‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 769 sur 1672 · HOUILLE · texte numérisé non relu

HOUILLE

Wprne de Louis-Philippe (incendié en 1871, il est réédifié par M. Ballu), celui de Lyon, celui de Toulouse (nommé le Capitole), etc. Il existe aussi de superbes hôtels de ville dans les pays qui ont eu des communes puissantes au moyen âge, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre (celui de Londres est connu sous le nom de Guild hall), etc.

hôtel-dieu (pour Hôtel de Dieu), célèbre hôpital de Paris, fondé, dit-on, en 660 par St Landry, est Bitué dans la partie méridionale de l'île de la Cité. Il a été reconstruit et agrandi tout récemment. — Dans plusieurs villes de France, on trouve des hôpitaux qui portent le môme nom, notamment a Rouen et à Lyon.

hôtel meublé, maison destinée à recevoir des voyageurs. Il y a sous ce nom des édifices somptueux dans les villes les plus importantes, comme à Paris, [e Grand hôtel, etc. On donne le nom d'hôtels garnis et d'auberges aux maisons d'un ordre inférieur. Voy. Aubergiste et Logement.

HOTTONIE (de P. Hotton, botaniste), Hottonia, genre de la famille des Primulacées, renferme des herbes aquatiques de l'ancien et du nouveau monde, dont nous ne possédons en Europe qu'une seule espèce., 17/. palustris, vulg. Plumeau, Plume d'eau, Her/>e militaire, Giroflée d'eau et Mille feuille aquatique. C'est une plante à tige droite, fistuleuse ; à feuilles grandes, touffues, d'un aspect agréable, et à fleurs blanches ou légèrement purpurines, formant des thyrses élégants au-dessus des étangs où elle Croît. On s'en sert pour orner les pièces d'eau.

HOUACIIE, ouAicnE(derangl.K'«À-e),remous,trace que forme à son arrière un bâtiment faisant route.

IIOUAttI (de l'angl. wherry), bateau à deux mâts, portant deux voiles, et destiné au cabotage. — On appelle voiles enhouari des voiles triangulaires dont la ralingue (cordage cousu autour des voiles, est élevée par sa vergue au-dessus du mât.

HOUBLOM (du wallon /<w/;2'//o«,dimin. du holland. hop], Humulus, genre de la famille des Cannabinéi >, détachée de celle des Uiticées, renferme des plantes dioîques, à racines vivaces, rameuses, traçantes; à tiges herbacées, grimpantes, minces, anguleuses, hérissées d'aspérités; à feuilles opposées, dentées, rudes, et à fleurs vertes, disposées en grappes ou en épis. Le fruit, en forme de cône, est une graine arrondie, composée de petites écailles, légèrement comprimée et roussâtre, d'une saveur amère et aromatique. Le Houblon commun //. htpulus), qu'on rencontre dans les haies, est cultivé en grand en Angleterre, en Allemagne, en Belgique et dans le nord de la France, pour ses cônes fructifères, que l'on emploie à la fabrication de la bière : ce sont ces fruits qui communiquent a cette boisson l'amertume qui la caractérise. En Médecine, on emploie ! nés du houblon comme stomachiques; ses feuilles s'administrent comme diurétiques et antiscoi ques. Les tiges servent de lien, et fournissent du lil et des cordages usités dans le Nord. Cette plante réussit clans les terrains bas et humides : dans les grandes houblonnières, on cultive surtout les pieds femelles qui fournissent des cônes et l'on n'y admet que quelques pieds mâles pour favoriser le développement de ces cônes par la fécondation.

iiiii'i: de l'allem. aaue , instrument de labour, a fer, recourbé comme celui de la pioche, mai large, à manche de bois, et avec lequel on remue la terre en la tirant vers soi. lA houe fourchue ou hoyau, au lieu d'être pleine, est à dents plates : elle sert à labourer et défoncer les termina] rop

argileux, parce qu'elle entre plus avant que I pleine. Le bi'i /tard est une houe a longues dents plates avec laquelle on façonne la vign< d le Midi. On appelle hvite-à cheval xxub espèce de petite charme urée par un cheval, a un ou plusieurs si es en forme de houe plate, et à une ou doux roues, Cet instrument sert à biner les plantes dr po par

rangées. Voy. Cultivateur* iioliioi, oiseau. v<>y, Coical.

