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IMPRESSION

poste est pleine ou :i jour; quand elle est à jour, on nomme aussi imposte le châssis vitré qui la remplit.

IMPÔTS (du lat. imposita), sommes que payont les citoyens pour subvenir aux charges publiques. On les nomme ausst contributions. — Avant 1789, il n'y avait, en France, rien de régulier ni pour l'assiette, ni pour la perception des impôts. La noblesse et le clergé jouissaient d'exemptions nombreuses au détriment du paysan et du roturier ( Voy. Taille, Corvée, Gabelle, Décime, Dons gratuits, etc.). Aujourd'hui, tout le monde en France est soumis à l'impôt sans distinction. Une partie des contributions portent sur les biens et sur les personnes (/. directs) ; les autres sont prises sur les transactions, les objets de commerce ou de consommation, etc. (I. indirects). Parmi les impôts directs, se rangent : 1° 17. fonder, qui se perçoit sur les propriétés immobilières bâties ou non bâties, proportionnellement et à raison de leur revenu net imposable : l'assiette et la répartition de cet impôt sont établies d'après le cadastre ( Voy. ce mot) ; 2" 17. personnel et mobilier, qui se compose de deux impôts distincts que la loi du 21 avril 1832 a réunis : 17. personnel, consistant dans le payement d'une somme égale à la valeur moyenne de 3 journées de travail, et qui n'est dû que dans la commune "ù réside le contribuable, et 17. mobilier, proportionné à la valeur locative de l'habitation et dû sur toute habitation meublée appartenant au contribuable dans quelque commune qu'elle soit située : l'impôt personnel et mobilier est dû par tout habitant, Français ou étranger, domicilié dans la commune depuis un an, jouissant de ses droits et non déclaré indigent par le conseil municipal ; 3" 17. des portes et fenêtres; l\° 17. des patentes, etc. (Voy. ces mots). Pour les impôts indirects, Voy. Contiwmtions. — Pour ce qui concerne le mode de recouvrement des impôts, Voy. Perception et Budget.

Des opinions fort diverses sont professées par les Économistes sur la meilleure manière d'asseoir les impôts. Les uns veulent un impôt unique, qu'ils font peser soit sur la terre seulement, comme Ouesnay et les Physiocrates, soit sur le revenu total de chaque citoyen, comme Vincome-tax des Anglais; les autres veulent qu'il y ait autant de sortes d'impôts qu'il y a de sortes de valeurs, et (pie toutes les valeurs Soient atteintes : c'est à peu près ce qui a lieu en France. En outre, l'impôt doit être, selon les uns, purement proportionnel, c.-à-d. de tant pour cent, quelle que soit la fortune de l'imposé ; selon les autres, progressif, chacun payant une portion de ses revenus d'autant plus forte qu'il est plus riche, c.-à-d., p. ex. : un dixième sur mille francs (soit 100 fr.), tin cinquième sur dix mille francs (soit 2,000 fr.), et ainsi de suite. Quoique l'impôt progressif semble àcertains égards plus conforme à L'équité, il a le tort de décourager le travail et l'économie; il offre d'ailleurs dans la pratique des inconvénients qui, malgré des tentatives réitérées, ont jusqu'ici empêché de l'admettre. Cependant, il est appliqué en France, dans mi" mesure modérée, â l'impôt personnel el mobilier.

Noir sur ce sujet : Macarel et Hotilatignier, De In fortune publique en France; Baillv et Bresson, Histoire financière de la France ; Potherat de Thou, (te rOrigine de l'impôt en France (1838); Em. de Girardin, l'Impôt (1851) ; .de Parieu, Histoire de* Impôts (185G) ;Clamageran,J7i«l.<fe l'impôt >■» F>nncc(\8ï6).

