ANIMISME
matière colorante rose qu'on obtient en faisant agir le chlorure Btsnnique, le tétrachlorure de carbone ou l'acide arsénique sur l'aniline. Elle a été entrevue en 18.'!6 par RI. Notanson, et fabriquée industriellement pour la 1" fuis à Lyon par M. Verguin. Ce sont les sels derosaniline qui sont employés comme matière colorante ; ilss'appliquent directement sans mordants à la soie et à la laine; la couleur en est belle, viveel stable. La rosaniline elle-même est une base incolore, dont la composition répond à la formule C-0!!1'-' \/', H*0. Ses sels sont par réflexion d'un beau vert doré. Le Violet otto^'o/ de MM. Girard etDehrire s'obtient en chauffant la rosaniline avec un excès d'aniline.
Bleus & aniline. Il en existe plusieurs : M U. I îirard etDelaire ont obtenu le hlcud\\ de Lyon en chauffant la rosaniline avec un excès d'aniline: il est insoluble dans l'eau ; il devient soluble quand on le fait bouillir avec l'acide sulrarique ; formule : C ■lSll:,|Az3,H20.
Verts d'aniline. Il en existe deux, V a obtenupar l'action de l'aldéhyde aqueuse sur le bleu d'aniline; l'autre, en faisant agir un excès d'iodure alcoolique sur la triéthyl- ou la triméthyl-rosaniline.
Noir d'aniline Il s'obtient on cuisant ensemble de l'amidon, de l'aniline, du chlorhydrate d'ammoniaque, du chlorate de potassium, du sulfure de cuivre et de l'acide tartrique.
Jaune d'aniline. On l'extrait des eaux mères de la fabrication du rouge d'aniline.
A>'iLLE(du lat. anellus, p. armellus). Ce mot qui, en Technologie, est synonyme d'anneau, s'emploie, dans le langage héraldique, pour désigner un meuble en forme de deux C adossés et réunis par m\ listel ; on dit : porter d'azur à une anille d'argent entourée d'une couronne de gueules.
ANIMAL (du lat. animal), nom général donné aux êtres organisés qui se nourrissent, se reproduisent, sentent et se meuvent volontairement. Dans la majorité des cas, les animaux se distin guent aisément des végétaux par la conformation de leurs organes et les I me tionsde relation; mais iln'est pas toujours aussifacile de distinguer les deux règnes sous le rapport de la sensation et du mouvement. Les sensations étantdes phénomènes qui ne peuvent être ni vus ni touchés, qui échappent à la loupe et au scalpel, leur existence se déduit des mouvements observés, et il faut, pour les constater, raisonner par analogie, comme on le fait pour établir l'existence de l'instinct et celle de certaines facultés intellectuelles propres aux espèces supérieures (Voy. Ame i>es bêtes). Quant aux mouvements, ils sont ordinairement volontaires ou autonomiques chez les animaux, tandis qu'ils sont toujours mécaniques ou automatiques dans les organes floraux et les parties vertes des végétaux où l'on en aobservé, tels que la ValHsné te spirale dont les fleurs diiiïques s'élèvent à la surface des eaux au mènent de la i "■(■(nidation, la Dionée gobe-mouche, la Sensitirr dont les folioles touchées 56 replient et se ferment, les Oscillaires, etc. A la suite d'une étude attentée, les botanistes sont parvenus à expliquer par i< iu tes physiques quelques uns de ces phénomène Voir Isid. Geoffroy S) Hilaire, lh-t. naturelle des règnes organiques, t. il;. Cependant, malgré les progrès qu'a faits la science par l'application de la métnodeexpérimentale, il faut reconnaître que, quand on dose- i aux groupes inférieurs, les deux règnes semblent parfois se confondre, surtout ch ex les êtres
OÙ l'organisme est peur ainsi dire à l'état purement
cellulaire. Voy. Protozoairi s.
