INSPIRATION
Zoologie les plus importantes pour l'économie domestique et pour l'économie rurale.
La classification des Insectes, généralement adoptée aujourd'hui, est fondée sur les différences que peuvent offrir la conformation de leurs ailes. Ils forment huit ordres, savoir : les Coléoptères, les Orthoptères, tes Hémiptères, lesNévroplères, les Hyménoptères, les Lépidoptères, les Diptères et les Aptères. Toutefois les espèces de ce dernier ordre sont souvent réparties parmi celles des ordres précédents, et, d'un autre côté, quelques zoologistes détachent des Orthoptères un nouvel ordre, les Dermoptères, et des Diptères celui des Wirpiptères. Voy. ces mots.
INSECTIVORES {d'insecte et du lat. vorare, dévorer), ordre de Mammifères comprenant des animaux qui se nourrissent principalement ou exclusivement d'insectes. Les Insectivores sont presque tous fouisseurs ; ils ont généralement les membres courts et plantigrades ; leurs dents sont épineuses, leur taille petite : c'est parmi eux qu'on trouve les plus petits mammifères connus. Ils sont abondants dans l'ancien continent et dans l'Amérique du JNord. On divise cet ordre en k familles (Erinacidés, Macroscalidés, Soricidés et Talpidés). Principaux genres: en Europe, le Hérisson, la Taupe, la Musaraigne, le Desmau; en dehors, le Ttnrec, le Chrysochlore, le Condylure, etc — On donne aussi le nom d'Insectivores & tous les Oiseaux qui se nourrissent d'Insectes.
INSECTOLOGIE. Voy. Entomologie et Insectes.
INSENSIBILITÉ. Voy. Sensibilité et Anesthésie.
INSERTION (du lat. insertioj, point d'attache d'une partie sur une autre. En Anatomie, p. ex., on dit : insertion d'un muscle sur un os, sur un ligament ; en Botanique : insertion de la corolle au-dessus ou au-dessous de l'ovaire, etc.
INSIGNES. V. Attributs, Emblèmes, CosTUMES,etc.
INSINUATION (du lat. insinuatio). Dans l'Art oratoire, on appelle ainsi une forme douce, habile, pénétrante, au moyen de laquelle l'orateur se glisse dans l'esprit-^ de ses auditeurs, en évitant d'éveiller leur susceptibilité ou d'exciter leur mécontentement. Cette forme oratoire se place surtout au début du discours ; elle a donné son nom à un genre particulier d'exorde. Voj. ce mot.
insinuation. Chez les Romains, on appelait ainsi le dépôt, dans des archives publiques, des actes que l'on voulait rendre authentiques. — Dans l'ancien Droit français, on donnait le môme nom à l'enregistrement des actes, notamment des donations entre-vifs, qui devaient être livrés à la connaissance des tiers intéressés. L'édit des insinuations laïques (déc. 1703), la déclaration du 17 fév. 1731 et l'art. 57 de l'ordonn. de Moulins soumettaient à la formalité de l'insinuation presque tous les actes qui ont pour effet de transférer la propriété. La transcription au bureau des hypothèques a remplacé l'insinuation. — En Droit canonique, on appelait /. ecclésiastique l'enregistrement des actes concernant les matières bénéficiales. — Voy. Enregistrement.
INSOLATION (du lat. insolatio), action du soleil sur les êtres vivants. C'est un des moyens employés en Thérapeutique pour exciterl'économie animale. On l'applique avec avantage dans certains cas de paralysie complète ou incomplète, chez les enfants scrofuleux, étiolés, et les individus affaiblis par des excès ou des maladies. — L'insolation prolongée, agissant surtout sur le visage ou sur la tête, peut produire des désordres funestes, depuis l'inflammation érésipélateuse vulg. appelée coup de soleil (Voy. ce mot), jusqu'à la fièvre cérébrale.
