‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 770 sur 1672 · HOUPPE · texte numérisé non relu

HOUPPE

houx.

et de plantes d'espèces diverses, existant dans les premiers âges du monde, avant l'apparition de l'homme, et qui ont été enfouis par l'effet des afi'aissements du sol. Cette opinion est justifiée par l'abondance des débris végétaux dont on trouve les empreintes dans les grès et les schistes qui accompagnent la houille.

L'emploi de la houille comme combustible, et dans les travaux métallurgiques, remonte à une haute antiquité : Théophraste nous apprend que de son temps les fondeurs et les forgerons de la Grèce faisaient une grande consommation des charbons fossiles qui venaient de la Ligurie et de l'Élide. On prétend même que les Romains ont exploité les mines de houille du nord de l'Angleterre. C'est sous Henri III, en 1272, que les mines de Newcastle commencèrent à être exploitées d'une manière régulière. Les mines du pays de Liège furent ouvertes dès le x.ie siècle. A St-Êtienne, on possède des documents inédits qui établissent que la houille y était employée dès le xme siècle. Toutefois, l'usage ne s'en répandit en France qu'au commencement du xvme siècle. — Consulter : Am. Burat, Traité théorique et pratique des combustibles minéraux (1851) et Houillères de la France (1866), les travaux de MM. Élie de Beaumont, Dufrenoy, Daubrée, etc., en France; ceux de MM. Geinitz, Gceppert (de Breslau), en Allemagne, etc.

Outre son emploi comme combustible, la houille a acquis dans ces derniers temps une importance industrielle des plus considérables par la multiplicité de matières colorantes que la chimie a su en extraire. Parmi les plus importantes, il faut citer : Y aniline, la rosaniline et tous leurs dérivés, les dérivés de V acide phénique et ceux de \znaphtaline[Voy . ces mots). — Consulter, parmi les Rapports du jury de l'Exposition universelle de 1867 (t. VII), celui de M. Balard, Découverte des nouvelles couleurs dérivées de la houille, et ceux de MM. A.-W. Hofmann, G. de Laire et Ch. Girard, Matières colorantes dérivées de la houille.

HOUILLER (xerrain). V. Carbonifère (terrain).

HOUILLÈRE ou charbonnage, mine de houille (Voy. Houille). — Ces mines sont exposées à des inflammations subites que l'on attribue à la décomposition spontanée des pyrites qui sont souvent mélangées à la houille. On combat ces incendies en barrant les galeries où l'inflammation s'est produite à l'aide d'épaisses murailles qui, en interceptant l'accès de l'air, empêchent l'incendie de se propager.

IIOUKA, pipe turque ou persane plus grande que le narghileh. Voy. ce mot.

HOULE du breton houl, vague), mouvement d'ondulation qui se produit dans les vagues de la mer, avant ou après la tempête. La mer qui est ainsi agitée et couverte de vagues est dite houleuse.

HOULETTE (du b. -latin agolum), bâton à l'usage des bergers, se termine par une feuillette ou morceau de fer en cuiller tronquée. Le berger s'en sert pour ramasser de la terre ou des pierres, qu'il jette aux moutons. — On donne aussi ce nom à un instrument de jardinage dont on se sert pour tirer de la terre les oignons ou les racines des plantes.

houlette, coquille bivalve de la mer Rouge, de la famille des Pectinidées. Voy. Pedum.

HOULQUE, plante graminée. Voy. Houque.

HOUPPE (comme huppe). C'est proprement un assemblage de bouts de soie ou de laine, flottants et disposés en boule sur une pelote : on en voit sur les bonnets carrés des ecclésiastiques. — On a appliqué ce nom : 1° à un flocon de plumes que certains oiseaux portent sur la tête ; 2° en Botanique, à une petite touffe de poils à l'extrémité d'une graine.

En Anatomie, on nomme houppes nerveuses ces petites expansions qu'offre la terminaison des nerfs dans le tissu de la peau; houppe. du menton, un petit muscle épais, conique, dont les fibres s'épanouissent dans la peau du menton, qu'elles relèvent en

poussant la lèvre inférieure en haut et en dehors.

