INNERVATION
donataire :l°s'il a attenté à la vie du donateur; 2° s'il a commis envers lui des excès, sévices ou injures graves ; 3° s'il lui refuse des aliments. Un legs est révocable dans les deux premiers cas (C. Nap., art. 955 et 1046).
INGUINAL (du lat. ingui?ialis), se dit de ce qui appartient à l'aine, ou qui est situé dans l'aine, comme hernie inguinale, veines inguinales, etc.
l.\'HALATIOi\ (du lat. inhalatio). En Physiologie, ce mot s'emploie tantôt comme synonyme d'absorption ( Voy. ce mot), tantôt pour exprimer l'acte qui, avec l'exhalation, constitue le phénomène de la resftiration. Voy. ce mot.
En Médecine, on appelle inhalation respiratoire ou simplement inhalation, soit l'absorption par les voies respiratoires des vapeurs d'éther et de chloroforme à l'effet de produire l'insensibilité, soit un mode particulier d'administrer les fumigations, les eaux minérales gazeuses, et même certains gaz, comme l'oxygène, au moyen d'appareils appropriés dits inhalateurs.
INHUMATION (du lat. innumare), action de déposer 1rs cada\ res dans la terre. C'est aujourd'hui la manière la plus usitée de rendre les derniers devoirs : dans les pays chrétiens, on n'en pratique pas d'autre.
L'inhumation ne peut avoir lieu que 24 heures au moins après le décès (C. Nap., art. 77), et quand le décès a été constaté par un officier de santé. Elle se fait en présence d'un délégué de l'autorité (Ordonn. du 15 messidor an XII; Arrêté du préfet de la Seine, 3 déc. 1820). La contravention à ces règlements est punie de 6 jours à 2 mois d'emprisonnement et de 16 à 50 fr. d'amende (C. pén., art. 358). L'autorisation du magistrat est nécessaire pour être inhumé dans une propriété particulière. — Les fosses doivent avoir de lm,50 à 2m de profondeur sur 0U,,80 de large, et être séparées par un intervalle de 0m,30 ou CViO sur les côtés, et de 0m,40 ou 0m,50 aux pieds et à la tète. Mais, dans les cimetières des grandes villes, il existe des fosses communes où l'on entasse des centaines de bières, au mépris des règlements'.
En 1200 s'établit la coutume d'ensevelir dans les églises. Cette coutume, d'où résultèrent tant de contagions funestes, dura jusqu'à Louis XVI. Aujourd'hui, on ne doit pas même inhumer dans l'intérieur dis villes. 1""//. Cimetière.
Les inhumations précipitées ont bien souvent préoceupé les imaginations; elles ont été fréquentes autrefois, et il y en a encore eu des exemples de nos jours. M0" iNecker (1790), le Dr Vigne (1841), M. le Dr Bouchut (1850) et une foule d'autres ont écrit sur l'Abus des inhumations précipitées.
I\li:, I/iia, genre de Mammifères, de l'ordre des Cétacés cétodontes et du groupe des Delphinidés, tribu des Platanistins. Voy. Delphinidés.
1MT1AL (du lat. initialis), se dit. de tout ce qui commence, de tout ce qui est placé au début. — On appelle spécialement lettres initiales les premières lettresd'uo mot mises pour le mot entier, comme 00 k' voit dans les inscriptions. Pour L'explication des lettres initiales employées comme abréviations, l dans ce Dictionnaire le premier article de chacune des lettres de l'alphabet.
INITIATION 'du lat. imtiatio), se dit spécialement des cérémonies par lesquelles on était admis a la connaissance, à la participation de certains mystères dans les religions anciennes. Voy. MYSTÈRES,
INITIATIVE (d'initier). L'initiative des lois appareil France au Président de la République au BU Sénat et au Corps législutii. \ ui/. Lois.
INJKCTEUB tuTOHATiQOB, appareil imaginé en
1857 par M GilVard, pour l'alimentai ion des chaudières ;\ vapeur. Le tuyau qui est ajuste sur la chaudière, et qui doil amener l'eau, B6 termine par un ajutage muni d'un clapet, pouvant s'ouvrir de dehors
en dedans et que la pression Intérieure maintient fermé, lorsque l'appareil ne fonctionne pas. En face do cet ajutage se trouve un orifice, entouré d'un cône
Concentrique qui porte le tuyau par lequel l'eau
froide doit être aspirée. In tuyau à robinet peut amener la vapeur de la chaudière à cet orifice. Quand on ouvre ce robinet, un jet de vapeur s'élance avec une grande vitesse, entraîne avec lui l'air du cône et celui du tuyau d'aspiration ; par suite l'eau dans laquelle plonge ce tuyau, s'élève jusqu'à l'orifice, condense la vapeur, et on obtient un jet d'eau animé d'une grande vitesse, qui va frapper le clapet de l'ajutage, l'ouvre et pénètre dans la chaudière. Ce mode d'alimentation est à la fois le plus simple et le plus économique.
INJECTION (du lat. injectio), action d'introduire avec une pompe foulante, avec une seringue, une sonde, ou quelque autre instrument, dans une cavité ducorps, soit naturelle (la caisse du tympan, les conduits lacrymaux, le rectum, la vessie, etc.), soit accidentelle (trajet fistuleux, foyer purulent, etc.), un liquide quelconque. — On appelle aussi injection le liquide injecté.
Les Anatomistes, pour suivre plus facilement les ] artères, les veines et les vaisseaux lymphatiques, les injectent sur le cadavre avec un mélange de suif et de résine fondus, diversement coloré, qui, se solidifiant par le refroidissement, les rend très-distincts ; on emploie aussi àcet effet le mercure. Ruysch et Mascagni ont poussé au plus haut point de pert fection l'injection des vaisseaux lymphatiques. — ! Voy. aussi Embaumement.
INJURE (du lat. injuria). On distingue, en Droit, I 17. simple et 17. publique. Cette dernière est celle i qui est proférée publiquement et qui renferme l'im- I putation d'un vice déterminé : elle est punie correctionnellement d'une amende de 16 à ;>o0 fr. La première est celle qui ne réunit pas les deux conditions ci-dessus énoncées : quand elle a eu lieu sans provocation, elle est punie d'une amende de 1 à 5 fr. (C. pén., art. 471). — En matière de Presse, on appelle injure toute expression outrageante, tout terme de mépris ou toute invective ne renfermant l'imputation d'aucun fait déterminé ; ce en quoi elle diffère de la diffamation. Voy. ce mot.
Injures grâces. Voy. I.m.ratiiit>e et Séparation