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HUILE

tueux, dans les bois des climats tempérés de l'Europe. La couleur écarlate de ses fruits, dits cenelles, contraste avec le vert foncé et luisant de Bon feuillage. Le bois du houx, dur et pesant, peut recevoir un beau poli. On l'emploie aux ouvrages de tour et de marqueterie. Les jeunes rameaux servent à faire des manches d'outils, des verges de fléaux; les branches plus fortes fournissent d'excellentes cannes: on fait delà glu avec l'écorceetles jeunes pousses. Dans plusieurs contrées,cn Corse, p. ex., cm prépare avec les semences du houx, torréfiées et réduites en poudre, une boisson analogue au café. Le houx possède des propriétés fébrifuges.

Petit Houx, Roux-frelofi. Voy. Fragon.

HOYAU, espèce de houe. Voy. Houe.

I1UCARE ou HTGATB, espèce de gomme qui découle du Spondias purpurea, arbre de la famille des Ànacardiacées, Elle se présente dans le commerce en larmes allongées, presque cylindriques, transparentes, assez consistantes, d'une couleur de citron. Sa saveur est d'abord mucilagineuse, puis sucrée, enfin désagréable, amère et astringente.

IIl'CII, Hucho, poisson. Voy. Su mi in. HUCHE (du b.-lat. Indien), coffre où, dans la campagne, on pétrit et on serre le. pain. — C'est aussi, dans un moulin, le coffre de bois où tombe la farine en sortant de la meule.

HUCHET (du v. fr. kucher, appeler), cornet de chasse pour appeler les chiens. — Er. termes de Blason, c'est la représentation d'un cor de chasse dans les armoiries.

HUILE (du lat. oleum), liqueur grasse, onctueuse, inflammable, qui se tire de diverses substances. On distingue les //. fixes, et les //. essentielles, dites aussi //. volatiles ou essences. Pour ces dernières, Voy. Essence et les noms de chacune d'elles.

Les huiles fixes ont les mêmes caractères chimiques que les graisses solides : elles sont combustibles, ne se mêlent pas avec l'eau, se dissolvent dans l'alcool et l'éther, se décomposent par l'action de la chaleur, et se transforment wisavons par l'action des alcalis. C'est un mélange de deux corps particuliers: d'une partie liquide, dite oléine, et d'une partie solide, ordinairement la margarine, qui esi tenue en dissolution parla première àla température ordinaire. Les huiles fixes se tirent pour la plupart des végétaux : celle qui occupe le premier rang esl d'olive; viennent ensuite par degrés d'importance: les huiles d'œillette, de colza, de sésame, d'arachide, d'amandes, de graines de coton, de coco, de lin, de çarthame, de ehènevis, de noix, de faine, etc. Toutes ces huiles se rencontrent presque exclusivement dans les semences ; rarement elle* se trouvent dans les parties charnues des fruits ; on ne connaît que l'olivier, les lauriers et le cornouiller sanguin dont les fruits soient pourvus d'huile- dans leur péricarpe

ou partie externe et charnue. — Quelques huiles

fixes sont fournies par le règne animal : telli

l'huile de /<-■ • n, l'huile de ici, u.c. l'huile de pied

de bœuf, etc. On trouve les huiles fixes, Chez les animaux, dans 1rs mêmes parties qui renferment les graisses solides. —On appelle improprement huiles minérales le naphte, lepétroh , l'asphalte, substances qui sont des espèces de hitun ■ . I . ee mot.

Les huiles se préparent près |ue toutes par pression et par distillation; pour quelques unes, p. ex. celles de noix et de graines, la pression esl quelquefois précédée d'une macération faite à feu na ou à la vapeur ; mais l'huile provenant de matières qui n'ont té chauffées est, plus estimée. 1 1 • huiles obtenues par la pression contiennent généralement des i sus où elles étaient renfermées : on est doue obligé de les épurer, ce qui se fait en les battant ide sulfurique concentré qui charbonne les subi ngères, Bans al, m. r l'huile.