HOUPPELANDE, sorte de casaque à larges manches, dont l'usage nous est venu de Suéde, a été ainsi nommée, dit-on, de la province A'Upland.

HOUPP1FÈRE (de houppe et du lat. fero, porter), Euplocomus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Phasianidés, caractérisé par la houppe qu'ils portent sur la tête, par le rebord inférieur de la peau des joues qui est saillant et les plumes de leur queue qui sont verticales, et retombent en panache comme celle des coqs. Le H. ignicolore ou de Macartney habite les îles de la Sonde. Sa houppe est d'un brun noir violet. Son bec est jaune; ses ailes sont noires, et les couvertures supérieures de la queue d'une belle couleur de feu.

HOUQUE ou houlque, llolcus, genre de la famille des Graminées, tribu des Avénacées, renferme des herbes ordinairement vivaces à feuilles planes et à épillets en panicules rameuses, qui habitent surtout l'Europe et l'Amérique du Nord. La H. molle et la//. laineuse ou Blanchard velouté croissent dans les prés secs et donnent un bon fourrage. On rattachait autrefois à ce genre la H. sorgho ( Voy. Sorgho) et la H. saccharine qui forment aujourd'hui le genre Andropogon, la H. odorante ou boréale, dont on a fait le genre Hierochloa, etc.

HOURDI (barre d'). Voy. Barre.

HOURDIS ou hourdage (de l'allem. Hurde, claie', première couche de plâtre qu'on met sur un lattis pour former l'aire d'un plancher ou l'épaisseur d'un" cloison, qui prend alors le nom de cloison hourdée. — Il se dit aussi en général de tout maçonnage grossier en plâtre et moellons. — Voy. Créneaux.

HOURET, mauvais petit chien de chasse.

HOURQUE ou houcre (du holland. hulk), grand bâtiment de transport jadis en usage dans le Nord, surtout en Hollande. Il a deux mâts, l'un au centre, portant une grande voile et un hunier ; l'autre à. l'ar rière avec une voile carrée. — On donne aussi ce nom à tout bâtiment mal construit ou qui navigue mal.

HOURRA ou houra, cri de guerre apporté en Europe par les Mongols; les Slaves s'en emparèrent et le transmirent aux Germains et aux Scandinaves, d'où il se répandit en Allemagne, en Angleterre et en Normandie. Les Cosaques se précipitent sur l'ennemi en poussant des hourras. — Ce cri est aussi une sorte de vivat, une exclamation de joie ou d'approbation que les Anglais poussent en toute occasion : ils écrivent hurrah.

HOURVARI.nom donné, aux Antilles, aune bourrasque mêlée d'orage. — En termes de Vénerie, faire hourvari se dit d'un animal qui trompe les chiens en doublant sa voie, c.-à-d. en retournant sur ses pas.

HOUSARD. Voy. Hussard.

HOUSEAUX (de l'allem. Hosen, chausses), ancienne chaussure destinée à garantir les jambes contre la pluie et la crotte, comme les guêtres.

HOUSSE (du b.-lat. houcia, haleta : de l'anc. htallem. hulst, fourreau), se dit de toute espèce de couverture servant à cacher ou à garantir un objet de prix, et en particulier de la couverture qui s'attache à la selle et s'étend sur la croupe et les flancs du cheval. — On nomme aussi housses, ou bisquains, ces peaux de mouton garnies de leur laine dont les bourreliers couvrent les colliers des chevaux de trait.

HOUTIA, houtias, mammifère Rongeur. Voy. Ca-

TROMYS.

HOUX (orig. germaniq.), Ilex, genre type de la famille des Ilicinées ou Aquifoliacées, renferme des végétaux toujours verts, à feuilles alternes, coriaces; à fleurs hermaphrodites; à fruits drupacts. Le Houx commun (llex aquifoliensis), vulg. Epine toujours verte, est un arbrisseau de 8 à 10"', partout garni de rameaux souples et pliants : feuilles pétiolées, coriaces, dentées et épineuses ; fleurs blanches, petites, réunies en bouquets serrés et axilîaires ; pédoncules très-courts. Cet arbrisseau croit sur les Lieux mon-

Hl'II-K.

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