état de dégradation dans lequel il est tombé par suite du peu de soin qu'on prend de lui et des mauvais traitements dont on l'accable.
L'Ane paraît être, comme le Cheval, originaire de l'Arabie; on croit qu'il n'est autre que VOnogre, qui vit en grandes troupes dans les déserts de l'Asie centrale : dans cet état, il est de la grandeur d'un cheval de moyenne taille et porte la tête haute ; ses oreilles sont moins longues et plus fines ; il est actif, vigilant, sociable avec ses pareils, et sa fuite est aussi rapide et plus soutenue que celle du meilleur cheval. En Perse, les ânes sont d'une beauté remarquable et peuvent soutenir longtemps une vitesse de 10 kilom. à l'heure. On trouve aussi en Egypte, en Grèce et même en Espagne des ânes d'une taille et d'une force bien supérieures à ce que nous connaissons. Aussi l'âne a-t-il été toujours estimé chez les Orientaux et chez les Grecs (surtout en Arcadie) presque à l'égal du cheval : c'est encore auj. chez quelques peuples de l'Orient la monture des gens de condition, le cheval étant réservé pour les combats. — La peau de l'âne, dure et élastique, sert à faire des tambours, des cribles, des tamis, du parchemin et de la peau de chagrin.
ANECDOTES (du gr. àvéxôora), nom donné primitivement à divers recueils d'ouvrages inédits, le plus souvent tirés des manuscrits grecs : tels sont les Anecdota grœca de Muratori, Bekker, Boissonade, Cramer, Bachmann; les A. litteraria d'Amaduzzi (1773), etc. — On l'a depuis appliqué à un court récit contenant de petits faits de nature à intéresser par la nouveauté ou par l'esprit. — On connaît sous le nom d'^lna des recueils d'anecdotes relatives à un même, personnage. Voy. Ana.
ANEIMIA, genre de la famille des Fougères, tribu des Lygodiées, renferme un assez grand nombre d'espèces de l'Amérique méridionale, d'un aspect élégant. On en cultive plusieurs dans nos serres.
ANÉMIE (du £;r. à [v] priv. et aïu.*, sans), état morbide caractérisé par la diminution des globules rouges du sang et la prédominance du sérum. Sur
ATîËMONE.
ANÊVR1SME.
1000 parties de sans: les globules doivent être représentés par le chiffre 127, quand ils descendent à 80 il y a anémie. Cet appauvrissement du sang a pour causes : les hémorrhagies et autres évacuations trop abondantes, l'hématose imparfaite provenant soit des lésions du poumon et du cœur, soit d'une main aise alimentation ou de la privation de l'air et de la lumière, soit aussi des peines morales; il peut encore être l'effet d'une dyspepsie, de l'ulcération ou de l'inflammation do l'intestin, etc. Les symptômes les plus saillants de l'anémie sont : la décoloration de la peau et des muqueuses, la flaccidité des parties molles, la bouffissure de la face, la faiblesse et la fréquence du pouls et des battements du cœur, des bruits anormaux dans les artères, la céphalalgie, les syncopes, les digestions pénibles et une langueur générale ; les malades sont très-sensibles au froid. Le traitement decette maladie consiste surtout dans une sage application des règles de l'hygiène, dans l'emploi des fortifiants, des amers, et surtout des ferrugineux. Alberti (1732) est le premier qui ait sérieusement étudié cette maladie. Viennent ensuite Lieutaud (1739;, Isenflamm (1763}, Halle (1803), et de nos jours MM. Andral et Gavarret. — Voy. Chlorose.
Une Anémie des mineurs a régné épidémiquement dans les mines de Schemnitz en Hongrie, en 1777, et en France en 1803 parmi les ouvriers d'Anzin, Vieux-Condé, otc. Cette maladie se terminait le plus ordinairement par la mort.
ANÉMOCORDE (du gr. âvejjio;, vent, et de corde). Voy. Harpe.
ANÉMOMÈTRES, Anémocraphes (du gr. âvsu.o;, vent, et o.éTpov, mesure, ou ypâçco, écrire). On possède une foule d'instruments qui portent ces noms : ils sont destinés à mesurer la vitesse du vent, tandis que les Ânémoscopes'Voy. ce mot)en indiquent seulement la direction. L'un des plus simples est Y Anémomètre de Bouguer: c'est une plaque que l'on oppose à l'action du vent, et qui s'appuie contre un ressort à boudin ; plus le vent est fort, plus la flexion du ressort est grande ; une graduation fait connaître la vitesse du vent, h' A. de Lind est formé d'un tube de verre, recourbé en U et contenant de l'eau ou du mercure : l'une des branches du tube est recourbée horizontalement à son extrémité, de sorte que l'air s'engouffre par cette b. anche dans le tube, et refoule le liquide dans l'autre branche ; on apprécie la vitesse du vent d'après la différence de niveau. On préfère à ces instruments ceux qui sout formés d'un moulinet que le vent fait tourner, et dont l'axe fait, marcher l'aiguille d'un compteur par l'intermédiaire d'un engrenage; le principe en est dû à Wolf ; puis un grand nombre de savants ont imaginé d'ingénieux méi mes pour l'appliquer. — Taupenot a construit un autre genre d'anémomètre qui résiste aux plus violentes tempêtes. M. Delamanon est l'auteur d'un .1. musical, formé de tuyaux dans lesquels le vent produit des sons différents suivant sa force. — On construit aussi des anémomètres qui enregistrent la vitesse do venl d'une manière continue. Ce sont les .1. enregistreurs ou Anémographes. Tel est VA. électro-magnétique de Kf.Dumoncel. Voy. AMhioscorE.
