INSECTES
pièce produite dans un procès est fausse ou falsifiée (C. de proc, art. 2U-251j.
inscription maritime, mode adopté en France pour le recrutement de la marine de l'État, consiste dans l'enregistrement de tous les gens de mer d'un arrondissement maritime au bureau dit des classes (chargé de classer les marins d'après leur âge et leur position de célibataires, mariés, pères de famille). Cette inscription leur impose l'obligation de faire à tour de rôle le service maritime sur les vaisseaux de l'État, en temps de guerre et en temps de paix. D'après la loi, on comprend dans l'inscription maritime tout citoyen âgé de 18 ans révolus et ayant moins de 50 ans, qui, ayant fait deux voyages de long cours ou la navigation pendant 18 mois, ou la petite pêclie pendant 2 ans, ou bien ayant servi pendant 2 ans comme apprenti marin, voudra continuer la navigation ou la pèche. Chaque port de mer a des commissaires ou des sous-commissaires délégués pour tenir les registres d'inscription maritime. — L'inscription maritime fut instituée en 1G81, par Colbert, qui la substitua au régime de la presse. Elle fut réorganisée par la loi du3brum. an IV et divers décrets dejanv. 1857, OCt. 1863, fév. 1866 et janv. 1873. Le nombre des officiers mariniers et matelots compris dans l'inscription maritime est d'environ 70,000 hommes, sans compter les novices, mousses, ouvriers, apprentis.
INSCRIPTIONS) paroles inscrites ou gravées sur les monuments de toute espèce, depuis les temples et les palais jusqu'à l'ustensile le plus simple. Les anciens, qui ne connaissaient pas l'imprimerie et chez qui les matériaux pour l'écriture furent longtemps ou rares ou très-fragiles, usèrent des inscriptions plus fréquemment que nous. Les lois, les décrets, beaucoup de contrats étaient ainsi gravés. On en vint à couvrir d'inscriptions les meubles, les armes, les ustensiles de tout genre.
Les Grecs appelaient épigraphes ou épigrammes ce que nous appelons inscriptions : d'où le nom d'Epigraphie donné à la science des inscriptions. Beaucoup ile leurs inscriptions sont rédigées en vers, et c'est à ces dernières qu'est due la naissance du genre de littérature qui porte le nom d'épigrammei Foy.ce mot). — Les inscriptions s'offrent Bur les métaux, principalement sur le bronze, ou sur la pierre, sur le marbre et sur des terres cuites; tantôt elles sont gravées sur le monument même, tantôt sur des tables spécialement destinées à les recevoir.
Les inscriptions sont une des sources les plus sûres et les plus précieuses de l'histoire. On leur doit aussi une foule de connaissances sur la chronologie, la biographie, la généalogie, la linguistique, sur l'administration, sur l'état social et sur la vie intime de la plupart des peuples de l'antiquité. Parmi les inscriptions dont les noms sont devenus célèbres, on cite surtout les marbres d'Arundel ou de Parps, la table iliaque, Y inscription de Rosette, le monument d'Ancyre, les fastes consulaires, la colonne de Duilius, les Table» eugubines, les inscriptions de Ninive, en caractères cunéiformes, etc.
L'étude des inscriptions exige, outre l'esprit de critique et une grande sagacité, une connaissance ap- •profondie de la langue, de la paléographie, des usages et de l'histoire; elle veut, en outre, la connaissance de la numismatique et des grands recueils paléographiques. Les hommes à qui cette science
doil le plus sont : Cruter.Cra'vius, GrOUOViuS, l'.eine-
neaius, Spon, Fabretti, uuratori, <;. Poleni, Donat, Doni, Pococke, Montfaucon, Gaylus, Gros de Bote, Barthélémy, Millm.w inckelmann, etc.— Bœckh (Berlin, 1828] et Franz (ibid., 18.");!), ont donné un Corpus mscriptionum gracarum\ Orelli Zurich, 1828 el llen/.en [ibid., 1856), un ample Choix d'inscriptions latines; M. Mommsen dirige a Berlin depuis 1 803 la publication d'un Corpus inscriptiomtm latinarum. Il faut citer encore les Choix ainscriptions, de Welcker [1828 el d'Osann (1883); les inscriptions asiatiques, de Bailie (Lond., 1844 i6)s les Inscription»
mythologiques du Nord, de De W'al (Utrecht, 1847) ; 1rs Inscriptions de FAlgèrie, de L. Renier (Parte, 1845 ; les Inscriptions chrétiennes, de De Rossi 1863 , etc. — Consulter en outre sur la science épigraphique, Maffei, Ars critica lapidaria ; Oudendorp, De veteribus inscriptionibus ; de Ste-Croix, Essai sur les inscriptions antiques; Franz, Elément a epigraphices grœcœ (Berlin, 1841) ; Le Bas, Sur Futilité que l'on peut tirer de l'épigraphie pour l'intelligence des auteurs anciens 'Paris, 1829 , etc. Voy. Écriture.
