‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 811 sur 1672 · INSCRIPTION · texte numérisé non relu

INSCRIPTION

pre à tous les éléments nerveux {Voy. Nerfs), et en vertu duquel ces éléments donnent lieu aux phénomènes de la sensibilité, du mouvement, de la volonté, et président à l'accomplissement des fonctions de la vie organique ou végétative.

INXOMINÉ, innommé (du lat. in, priv., etnomen, nom). Les Anatomistes ont appelé os innominé, l'os coxal ou os iliaque ; artère innommée, le tronc de la sous-clavière et de la carotide primitive droites; veines innommées du cœur, deux ou trois veines qui s'ouvrent à la partie antérieure inférieure de l'oreillette droite ; cartilage innominé, le cricoide.

INOCÉRAME, Inoceramus, genre de Mollusques acéphales fossiles, de l'ordre des Pleuroconques, famille des Aviculidées : coquille très-inéquilatérale, inéquivalve, présentant deux impressions musculaires à chaque valve, l'une médiane assez grande, l'autre petite et située sous les crochets ; charnière sans dents; le ligament divisé en segments, et dont la facette est perpendiculaire à la ligne de séparation des deux valves. Leslnocérames se rencontrent de l'étage liasien à l'étage sénonien. — On peut rattacher à ce genre les genres Catillus, Mytildides, etc.

IN-OCTAVO. Voy. Format.

INOCULATION (du lat. inoculatio, greffe), nom donné, en Médecine, à toute opération par laquelle on introduit dans l'économie le principe matériel d'une maladie contagieuse, et en particulier, à l'introduction du virus variolique dans le corps d'un individu sain, afin de donner naissance, dans des circonstances favorables, à une variole bénigne et d'écarter ainsi les dangers d'une variole naturelle qui pourrait être funeste. La pratique de cette opération est tout-à-fait semblable à celle de la vaccination {Voy. ce mot). — Connue de tout temps en Afrique et en Asie, introduite à Constantinople en 1673, importée en Angleterre, au siècle dernier, par lady Wortley Montagu, l'inoculation se répandit bientôt dans toute l'Europe. Elle fut autorisée en France en 1764 ; mais la découverte de la vaccine par Jenner (1776) ne tarda pas à la faire abandonner. — On a depuis peu tenté, mais sans succès, l'inoculation de îa fièvre jaune et d'autres maladies spéciales.

Inoculation, en Botanique. Voy. Greffe.

INOFFICIEUX (du lat. inofficiosus). On entendait, en Droit romain et dans notre ancien Droit, par inofficieuses les libéralités entre-vifs et testamentaires faites par un père à des étrangers, au détriment de ses enfants et contrairement au devoir d'affection (officium pietatis) dont il est tenu envers eux. On dit simplement aujourd'hui qu'elles excèdent la quotité disponible. Voy. ce mot.

INONDATION (du lat. inundatio). Les inondations ou débordements des fleuves et des rivières ont pour causes, les crues subites, résultant de la fonte des neiges, les débâcles et l'écoulement trop rapide des eaux pluviales, après des orages violents. On a proposé divers moyens pour les prévenir, tels que l'endiguement des cours d'eau, le reboisement et le regazonnement des montagnes, la création de prairies sur les pentes inclinées, l'établissement de réservoirs pour emmaganiser le trop-plein des eaux, etc. (Voir Lettre impériale du 19 juill. 1856); mais leur emploi n*est pas encore assez général pour conjurer complètement les effets désastreux des grandes inondations.

Quand l'inondation est l'effet d'une force majeure, personne n'en est responsable ; lorsqu'elle est le résultat d'ouvrages pratiqués dans une propriété voisine, celui qui a fait exécuter lesdits ouvrages est responsable du dommage occasionné par l'inondation. L'art. 457 du Code pénal punit d'une amende de 50 fr. au moins les propriétaires, fermiers, ou toute autre personnejouissant demoulin«,usinesou étangs, qui, par l'élévation du déversoir de leurs eaux au-dessus de la hauteur déterminée par l'autorité, ontinondé les chemins ou les propriétés d'autrui. S'il est résulté du fait quelques dégradations, la peine est, outre l'amende, un emprisonnement de 6 jours à 1 mois.