ANEMONE (du gr. àv£jj.wvYi ; d'iveuôç, vent, parer que cette fleur B'épanouit au Bouffie du vent), ^ww de la famille des Renoncolacées, type de la trib Anémonées, se compose de jolies plantes vivaces, à tige droite-el robuste, à feuilles d'un vert foncé, découpées, à fleurs doubles, dont 1rs couleurs Bont magnifiques oi variées. C'est une des nias belles plantes de nos jardins: elle fleuritdès le début du printemps. <>u '-u compte plus de 300 variétés, parmi lesquelles nn distingue : VA. puisai le. vulg. Coqueloi
<l u vent, d'un beau violet, quoique un peu som- ■ mblème do la tristesse; VA. en ombelle, des ùontagnes de Provence; r i. sylvie, à fleur blanche et purpurine; l'A. des fleuristes, reproduisa
iel, même I Me, VA . îi fl> urs bleues, VA. à fleut , etc. 1
anémones se plaisent dans des plaines élevées et leslieux exposés au vent ; on peut en obtenir p esque en toute saison, en les plantant à divers mois de l'année. Ces plantes si brillantes se fanent facilement, et sont l'emblème de la fragilité; elles n'ont point d'odeur, cependant elles n'en sont pas moins dangereuses et doivent être misesau nombre des poisons narcotico-àcres. La Fable fait naître l'anémone du mélange du sans; d'Adonis et des larmes de Vénus. — La tribu de* monêes renferme les genres Anémone (g.-*3 pe), Tha lictrum, Pùlsatilk, Hépatique, Adonis, Myosurus, etc.
A.nkmom-: de mkr, nom vulg. des Actinies. V. ce mot.
ANÉJIOSCOPES (du gr. Svepoç, vent, et tnwfféd», observer), instruments qui font connaître la direction du vent. Le plus simple est \&gvrouette\ loy.ee mot •. le plus sensible est celui de M. Piazzi-Smyth, qui est muni d'ailettes que le vent fait tourner. On construit des anémoscopes enregistreurs, sur lesquels on lit à quelle époque et pendant combien de temps le vent avait telle ou telle direction. Voy. AlfBHOHn
ANENCÉPlIALES(du gr. à M piïv. et êrxiçaXov, cerveau), monstres qui naissent, a peu près sans cerveau, ni moelle épinière. Les fœtus ainsi conformés meurent en naissant. M. Geoffroy-St-Hilaire en a fait une famille de l'ordre des Autosites.
ANÉROÏDE (du gr. à [v] priv. et àr,p,air), espèce de baromètre, qui se compose d'une boîte métallique dans laquelle on a fait le vide. La paroi supérieure est assez mince pour céder sensiblement à la pression atmosphérique et mettre ainsi en mouvement uneaiguille sur un cadran dont les divisions, déterminées expérimentalement, correspondent à celles de l'échelle des baromètres ordinaire-. U a été inventé en 1847 par Vidi. — M. Bourdon a donné à la boite métallique la forme d'un tube méplat, recourbé en forme de croissant. Quand la pression atmosphérique augmente, les extrémités du croissant se rapprochent l'une de l'autre, et mettent en mouvement l'aiguille du cadran. — L'anéroïde est moins fragile que H I a romètre et se laisse aisément transporter, mais ses indications ne sont pas aussi rigoureuses.
ANESTHÉSIE (du gr. àva«76ri<7t<x), privation général' ou partielle de la faculté de sentir. On la rencontre .'. iisnn grand nombre d'affections nerveuses, comme l'hystérie et l'hypocondrie, dans l'asphyxie, dans l'empoisonnement parle plomb, etc. ; la sensibilité du tact peut persister etcelle de la douleurètre abolie ; il y a alors Analgésie. — On nomme Ane siques les substances qui ont la propriété de suspendre la sensibilité. On distingue les A.locaux,mm agissent par leur application sur une partie limitée du corps, tels sont p. ex. :un mélange réfrigérant, un jet de vapeur éthérée, etc., et les A. généraux, qui
sent par inhalation, p. ex. l'éthor, le chloroforme, l'amylène, le ira/, pr toxyde d'azote [Voy. ces mots : on y recourt journellement pour annuler la douleur dans les opérations chirurgicales. Leur emploi demande toutefois les plus grandes précautions; ainsi l'action du protoxyde d'axote, qui passe pour un des anesthésiques les plus Inoffen&ifs, n'est autre chose qu une asphyxie momentanés.
A>" ru (du gr. &vt)Qov), genre de la famille des Ombellifères, tribu dos Sésélinées, créé pour dos plantes annuelles ou bisannuelles communes dans le midi de la France, rn Espagne et en Italie. L'.i , . ou Fenouil bâtard, est plante haute de 0*,50, d'une odeur forte et agréable, d'un goût acre et piquant. Ses racines servent,
dans |a cuisine, à donner du goût SU» ?égétSUX ; 011
BD retire uni» huile essentielle, autrefois em
en médecine. Ses graines passaient pour toniques.
excitantes et carminatives; les confiseurs les emploient en guise d'anis. Les anciens se couronnaient d'aneth dans les festins,
\\i \msMi: du gr. ivsupuqut), tumeur produite par la dilatation d'une artère :C*est ' vrai.
Par extension, on a donné ce nom à l'épanchement du sang hors des artères (4 faux), et au trop grand