ANILINE
iburné aune hampe axillaire terminée par plusieurs grandes fleurs au labelle d'un blanc d'ivoire;! A. coudé ■a des fleura pendantes, verdatres, dont le labelle est blanc et l'éperon roussâtre.
ANGUILLE, Anguilla, genre de Poissons malacoj)hr\^iensapodes, de l'ordre des Squamodermes, type de la famille des Anguilliformes. VA. commune (A. un) abonde dans les rivières, les lacs et les étangs de toute l'Europe. Elle a le corps grêle, cylindrique, souple, couvert d'une peau grasse et glissant.', dont les écailles sont peu visibles; la tète étroite et pointue, la bouche garnie de dents. Elle est le pins souvent noirâtre ou d'un vert olive en dessus, et jaunâtre ou blanche en dessous ; sa taille varie de 0",..o à im et plus de longueur. L'anguille se tient cathée pendant le jour dans la vase, et sort la nuit pour allijr à la recherche de sa nourriture, qui consiste en v.ts et en petits poissons : elle peut sortir de l'eau et ramper dans les prés humides. Sa chair fournit un aliment délicat et recherché, mais de digestion un peu difficile. — Les anguilles se reproduisent dans la mer à l'embouchure des fleuves, que les jeunes remontent au printemps : c'est la montée dont les pêcheurs détruisent à grand tort des quantités prodigieuses. On a récemment fait des expériences intéressantes sur les moyens de multiplier ce poisson, qui est aussi facile à élever qu'il est précieux. — On connaît le proverbe : // semble l'anguille de Me/un, il crie avant qu'on l'écorche, pour dire : Il se plaint avant d'avoir du mal. Ce proverbe vient de ce qu'un nommé Languille.deMefun, jouant le rôle de St Barthélémy dans un mystère, et voyant le bourreau, qui s'approchait pour l'écorcher, eut peur et cria avant qu'on eût mis la main sur lui.
Anguille de mer. Voy. Congre.
ANGUILLIFORMES, famille de Poissons malacoptérygiens apodes, caractérisée par l'absence de nageoires ventrales, la forme allongée, la peau épaisse et glissante, les écailles peu visibles, une vessie natatoire de forme variable et singulière. Genres principale : Anguille, Congre, Murène, Donzelle, Ophisure, Gymnote, Gymnarque, Equil/e, etc.
ANGUILLULES (dimin. d'anguille), genre d'Helminthes, de l'ordre des Nématoïdes, renferme des vers microscopiques qui vivent librement dans la terre, dans l'eau, sur des animaux, ou sur les plantes. Ils se distinguent en : 1° Hémipsiles, que l'on rencontre souvent dans l'eau des plats où l'on a servi des huîtres ; 2" Angiostomes ; 3° Anguillules d'Ehrenberg; /i° Anguillulines. C'est une anguillule qui est la cause de la maladie du blé, connue sous le nom de nielle. Ces vers peuvent se dessécher complètement sans perdre la vie et rester indéfiniment à l'état de poussière sans mourir : quand on les humecte, ils reprennent leur vie et leur activité.
AXGUIS (du lat. anguis, serpent). Ce nom, appliqué d'abord à tous les Reptiles ophidiens, ne désigne plus auj. qu'une famille de Reptiles sauriens, section des Scincoïdiens, à corps cylindrique, dépourvus de membres apparents, et dont l'organisation intérieure se rapproche de celle des lézards. Ils ont pour genre type VA. fragile ou Orvet. Voy. ce mot.
ANGUSTl'RE (d'Angostura, v. du Venezuela), nom donné à deux écorces d'Amérique, qu'il est important de distinguer : la vraie, qui est un remède précieux, et la fausse, qui est un poison. VA. vraie, que fournit le Cusparé (Cusparia Bonplandt), arbre de l'Amérique méridionale, de la famille des Diosmées, est livrée par le commerce en plaques roulées, minces sur les bords, très-fragiles, d'une texture peu serrée, d'une odeur désagréable et d'une saveur trèsamère. Elle a une vertu astringente et tonique et est employée comme succédané du quinquina contre les fièvres, surtout contre la fièvre jaune. VA. fausse, qui se trouve quelquefois mélangée à la vraie, n'est autre chose que l'écorce du Stî-yc/mos vomiquier : elle est vendue en plaques plus épaisses, non amincies sur les bords, non fragiles, compactes, inodores
et très-amères : l'acide nitrique la colore en rouge. ANHÉLATION (du lat. anhelatio), essoufflement, état dans lequel la respiration est fréquente, comte, et les mouvements de la poitrine très-prononcés : il accompagne un grand nombre d'affections, telles que l'asthme, les maladies du cœur, etc.