Règne anm ■' On appelle ainsi l'ensemble des \nimau\. La claa fixation des êtres organisés a varié urement avec les progrès de la se ence. Ghei les ancien-, taistote divisait ainsi les anh&aux («ta : 1° un A. raisonnable, l'Homme; V des .1. an nobles, les uns, pourvus de sang (Quadrupèdes vivi pares et ovipares, Oiseaux, Poissons, Serpents) ; les autres, exsa gués (Mollus [ues, Testacés, Crustacés, Insectes), plus un certain nombre d'animaux infé rieurs. Chez les modernes, il faut citer : 1° la clas-
sification de Linné qui partageait les animaux en 6 classes : Mammifères Quadrupèdes vivipares et Cétacés , Oiseaux, Amphibies (Reptiles batracien- et quelques poissons), Poissons, Insectes (y compris les Myriapodes, les Arachnides et les Crustacés), Vers; — celle de Lamark, qui partageait tous les animaux en 2 grandes divisions : les A. vertébrés et les .1. mm vertébrés; — 3,J celle de Cuvier, qui distribuait le règne animal en !i groupes ou embranchements : Vertébrés^ Mammifères, Oiseaux, Reptiles, Poissons , Mollusques (Céphalopodes, Ptéropodes, Gastéropodes, Acéphales, Rrachiopodes, Cirrhipèdes;, Articulée vnnélides, Crustacés, Arachnides, Insecte- , Zoophytes eu Rayonnes (Echinodermes, Intestinaux, \( ali -plies, Polypes. Infusoires) ; — 4° celle de De Blainville qui établissait 5 grandes divisions : Ostéozorrires ou Vertébrés, Entomozoaires ou Articules, Malaeozoaires ou Mollusques, Actinozoatres ou Rayonnes et Amorphozoaires ou Spongiaires ; — 5° enfin la classification actuelle, que nous suivons dans cet ouvrage, et qui partage tous les anir en 5 types ou embranchements, savoir : les Vertébrés, les Annelés, les Mollusques, les Rayonnes et les Vrotozoaires. Pour leurs caractères et leurs subdh i en classes et en ordres, Voy. chacun de ces mots.
ANIMALCULES. Voy. 1nitsoii;es.
ANIMAUX DOMESTIQUES. I'<.y. Domestication.
La loi défend de laisser divaguer les animaux dont on est propriétaire (C. pén.,art. 475 et 479), et l'on est responsable du dommage qu'ils peuvent causer (C. INap., art. 1385). La vente des animaux domestiques peut être entachée de vices n dhibitoires { I '«-y. ce mot). Les mauvais traitements envers les animaux domestiques sont punis par la loi du 2 juillet 1850 connue sous le nom de loi Grammont. — Voy. au^si Épizootie.
ANIME, espèce de cuirasse. Voy. Cl'irasse.
ANIMÉ. Voy. Résine ANIME*
ANIMISME (du lat. animus, àme'-, doctrine philosophique et physiologique d'après laquelle l'âme pensante produit dans le corps humain, pendant toute la durée de la vie, non-seulement tous le- mouvements qu'elle a conscience d'y déterminer, mais encore, par une activité inconsciente, tous les phénomènes vitaux qui ne s'expliquent pas par les lois de la physique et de la chimie. Elle est opposée au Vitalisme, qui attribue la production des phénomènes vitaux a un principe spécial, et hl'Organicisme,soti spiritualiste, soit matérialiste, qui prétend les expliquer par l'organisation du corps vivant ' Voy. ces mots). On fait à l'Animisme les objections suivantes : 1° si l'observation directe OU indirecte des mouvements instinctif- et habituels établit que L'âme produit certains phénomènes vitaux par une activité involontaire et inconsciente, on n'a pas le droit d'en conclure qu'elle les produit tous ; 2" il n'est pas évident ô/wnorini prouvé par l'expérience qu'aucune partie îles phénomènes de
la vie organique ne puisse résulter, -oit de l'organisation, -oit d'une fo;vo surajoutée ;'i l'organisme, et
que l'âme soit par conséquent la cause unique de ces phénomènes ; 8* l'Animisme exclusif, qui os veut pas faire à l'Organicisme sa part légitime, conduit à des conséquences inadmissibles pour la philosophie et la physiologie, comme la multiplication indéfini .'unes, etc. — L'Animisme n'est donc qu'une hypothèse ; mais cette hypothèse a un haut degré de probabilité, si, restreinte dans de justes limites, elle se borne à admettre que l'âme, à l'aide du cerveau et du -vsteme nerve \. imprime une excitation générale
et continue, niai- involontaire et inconsciente, aux l'onction- de la vie organique dans toute- les | du corps, i oy. \vn .
L'Animisme a revêtu des formes asses différentes dan- l'histoire des sciences. D'après kristote, l'âme e-t Ventéléchie d'un corps organisé ayant lu vie enptustance Voy. Entbléchii .Au moyen âge, cette théorie a été conciliée avec la théologie par Albert le Grandi St Thomas d'Aquin et DunsScot^etteur doctrine, très-