Une section de l'Institut donne une attention toute spéciale à l'étude des inscriptions, et a pris de là originairementlenomd'^cw" mie des Inscriptions et médailles. Fondée par Louis XIV en 1603, comprise dans l'Institut lors de sa création sous le titre de ( d'histoire et de littérature ancienne, elle a repris en 1816 le nom d'Académie des Inscriptions et licites Lettres qu'elle avait reçu en 1716. Elle est composée de 40 titulaires, 10 académiciens libres, 8 associés étrangers, et d'un nombre indéterminé de correspondants. Les langues savantes, les antiquités, les monuments, l'histoire, sont les objets de ses travaux. Elle publie depuis 1717 des Mémoire* qui sont un trésor d'érudition; elle dirige aussi diverses publications importantes : l'Histoire littéraire de la France, les Notices et extraits dès manuscrits, les Historiens des Gaules et de la France, ceux des Croisades, etc.
Inscriptions funéraires. Elles sont soumises à l'autorisation préalable du maire, dans Les départements; du préfet de police, à Paris. — Voy. Épitaphb.
INSCRIT (du lat. inscriptus). En Géométrie, on dit qu'un polygone est inscrit dans une circonférence quand tous ses côtés sont des cordes, et que ses sommets sont sur la circonférence : dans le même cas on dit que la circonférence est circonscrite au polygone. Au contraire on dit qu'une circonférence est inscrite dans un polygone quand elle est tangente à tous les côtés de ce polygone: dans le même cas on dit que le polygone est circonscrit à la cin onférence. — L'angle inscrit a de même son sommet sur la circonférence, et pour côtés deux cordes.
INSECTES (du lat.insecta),in classe des animaux Articulés (embranchement des Anoelés). Leur corps, dépourvu de squelette intérieur, sedivise en trois parties : la tête, le thorax ou corselet et Yaèdonn l i tête porte une bouche munie d'appendices destinés à la manducation, la lèvre supérieure, les mandibules, les mâchoires et la lèvre inférieure ; deux antennes, organes d'olfaction, et des yeux simples ou composés. Le thorax se compose de 3 articles munis chacun d'une paire de pattes (6 en tout) : dans beaucoup d'espèces, l'article du milieu et l'article postérieur portent une ou deux paires d'ailes ; certains ii en sont tout-à-fait privés. L'abdomen est toujours partagé en 9 ou 10 articles ou anneaux contractile-, sur les cotes desquels sont situées les ouvertures des trachées ou organes respiratoires. L'organe principal de la circulation chez les Insectes est un vaisseau dorsal qui leur tient lieu de cœur ; leur sang, en général, est blanc et froid ; leur système nerveux se réduit à des ganglions; mais en revanche leur appareil tif est assez compliqué. — Beaucoup d'Insectes subissent pendant la durée de leur existence di métamorphoses : elles sont dites • ■ quand
l'animal se montre successivement sous le double étal de larve ou chenille et de nymphe ou chrysalide
avant de devenir insecte parfait ; incomplètes, quand
l'animal naît à l'étal de nymphe et qu'il ne Bubit
d'autre changement apparent que d'acquérir des ai-
llles, lorsqu'il liait et reste toute sa vie à l'état
de nymphe. — Les Insectes abondent sur presque toute la surface du globe el ils ne s, .ni pas moins remarquables parla variété de leurs Instincts qi e par la multiplicité de leurs espèces. Quelques-ui utiles à l'homme ; mais le plus grand nombre lai
son! fort nuisibles et sous ce rapport l'étude île VFi,-
*omologie [Voy. ce mot] est une des parties de la