‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 768 sur 1672 · HOTEL · texte numérisé non relu

HOTEL

masses compactes ou lamellaires, tantôt en cristaux courts, généralement maclés, appartenant au système du prisme ol>li(|uc à base rhombe; Voy. Amphibole,

HORNERO, oiseau. Voy. FOCRNIER.

HOROGRAPHIE (du gr. wpa, heure, et Ypa^w, écrire). l'oy. Gnomoniqi e.

HOROPTRE ou HonoPTÈBE (du gr. Spoiç, limite, et ÔTcrôp, qui voit, se dit, en Optique, du lieu des points lumineux qui peuvent former dans les deux yeux des images Bymétriques.

HOROSCOPE (du gr. tbpocrxcmetov ; de <'opa, heure, et oxoizéu), considérer), observation qu'on fait de l'état du ciel à l'heure de la naissance de quelqu'un, et par laquelle les Astrologues prétendaient juger de ce qui devait arriver au nouveau-né dans le cours de sa vie. — Il y avait cinq manières principales de tirer les horoscopes ou de lire la destinée de l'homme dans les apparences du ciel : la 1™, dite rationnelle, partageait le ciel en 12 maisons, c.-à-d. 12 parties égales prises sur le cercle équinoxial; la 2e, dite manière égale, divisait le zodiaque en 12 parties ; ce fut la méthode adoptée par Ptolémée et par Cardan. Les trois autres partageaient de même des cercles pris dans d'autres directions. Chaque maison avait des indications propres, telles que longue vie, richesses, voyages, etc. On appelait thème de nativité le résultat des observations faites en traçant l'horoscope. Voy. Thème, Figure et Astrologie.

HORRIl'ILATIOX (du lat. horripilatio), se dit, en Médecine, de ce frissonnement général qui précède ordinaùement la fièvre et dans lequel les bulbes des poils faisant saillie àla surface de la peau produisent cet état qu'on nomme vulg. chair de poule.

HORS-D'OEUVRE. En Architecture, on nomme ainsi une pièce qui est en saillie, et qui ne fait pas partie de l'ordonnance générale. — Il ne faut pas confondre hors-d'œuvre avec hors-œuvre, qui se dit de tout l'espace compris de l'angle extérieur d'un mur à l'angle extérieur du mur opposé.

HORTENSIA (de Mme Hortense Lepaute, femme de L'horloger), Hydrangea hortensia, vulg. Rose du Japon, espèce du genre Hydrangée, famille desSaxifragées. C'est un petit arbrisseau qui ne dépasse guère lm, glabre dans toutes ses parties, à feuilles ovales, aiguës et dentées ; à fleurs en corymbes ou en boule : d'abord vertes, ces fleurs arrivent, graduellement au rose. Cet arbrisseau croît en Chine et au Japon; il est souvent représenté sur les vases et les porcelaines qui nous viennent de ces contrées. On le cultive en Europe depuis 1792. On le multiplie de boutures avec facilité ; mais la terre de bruyère lui est absolument nécessaire ; il demande une exposition ombragée et de fréquents arrosages en été. Ses fleurs présentent parfois le curieux phénomène de se colorer en bleu ; on obtient artificiellement cette couleur en entourant le pied de la plante d'ardoise pilée mêlée de limaille de fer.

HORTICULTURE (du lat. hortus, jardin, et de culture), partie de l'Agriculture quia pour objet tout ce qui concerne les jardins ; elle comprend : lu le jardinage, c.-à-d. la connaissance des terrains, des engrais, des instruments propres à la petite culture, des procédés de culture, tels que couches, serres, etc.; 2° la culture simple ou fan

tibles et des plantes d'ornement; 3° rétablissement des diverses sortes de jardins. Voy. Jardin.

Il existe à Paria une Société nationale et centrale d'Horticulture, qui, plusieurs fois par an. oi des expositions et distribue des récompenses aux jardiniers et aux horticulteurs. — Ci i- ce sujet, ie lion Jerdu.ier, de Poiteau, Vilmorin, etc.; le Manuel du Jardinier-maraîcher, . ristei etc., par L. Noisette ; les Annales de la

d'Horticulture (1827 etsuiv.), et les [vnalesde l'Institution horticole de Fromont (1829

hosaxna (de l'hébreu ho tement), prière que prononcenl les Juifs dans i \ f ■ ,,•• des Tabernacles : c'est une formate de souhaits et de

bénédiction. — Dans la Liturgie catholique, on nomme ainsi l'hymne qui se chante le jour des Rameaux, et qui commence par le mot hosanua.

