‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 831 sur 1672 · JABLE · texte numérisé non relu

JABLE

JACANA.

tue qu'un mode particulier de narcotisme, qu'on peut dissiper en faisant prendre 8 ou 10 gouttes d'ammoniaque dans un verre d'eau sucrée, ou mieux de l'éther sulfurique mêlé à l'huile dans la proportion de 25 gouttes pour 30 grammes d'huile. Dans d'autres circonstances, il convient de favoriser le vomissement et d'exciter par des lavements les déjections alvines. Beaucoup se soulagent en prenant du café léger; d'autres, de l'eau bien sucrée, ou une simple limonade cuite ou tartarisée, ou coupée avec l'infusion de camomille. La disposition apoplectique réclame quelquefois la saignée du bras, les sangsues à l'anus, les pédiluves sinapisés, etc. — On a cité comme moyen préservatif de l'ivresse, l'usage des aliments gras. Quant au moyen qui consiste à plonger l'homme ivre dans l'eau froide, c'est un préjugé qui présente les plus grands dangers.

L'ivresse peut être également produite par certains gaz (le protoxyde d'azote, par exemple), par les éthers, etc. Voy. Éther et Chloroforme, etc.

La loi du 23 janv. 1873 punit Vivresse manifeste d'une amende et, en cas de récidive, de l'emprisonnement et de la privation de certains droits. — Les obligations qui ont été contractées en état d'ivresse sont radicalement nulles. Quant aux crimes et délits commis par une personne en état d'ivresse, ils ont donné lieu à beaucoup de discussions parmi les criminalistes. On admet assez généralement : 1° que l'ivresse accidentelle et complète rentre dans l'art. C4 du Code pénal : « il n'y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au moment de

l'action ; » 2° que l'ivresse intentionnelle qu'on s'est procurée pour s'exciter au crime n'amoindrit pas la criminalité et peut, au contraire, être un élément de la préméditation; 3° que l'ivresse accidentelle, mais incomplète, n'exclut pas la criminalité et donne lieu seulement aux circonstances atténuantes.

IXIK, Ixia, genre de la famille des Iridacées, renferme de jolies plantes herbacées, à tige grêle, à feuilles ensiformes ou linéaires, à fleurs grandes, de couleur brillante ; à fruits capsulaires, ovoïdes. La racine est un tubercule ou un bulbe. Ces plantes croissent au Cap de Bonne-Espérance. Chez nous, on les élève en serre tempérée, dans des pots, dont on garnit le fond d'une couche de gravier, et qu'on achève de remplir avec de la terre de bruyère ; la plantation se fait en octobre. On peut multiplier ces plantes au moyen de leurs caieux; elles fleurissent alors dès la seconde année.

IXODE (du gr. Uw5ri;, gluant), lxodes, genre d'Arachnides, du groupe des Acarides, famille des Ixodiclés, et dont quelques espèces, connues sous le nom de Tiques, vivent aux dépens des animaux domestiques. Il a pour type Yixocle ricin, qui vit sur les cbiens. Voy. Bicin et Tiqi i .

IXOItK, Ixora, genre de la famille des Bubiacées, tribu des Cofféacées, renferme des arbrisseaux à feuilles luisantes et a fleurs complètes, régulières, qui croissent aux Indes orientales et dans l'Amérique du Sud. On distingue 17. écarlate, 17. altiflure, 17. parvi flore, 17. paniculée ou Pavette, VI. violacée, 17. fasciculée, etc.