ANIIINGA (nom brésilien), Plotus,genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes cryptorhines, famille des Pélécanidés : bec long, cou mince et allongé, queue grande et large, pieds gros et courts. L'A . à ventre noir (P. melanog aster), de l'Amérique tropicale, fait son nid sur les arbres; il se traîne difficilement à terre, mais il a le vol très-élevé. Il est piscivore, et nageur en même temps que percheur. Sa chair est mauvaise. ANHYDRE (du gr. à [v] priv. et {i2wf>, eau), se dit, en Chimie, des combinaisons qui ne renferment pas d'eau, ou qui ont été privées d'eau par un procédé quelconque ; on dit acide, sel anhydre, par opposition à acide, sel hydraté.
ANHYDRIDES {d'anhydre), composés chimiques qui dérivent des acides (Voy. ce mot), par perte d'une molécule d'eau, et qui peuvent reproduire ces acides directement par hydratation. Ainsi, 2 molécules d'acide acétique en perdant 1 moléc. d'eau donnent Yanhyitride acétique, C'2H30-0-C2H30, de la même manière que 2 molécules d'alcool en perdant 1 moléc. d'eau donnent l'éther, C*H5-0-C2H3. On peut donc dire que les anhydrides sont les éthers des acides. — Les anhydrides existent en chimie minérale comme en chimie organique. On distingue les anhydrides des acides monoatomiques qui dérivent de 2 molécules d'acide par perte de 1 molécule d'eau, et ceux des acides polyatomiques qui peuvent dériver d'une seule molécule d'acide ; on distingue dans ce dernier cas, le 1er, le 2e, le 3e anhydride, selon qu'on a enlevé 1, 2, 3 molécules d'eau. — Les anhydrides organiques ont été découverts par Gerhardt, qui a le premier donné la théorie de ces transformations.
ANHYDRITEouKarstémte. Voy. Chai x si lfatée. ANI (nom indigène), Crotophaga, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs, et voisin des Coucous, est originaire de l'Amérique tropicale : bec très-arqué et très-élevé supérieurement ; ailes faibles, à rémiges courtes ; queue longue, étagée ; plumage entièrement noir. Cet oiseau est très-familier et susceptible de domesticité. Un même nid sert à plusieurs femelles. L'Ani se nourrit de lézards ou d'insectes, et souvent il s'abat sur le dos des animaux pour y enlever la vermine qui les ronge.
ANIL. Voy. Indigotier.
ANILIDES (d'anil, indigo), classe de composés chimiques qui diffèrent des sels d'aniline par les éléments de l'eau, et qui peuvent se convertir en ces sels en s'assimilant ces éléments. Ils ont été découverts par Gerhardt en 1846.
ANILINE (d'aniij, alcali végétal huileux, très-âcre, d'une odeur aromatique, composé de carbone, d'hydrogène et d'azote [C6H7Az]. Fritzsche l'a découvert en chauffant l'indigotine avec la potasse ; il se rencontre en abondance dans l'huile du goudron de houille. Il forme avec les acides des sels cristallisables, qui se colorent en violet avec le chlorure de chaux. L'industrie produit maintenant de grandes quantités d'aniline en traitant la nitrobenzine (Voy. ce mot) par les réducteurs, spécialement par le fer, en présence des acides. En soumettant ensuite l'aniline à l'action des oxydants, elle obtient les couleurs dites d'aniline dont les principales sont :
\JAnilèine ou Violet d'aniline, découverte en 1856 par l'Anglais Perkin : on l'obtient en général en traitant l'aniline ou ses sels par le bichromate de potassium, lebioxydede plomb, le chlorure de cuivre, etc. C'est une matière colorante d'un beau violet mauve ; on la nomme aussi Mauvanihne, et Violet de Pari?: La Violani/ine ou Violet bleuâtre : elle se forme avec la précédente ; on l'en sépare par le moyen de l'eau où elle est insoluble ;
La Rosaniline (Aniléine rouge, Fuchsine, Azoléine)7