HOSPICE. Voy. Hôpital.

hospitalité (du lat. hospitalitas). Chez |ea anciens, l'hospitalité était regardée comme La plus grande vertu: c'était un devoir de l'exercer envers les étrangers, les voyageurs, les inconnus. Ceux qui avaient reçu une personne dans leur demeure étaient dès lors liés avec elle par les nœuds de l'hospitalité; les hôtes étaient obligés de se secourir mutuelh : et ce droit passait à leur postérité. Rien n'y pouvi it porter atteinte, pas même la guerre. Les dieux protecteurs de l'hospitalité étaient Jupiter, Apollon, Vé- I nus, Minerve, Castor, Pollux, et surtout les dieux Lares. L'hospitalité antique s'exerce encore parmi i les Arabes et les peuples de l'Orient. — Dans l'Oceij dent, la fréquence des relations et la multiplicité des 1 voyageurs ont fini par rendre difficile et surtout oné- | reux l'exercice de l'hospitalité. Elle a fait place aux institutions charitables pourles pauvres, les malades, les infirmes, les réfugiés, etc. (Voy. Assistance Ptbliqce) ; mais, en se transformant ainsi, l'hospitalité a perdu le caractère de noblesse et de grandeur qu'elle avait dans l'antiquité. Au moyen âge, l'hospitalité devint comme le privilège exclusif de certains ordres religieux. De là la création des ordres hospitaliers. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

HOSPODAR (mot slave qui signifie le maître de la maison), titre de dignité que portent les souverains de la Moldavie et de la Valachie.

HOSTIE (du lat. hostia). Chez les anciens, c'était la victime que l'on immolait avant de marcher à l'ennemi : c'était souvent un prisonnier de guerre. Ce mot se disait aussi de toute victime. Vvy. Sacrifice et Victime.

Aujourd'hui, ce mot désigne, dans l'Eucharistie, le corps de Jésus-Christ lui-même, qui s'est immolé pour nous comme une victime (hostia), et le pain destiné à la consécration. Voy. Eicharistie.

HÔTEL (du lat. hospitale). Dans l'origine, ce mot fut synonyme d'hôtellerie ou d'hôpital: on dit encore aujourd'hui Hôtel-Dieu, hôtel meublé. Dans la suite, il désigna spécialement la demeure du Roi: lemaitre de l'hôtel était un des grands officiers de la maison royale, et le prévôt de l'hôtel en était le justicier ; puis la demeure de ville des seigneurs de la cour ou de ceux à qui leur richesse permettait une grande existence. A Paris on citait au moyen âge l'hôtel de' St Paul et l'hôtel des Tourne/les au Marais .Ces deux hôtels ont été détruits ainsi qu'un grand nombre d'autres habitations remarquables par leurs créneaux, leurs tourelles, leurs donjons et leurs chapelles (l'hô* tel de Sens subsiste encore). L'hôtel de Cluny a été changé en musée ainsi que l'hôtel de Carnavalet qui a appartenu à M"'0 de Sévigné. Depuis la Renaissance jusqu'à notre époque, on a construit beaucoup d'hôtels célèbres, comme l'hôtel Lamnignon, l'hôtel Lambert, etc. — Consulter L. deLàborde, Grandi < habitations françaises; Cl. Sauvageot, r.

hôtels e, . . du n\1' au x\iu" s., etc.

hôtel de mi.i.e, édifice où s'assemblent les magistrats municipaux pour tous les acics de leur . nistration. Au moyen-âge, on donna d'abord aux hôville le nom de parloirs, parloirs aux bourgeois, parce qu'ils se réduisaient en i ffet à une seule

ivec quelques dépendances où se r les notables bourgi ois pour causi r des afl lires de la commune. Le nom d'hôtel de ville ■ lui de

parloir dès le xv" siècle. Ce n un ins-

tant sous la République, en c mune. Dans

beaucoup d'endroits, il i liui synonyme de

[Voy ce mot}. — Les plus beaux hôtels de \ille en franco sont ceux d'Arias, : tin, de

Noyon, construits au moyen âge; celui de Paris, commencé par de Cortone sons François Ier, continué par Marin de la Vallée sous HenrilV i c rablement augmenté par Godde et Lésuî-ui -

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