J, 10e lettre et 7e consonne de l'alphabet français. Comme caractère, le j n'était pas connu des Bomains, et, chez les modernes, ce n'est qu'à partir du x\ i« siècle qu'on a commence à distinguer, dans récriture, le /'de 17; ce n'est môme que depuis la fin du siècle dernier qu'on a définitivement séparé dans les dictionnaires les mots qui commencent par j de ceux qui commencent par i. — Comme articulation, le y, qui c'est que le y doux, est une consonne palatale sifflante ; c'est le ch adouci. Cette articulation n'existe que dans un très-petit nombre de langues : on la trouve dans le polonais et le bohème, qui L'écrivent par un z accentué, dans leslangues slaves.dans le persan et l'arménien. La majeure partie des autres langues, l'anglais, l'allemand, l'italien, remplacent notre j par g ou par yi, qui se prononce dj, dji. En espagnol, le ; (jota) a un son guttural ( Voy. lettre X). — Comme abréviation, J. signifie Jean, Jacques, Josep/i ou Jules : J.-J.veut dire Jean-Jacques, et J.-B., Jrun-li/iptiste; on écrit J.-C. pour Jcsus-C/irist. — J. 11. S., monogramme du nom de Jésus-Christ, est, suivant les uns, une abréviation de Jésus hominvm sdlvator (Jésus sauveur des hommes); suivant d'autres, ce sont les trois premières lettres du nom de Jésus en grec IHIOI'I.

JADIIlU, Mycteria, espèce du genre Cigogne: cet oiseau a une très-haute taille , un lue comprimé! la té-te et le cou tantôt nus, tantôt emplumes. l.e /. du Sé/iéyat a le bec rouge à la pointe, noir au milieu, deux petites pendeloques charnues à la base, les jambes vertes, les articulations roses, le plumage blanc, la tète et le cou noirs; le J. tf Amérique ost blanc, avec rémiges et rectrices d'un noir pourpre; tète et cou noirs. Voy. Cigogne.

JABLE (orig. inconn.).Ce mot, en tenues de Tonnellerie, se prend : 1" pour l'entaille ou rainure pratiquée aux douves, près de leurs extrémités, pour recevoir les fonds; 2° pour la partie des douves de tonneau qui excède les deux fonds.

JABOT (du lat. gibba, bosse), première partie de l'estomac des oiseaux : c'est une poche membraneuse que ces animaux, surtout les granivores, portent sous la gorge, et dans laquelle les aliments sont d'abord reçus, et séjournent quelque temps avant de passer dans les deux autres parties ; ils y sont imbibés d'un fluide analogue à la salive et y subissent une première digestion f Vm/. Estohac). — On donne aussi ce nom à une dilatation accidentelle de l'œsophage chez le cheval et quelquefois chez le bœuf.

Par extension, on a appelé jabot une bande de mousseline ou de dentelle empesée, plissée ou tuyautée, qu'on attache par ornement a l'ouverture d'une chemise par devant. Les jabots ont été surtout à la mode à la fin du xvu6 siècle et pendant tout le xvni*.

JACAMAR, Galbula, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs et voisins des Martins-pècheura : bec allongé, aigu ; tarses courts, en partie emplumes, terminés par 2 doigts en avant et tantôt 1, tantôt t en arrière. Ces oiseaux se nourrissent d'insectes, et habitent l'Amérique méridionale. Le J. à longue

c. paradùœa), deCayenne,esl long de Q son chant est un sifflement doux, faible et répète Son corps est brun violet en dessus; sa gorge d*ui blanc pur. Le /. vert (G. nndis) est d'un bel doré. — Le Jaeamérops (G. grandis) tient à la fois du Jacamar et du Guêpier.

JACANA, Parra, genre d'Oiseaux, de l'ordre d( - Échasaiers macrodactyles, renferme des espèces qui

se rapprOChenl des li.ilos et des I', uiles d'eatl : lie droit, médiocrement long et comprime latéralement. un peu renflé vers le bout ; pieds à .'i doigM grêles, 3 en avant séparés entre eux, le h' derrière, ongles allonges, aîgUS, presque droits; ailes armées d'un éperon pointu. Les .laran.is st> trouvent dans les marais des régions tropicales 00 lia se nourrissent d'insectes; ils sont sauvages, criards et vivent par couples. Le./, commun (P.jaeana), do Brésil, est long

de 0",50 : il I Le dessus du corps rOUX, IS reste d'un

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