INORGANIQUE (d'in priv. et organique), se dit

des corps qui ne sont point organisés et qui ne peuvent s'accroître que par juxtaposition, par opposition aux corps organisés ou vivants; d'où la division de toute la nature en Règne organique, comprenant les animaux et les végétaux ; et Règne inorganique, comprenant les minéraux.

En Grammaire, ce mot se dit de toute lettre ou de tout signe qui n'appartient pas à la constitution essentielle ou primitive d'un mot.

INOSITE (du gr. \ç, tvôç, fibre), sorte de glucose non fermentescible qui se trouve dans diverses parties de l'organisme animal ou végétal. On le trouve surtout dans les reins, le poumon, le cœur. On l'a aussi rencontré dans les haricots verts, il porte alors le nom de phaséomannite. Formule CfiHl206+2H-0.

IN-PACE, c.-à-d. en paix. Cette expression désignait autrefois dans les monastères une prison dans laquelle les moines renfermaient pour leur vie ceux de leurs confrères qui s'étaient rendus coupables d'un grand crime.

IN PARTIBUS, pour in partibus infidelium, c.-à-d. dans les contrées des infidèles, se dit d'un évêque qui a un titre d'évêché dans un pays occupé par les infidèles. Voy. ÉVÈQDB,

IN PETTO, c.-à d. en ital. dans le cœur, intérieurement, s'applique surtout aux nominations de cardinaux déjà résolues par le pape, mais non encore rendues publiques.

IN-PLANO. Voy. Format.

INQUARTATION ou inquart, se dit, en Docimasie, de l'addition de l'argent à l'or destiné à la coupellation ( Voy. ce mot), addition faite dans des proportions telles que l'alliage qui en résulte se compose de un quart d'or pur et de trois quarts d'argent.

INQUISITION, tribunal ecclésiastique. Voy. lé Die t. d'Hist. et de Géogr.

INSAISISSABLE (iin priv. et saisir). Le Code de procédure (art. 580-592) déclare insaisissables : 1° les provisions alimentaires ; 2" les sommes et objets disponibles déclarés insaisissables par le testateur; 3° les choses déclarées insaisissables par la loi, telles que le coucher des saisis, les habits dont ils sont vêtus, les livres, instruments ou outils nécessaires à leur profession ; une vache, deux chèvres ou trois brebis, au choix du saisi, ainsi que les objets que la loi déclare immeubles par destination. — Les rentes sur l'État sont également insaisissables. — Les traitements et pensions dus par l'État ne peuvent être saisis que pour la portion déterminée parla loi, c.-à-d. le cinquième jusqu'à 1000 fr., le quart de 1000 fr. à C000, le tiers sur la portion excédant 6000 fr.

INSALIVATION (du lat. z'«,en,dans, et de salive), imprégnation de la substance alimentaire par le liquide des glandes salivaires et le mucus des follicules de la bouche. C'est une des fonctions élémentaires dont se compose la digestion. Voy. ce mot.

INSALUBRITÉ. Voy. Salubrité publique, Établissement, Logement, Désinfection, HygiLne, Épidi mie, etc.

INSCRIPTION (du lat. inscriptio). En Droit et en Administration, ce mot se dit de l'enregistrement d'un nom, d'une qualité, d'un droit, sur des registres établis à cet effet. — Un étudiant prend ses inscriptions en se faisant inscrire, au commencement de chaque trimestre, sur le registre de la Faculté dans laquelle il étudie pour prendre ses grades. Il faut 12 inscriptions pour être admis au grade de licencié en droit, et 16 pour être admis à celui de docteur, soit en droit, soit en médecine.

On appelle Inscription de rente, I. sur le grandlivre de la dette publique, le titre d'une rente perpétuelle due par le Trésor ( Voy. Grand-livre) ; /. hypothécaire, l'inscription, sur un registre public, de la déclaration faite par un créancier de l'hypothèque qu'il a sur les biens de son débiteur : elle doit être renouvelée tous les dix ans (Voy. Hypothèque) ; /. d'faux, l'acte par lequel on soutient en justice qu'une

INSCUIPTIONS.

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