IMPRÉCATION (du hit. ùnprecatio), malédiction prononcée solennellement. Chez les anciens, l'usage de l'imprécation était fréquent. On connaît l'imprécation d'Elisée contre de petits enfants moqueurs, que des ours vinrent soudain dévorer; le psaume

108e est une imprécation terrible. Balaam fut appelé par Balac pour maudire tea Juifs. Les Grecs avaient de même, aux temps héroïques, des prêtres dits &m- Tf.pe;, c.-à-d. maudùseurs; YÏUade d'Homère offre plusieurs exemples do ces sortes d'imprécation, notamment au 1" chant celle de Chr\sès (notre tgSr

memnon et les Crées. Les tragiques grecs en offrent

de même plusieurs, entre autres, chez Sophocle, celle d'Œdipe contre le meurtrier de Laius. Quand Alcibiade fut banni, après la mutilation des Hermès, tous les prêtres de l'At tique prononcèrent contre lui des imprécations solennelles. Macrobe nous a conservé la formule d'imprécation par laquelle les généraux romains dévouaient à l'extermination les armées et les villes ennemies. Les chartes du moyen âge sont pleines d'imprécations contre ceux qui méconnaissent les privilèges du clergé ou les donations aux couvents. Les anathèmes de l'Église appartiennent au même ordre de faits. Voy. Anatiieue.

L'Imprécation n'est plus qu'une figure de Rhétorique, lorsqu'elle devient une fiction poétique : telle est, dans Virgile, l'imprécation de Didon mourante (Ênéid., IV, 007-620); telles sont, dans Corneille, celles de Camille (Horares, IV, 5 , et de Géopâtre {Rodoqune, V, l\), etdans Racine, celle du grand prêtre Joad [Athalie, I, 2).

I M PK KG NATION (du lat. imprœgnare). En Physiologie et en Botanique, c'est l'acte par lequel le germe est vivifié. Voy. Fécondatioh.

IMPItlCSCUIPTlUILITÉ. Voy. PRESCRIPTION.

IMPRESSION (du lat. impressio), action d'imprimer, et, par suite procédé ou ensemble de procédés par lesquels on imprime. On distingue VI. typographique (Voy. Imprimerie), VI. lithographique [Voy.

Lithographie), 17. en taille-douce, 17. sur papiers peints, 17. sur étoffes.

L'Impression en taille-douce est l'impression des gravures en creux : on obtient les copies de ces gravures, c.-à-d. les estampes {Voy. ce mot), en transportant sur le papier, au moyen d'une pression entre deux rouleaux de bois dur, une encre épaisse préalablement posée dans les creux de la planche de métal. C'est au xv* siècle que fut inventé l'art d'imprimer les estampes. Voy. Gravure.

L'Impression des papiers peints s'opère le plus souvent au moyen de planches de bois gravées en relief. On emploie autant de planches qu'il y a de couleurs dans îe dessin ; chaque planche, après avoir reçu la couleur convenable, est appliquée sur le papier, et tout le soin consiste à poser exactement les repères les uns sur les autres. On imprime aussi au rouleau, comme pour les tissus, et l'on emploie à cet effet des machines à cylindres gravés en relief dont le travail est rapide et peu coûteux. Voy. ci-après.

L'Impression sur tissus &e fait: 1e â main d'homme, sur une table, et à peu près par les mêmes procédés que relie sur papiers peints; 2° par des machines à planches plates (p. ex. laperrotine); 3° au moyen de rouleaux. L'impression au rouleau se fait avec un cylindre de cuivre dont la longueur est égale à la largeur du tissu qu'il s'agit d'imprimer et sur lequel les dessins à reproduire ont été gravés en creux autant de fois qu'il peut les contenir. Ce cylindre peut ( tri mis en mouvement au moyen d'un appareil. Il est placé horizontalement et plonge par le bas dans un bain de couleur, mais une racloire élastique enlève la COUr leur partout où il n'y a pas de dessin : la région du cylindre portant ainsi de la couleur dans tous ses creux, arrive en tournant au tissu, qui se déroull la même rapidité que le cylindre et qui s'applique sur lui. One pièce de 36 mètres de longest ainsi imprimée en 4 ou ."> minutes.— Pour laperrotiue, dont le nom est du à son inventeur Perret, elle a sur l'impression à

la main des avantages analogues àceui que lespr mécaniques à la vapeur offrent en typographie sur

les presses à bras. Voy. TOILSS i-ki.ntks.

impression, se dit, en Psychologie, de l'effet produit sur un de nos organes par l'action d'un objet extérieur; il se transmet par les nerfs jusqu'au centre cérébral, et à sa suite naît la sensation. L'impression est un phénomène physiologique : oa en connaît les conditions par l'étude du corps et des agents extérieurs avec lesquels il entre en relation. Au contraire, la sensation est un phénomène psychologique : elle est saisie par la conscience, qui nous ei>

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