HOUILLE (du b.-lat. hullœ), dite aussi Charbon de terre, substance charbonneuse qu'on trouve en masses considérables dans le sein de la terre, et qui est essentiellement formée de carbone et de bitume, associés à une proportion variable de substances terreuses. C'est le combustible le plus abondant et le plus précieux pour toutes les industries qui ont besoin de produire une forte chaleur; à poids égal, la houille donne une chaleur plus considérable que le bois. Elle joue aussi un rôle important comme agent de réduction dans l'extracti >n de la fonte ,\ du fer, et s'emploie pour la fabrication du gaz de l'éclairage. — La houille se présente' an fragments plus ou moins volumineux, d'un beau noir, pnasque toujours éclatant, et ordinairement d'une texturi schisteuse. Son poids spécifique varie de 1,2 à 1,0. Elle s'allume assez facilement, et brûle avec une flamme jaune, accompagnée d'une fumée noire, en laissant beaucoup de cendres. On désigne sous le nom de mâchefer les scories vitreuses qui n avec les cendres, pour résidu de la combustion de la houille. Soumise à la distillation, la houille donne des gaz hydrocarbonés (gaz de l'éclairage ), et laisse pour résidu un charbon compacte, appelé coke.

Toutes les variétés de houille peuvent se réduire àtrois principales : la//, grasse, la. H. sèche vu ma, are, et la //. compacte. — La H. grasse, vulg. Charbon de terre collant, Charbon de forge ou de maréchal, comprend les variétés les plus chargées de bitume; elle s'allume le plus aisément; elle se gonfle et s'agglutine, pendant la combustion, en une masse pâteuse. Peu avantageuse, par cette raison, pour les usages domestiques, la houille grasse est recherchée au contraire pour le travail des forges et la fabrication du gaz. On l'exploite à St-Étienne, Rive-de-di'-r (Loire), Givors (Rhône , dans le Forez Hte-I.oire , à Anzin près Valenciennes, à Fins (Allier), au Creuset (Saône-et-Loire), à JVewcastle, et dans quelques autres localités en Angleterre, en I as Bel-

gique. — La//. sèche, ou Charbon de grille, est moins combustible, plus compacte, plus lourde <iue la précédente; elle est aussi moins huileuse al moins collante : elle s'emploie de préférence pour le chauffage des appartements, la cuisson de la brique, du plâtre, de la chaux, etc. ; elle donne quelquefois une fumée sulfureuse, due aux pyrites qu'elle renferme. On la trouve dans les environs de Marseille, d'Ai\, de Toulon, près de Grenoble (Isère), de Condé (Mord . deBlanzy (Saône-et-Loire), de Durham en I terre, et surtout en Belgique, a Charleroi et à — La H. compacte, plus dure et plus 1. gère que la précédente, n'existe en grande quantité qu'en Angleterre, dans le Lancashire, notamment à Wigan, et dansie comté de Kilkenny en Irlande; on l'y désigne sous le nom de cattnel-COal ou charbon-chandelle, parce que, très-combustible, aile brûle ave< une longue flamme, blanche et brillante, et donm fort peu decen 1res; elleest recherchée pour le chauffage des maisons, et s'emploie pour la fabrication du gaz. Bile se laisse travailler au tour, et sert à la confection de vases, encriers, tabatières, etc.

Les tu il les de houille se trouvent uans le> terrains

dits de sédiment, principalement dans cette partie que la présence du charbon a fait nom carbonifère, et qui se compose de lits alterna grès d'argile schisteuse et de calcaire. Ce combustible forme dans le grée des COUCbM plus ou moins puissantes, ordinairement superposé s les une-- audessus des autres. L'Angleterre e possèdent l,.">7n,(Hio hectares de terrain houillcr. la France, 177,000,1 i Belgique 150,000. EnlSftO, d avait extrait, en Angleterre, 360 millions de quintaux métriques de houille, en France, 33 millions; en Bel*; 30 millions. En 1808, l'eaxraction B'esl élevée, pour l'Angleterre, à plus de 009 millions; pour la France, à \-j-2. et pour la Belgique, à plus de 108.

Ou admet -énér alomenl que II In est I

duit de l'altération plus ou moins profonde'd'arbrea

Page 1