On di: tingue I. s buil< H. sùxatii •

. i I < atives

p u au contact de l'aù

transforment en une espèce de membrane solide et transparente ; telles sont les huiles de lin, de noix, de ehènevis, d'oeillette ou de pavot, etc. Cette propriété les rend précieuses pour la préparation des vernis et des couleurs à l'huile. Les huiles non siccatives ne se résinifient pas au contact de l'air, mais elles y deviennent acides, rances, d'une

odeur et d'une saveur désagréables ; on les emploie comme aliment et comme médicaments, ou pour l'éclairage, pour la fabrication des savons : telles sont les huiles d'olive, d'amandes, de navette, de colza, de faines, etc. Les anciens en faisaient aussi un grand usage pour s'oindre le corps, afin de lui donner de la souplesse et de diminuer la transpiration.

ffnile d'amandes. Elle s'extrait par la pression, à froid et sans eau, des amandes douces et amères fournies par l'amandier. Cette huile est très-fluide, d'une saveur agréable, et se congèle moins facilement que l'huile d'olive. Elle sert à la préparation du cérat, des liniments, etc. ; elle est employée comme adoucissant, et entre comme laxatif ou comme élHOllient dans la composition de quelques potions, des juleps, etc. Les tourteaux des amandes, privés d'huile et réduits en poudre, servent à former la pâte d'amandes des parfumeurs.

Huile animale de Dippel, huile empyreumatique mise en vogue au dernier siècle par l'alchimiste Dippel, est extraite de la corne de cerf par distillation: elle contient beaucoup d'hydrocarbures, des goudrons, de l'acétate et du butyrate d'ammoniaque; elle s'emploie surtout comme antispasmodique.

Huile de baleine. Voy. Baleine.

Huile de belladone. Elle s'extrait des semences de la belladone, et sert dans quelques localité- à l'éclairage et même a la cuisine : le principe narcotique de la plante reste dans les tourteaux.

Huile blanche. Voy. Huile d'oeillette.

Huile de cade, extraite du Genévrier. Voy. Cade.

Huile de ehènevis. Elle s'extrait des grain chanvre, et sert pour l'éclairage et la con savons et des vernis.

Huile ou Heu/ ,e de coco. Voy. Coco.

Huile de colza. V" i. ( olza.

Huile de corne de cerf. Voy. lin;

onde Tiliy. Voy. CnoTox.

Huile empyreumatique (du gr. iu.--jç.vj\L%), nom donné en général à tous les produits volatils sultent de la distillation à feu nu de matières animales ou végétales ; telles sont les huiles de corne de cerf, desuccin, de cade, de cire, etc.

Huile de Gabion. Voy. l'rrr.oLE.

Huile île lin, huile siccative que l'on extrait d menées de lin, après les avoir torréfiées el br Elle s'emploie dans la peinture commune et pour préparer les vernis gras. On la rend plus siccative en la faisant bouillir avec7 ou s p. 100 de litharg l'écume avec soin, et quand elle a acquis u rougeàtre, on la retire du feu et on la laiss lier par le repos: c'est ce qu'un appelle 1' cuite. Ou prépare : «primeur* avec l'huile

de lin rapprochée sur le feu et broyée av< I poids di' noir de fumée. Les taffeu venl leur enduit de plusieurs couches d'huile île lin litharg] rée : i cuir- vernis, des i

Huile minérale. Voy. Asphalte, Naphtb, Pi ntoLB,

Bill MF.

Huile de morue i : un |

odeur putride et s'obtient en exposant aux ; du soleil des foies do morue entassés dai et soumettant à la « qui comu

putréfier. Elle renferme de ; des vertus médicali plusieurs maladies rhumatisn

ainsi que pour détruire les V< On en

fait aussi usac ■ dans la . i ' navette. On l'emploie pour l'i

Iî i ILE.

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