IN'SOLVARILITÉ (dï« priv., et solvable). Toute personne insolvable, et poursuivie pour dettes, est déclarée en faillite, si elle est commerçante ; en déconfiture, si elle ne l'est pas. Les avoués ne peuvent se déclarer adjudicataires pour des personnes notoirement insolvables (C. de proc, art. 713,'. — En matien de succession, les cohéritiers sont tenus de la part de celui d'entre eux qui est insolvable,
lorsqu'il s'agit d'une dette hypothécaire 'C. \ap., art. 876). Il en est de même dans le cas où l'un des codébiteurs d'une dette solidaire se trouve insolvable (art. 1214). — En matière de dot, si le mari était déjà insolvable, lorsque le père a constitué une dot à sa fille, celle-ci n'est tenue de rapporter à la succession du père que l'action qu'elle a contre celle de son mari ; mais si le mari n'est devenu insolvable que depuis le mariage, la perte de la dot tombe uniquement sur la femme (art. 1573).
INSOMNIE (du lat. insomnia), privation de sommeil, se présente plutôt chez les vieillards que chez les jeunes gens; les personnes nerveuses et irritables y sont particulièrement sujettes. Une indigestion, l'usage de certaines substances, telles que thé, café, spiritueux, etc., peuvent la provoquer. On l'observe surtout au commencement des maladies aiguës, particulièrement celles qui sont accompagnées de douleurs violentes, comme les rhumatismes. Pour combattre l'insomnie, on emploie les bains tièdes et prolongés avant de se mettre au lit, ainsi que les narcotiques ; mais il ne faut, en général, recourir à ces derniers qu'à la dernière extrémité.
INSOUMISSION [d'insoumis), état du jeune soldat qui n'a pas répondu à l'appel sous les drapeaux. Ayant reçu un ordre de route et n'étant pas rendu à destination, il est, après le délai d'un mois, traduit devant le Conseil de guerre et, hors le cas de force majeure, puni d'un emprisonnement de 1 mois à 1 an. Le temps qu'il est resté insoumis ne peut compter en déduction des années de service exigées.
INSPECTEUR (du lat. inspector), fonctionnaire ayantmission d'examiner les opérations des fonctionnaires subalternes, et d'en rendre compte à une autorité supérieure. Les anciens avaient déjà des inspecteurs ; on les trouve aussi aux époques les plus reculées de notre histoire ; les missi dominici de Charlemagne étaient de véritables inspecteurs. La plupart des grands services publics, l'armée, l'instruction publique, les finances, l'enregistrement et les domaines, les postes, la marine, la police, les prisons, les ponts et chaussées, les chemins de fer, les forêts, les haras, les mines, les établissements de bienfaisance, etc., ont leurs inspecteurs. — L'Inspection militaire a pour but de recueillir les états de revue, de s'assurer de l'effectif, de la tenue et de l'instruction des soldats, de dresser le tableau d'avancement, etc. Elle est faite chaque année par des généraux de division désignés à cet effet, et n'est jamais qu'une mission temporaire. Il ne faut pas confondre les inspecteurs militaires avec les anciens inspecteurs aux ra;Mes, remplacés aujourd'hui parles intendants militaires. — Dans l'Instruction publique, on distingue : les I. généraux de l'enseignement supérieur, de t' enseignement secondaire, et de l'enseignement primaire, les /. d'académie et les 1. de l'instruction primaire.
INSPIRATEURS (muscles). Ce sont ceux qui concourent, par leurs contractions simultanées, à l'ampliation du thorax pendant l'acte de l'inspiration. Le diaphragme et les intercostaux sont des muscles inspirateurs. Voy. Muscles.
INSPIRATION (du lat. inspiratio). Au physique, c'est l'action musculaire qui fait entrer l'air dans les poumons (Voy. Respiration). Au moral, c'est cet état où se trouve l'âme lorsqu'elle est directement et complètement sous la pression d'une puissance surnaturelle. Moïse, les prophètes, les apôtres, les évangélistes, etc., étaient inspirés de Dieu. Les livres canoniques de la Bible sont des livres inspirés : ceux qui manquent de ce caractère sont exclus par l'Église de la liste des livres saints. — Les païens ont eu aussi l'idée de l'inspiration prophétique : leurs sibylles, leurs pythonisses étaient, selon eux, des inspirées. —Dans les beaux-arts comme dans la poésie, le compositeur, le peintre, le poëte,est du avoir ue l'inspiration, être inspiré, quand il semble n'être plus à lui, et que, dominé comme par une force supérieure,