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JULIENNE

cond, tantôt l'esprit décompose un objet, sépare la substance et la qualité, puis les réunit par l'affirmation (p. ex. les corps sont étendus); tantôt il compare des notions déjà acquises et affirme qu'il y a entre elles un rapport de convenance ou de disconvenance (p. ex. la vertu est louable). Tout jugement de cette espèce implique abstraction et comparaison. Exprimé par le langage, il constitue une proposition qui contient deux termes et leur lien ou copule : 1° le sujet, c.-à-d. la chose dont on affirme une manière d'être ; 2° l'attribut, c.-à-d. la manière d'être qu'on affirme de cette chose ; 3° le verbe, qui est le lien des deux termes et représente l'affirmation. A ce point de vue, le jugement est affirmatif ou négatif; individuel, particulier, général, etc. ( Yoy. Proposition ). — A cette classification exposée dans tous les traités de Logique, Kantajoint une distinction trèsimportante fondée sur le rapport du sujet et de l'attribut : il nomme jugements analytiques, ceux dont l'attribut énonce une idée déjà contenue dans le sujet (les corps sont étendus) ; jugements synthétiques, ceux dont l'attribut énonce une idée ajoutée au sujet, soit a posteriori par la conscience et la perception (l'air est pesant}, soit a priori par la raison (tout phénomène a une cause). — En outre, le môme philosophe a essayé de classer toutes les formes de jugement en les ramenant à 4 catégories : 1° quantité (nombre des objets auxquels s'étend le jugement), J. universels, particuliers, individuels ; 2° qualité (nature du jugement], J. affirmatifs, négatifs, limitatifs ; 3° relation (rapport entre les choses que ce jugement unit ou sépare), J. catégoriques, hypothétiques, disjonctifs ; k" modalité (manière dont l'esprit conçoit l'existence des choses), J. démonstratif*, asser toriques, problématiques. Yoy. Catégories.

JUGEOLIJNE, nom vulgaire du Sésame oriental.

JUGERUM, l'arpent des Romains, mesure de superficie qui valait 28,800 pieds carrés romains, ou de nos mesures 23 ares 20 mètres 81 décimètres carrés.

JUGLANDÉES (du g.-type jugions, noyer), famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, détachée de celle des Amentacées, se compose de grands arbres à feuilles alternes et pennées, exhalant une odeur aromatique ; à fleurs monoïques ou dioïques, les mâles disposées en chatons, les femelles éparses et en grappes. Le fruit est une noix, c.-à-d. un noyau ligneux indéhiscent ; il est recouvert d'une couche charnue appelée brou. Les espèces sont communes en Europe, dans l'Amérique du Nord et dans l'Asie. Dans un grand nombre, le fruit se mange, et fournit une huile comestible et siccative. Le genre principal est le Noyer. Voy. ce mot.

JUGULAIRE (du lui. jugulum, gorge), se dit, en Anatomie, de tout ce qui concerne la gorge : comme les veines etglandes jugulaires, la fossejugulaire, etc.

M. Duméril a donné le nom de Jugulaires à tous les poissons squamodermes, qui ont leurs nageoires paires inférieures fixées sous la gorge, comme le Merlan, la Morue, la Vive, etc.

On nomme aussi jugulaires des courroies de cuir, couvertes de lames de cuivre, qui servent de mentonnières aux schakos et aux casques des soldats.

JUIFS (Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.). — Los Juifs ou Israélites ne sont plus en France l'objet d'aucune mesure spéciale ; ils sont égaux en droits à tous les autres citoyens. Une exception avait été créée contre eux par un décret du 17 mai 1800 qui obligeait les Joifsd'Alsace à prouver l'obligation de leurs débiteurs malgré le titre qu'ils produisaient; mais ce décret, très-blâmé du reste, n'était fait que pour 10 ans, et après ce temps le droit commun a repris son empire.— On appelle encore Juiverie, le quartier où habitent les Juifs, ainsi que leur corporation, dans les pays où ces religionnaires sont soumis à des lois particulières.

JUILLET (dimin. du latin julius), 7' mois de l'année, ainsi nommé parce (pie les Romains l'avaient consacré à Jules (Julius) César. Il portait auparavant

le nomdc quintilis (cinquième), parce qu'il était eflec tivement le cinquième quand l'année commençait avec mars. Ce mois a 31 jours. On le désigne par le signe du Lion, parce quelesoleil entrait en effet dans la constellation du même nom au mois de juillet, il y a 2000 ans ; mais en vertu de la précession des équinoxes, c'est seulement au milieu d'août que le soleil arrive aujourd'hui dans cette constellation.

JUIN (du latin junius), 6e mois de l'année, ainsi nommé soit parce qu'il était consacré à Junon, soit parce qu'il était le mois des jeunes gens (juniores). C'est le 21 ou le 22 de ce mois, selon que 1 année est ou non bissextile, que le printemps finit et que l'été commence. Ce mois n'a que 30 jours. On le désigne par le signe de l'Écrevisse parce que, dans ce mois, il y a 20Ô0 ans, le soleil entrait dans la constellation du même nom. 11 n'y entre plus aujourd'hui qu'au milieu de juillet.

JUIVERIE. Yoy. Juifs.

JUJUltlER (du gr. ÇiÇvjov), Zizgphus, genre de la famille des Rhamnées, se compose d'arbrisseaux et de petits arbres, à rameaux grêles, à feuilles alternes ; à fleurs petites, axillaires ; à fruits drupacés contenant un noyau osseux. L'espèce la plus intéressante est le Jujubier commun {'/. vu/garù), vulg. lier, originaire de Syrie, mais depuis longtemps acclimaté dans tout le bassin de la Méditerranée. C'est un arbrisseau de 5 à C° de hauteur. Ses rameaux sont tortueux, armés de fortes épines, rapprochées deux à deux, l'une droite, l'autre courbée en crochet. Son fruit, la jujube, est semblable à une olive ; il est de couleur rousse à l'extérieur, mais la chair en est verte, d'un goût agréable, mais fade. Le jujube, ou suc extrait du fruit, s'emploie en médecine comme pectoral, béchique et adoucissant: mêlé à de la gomme, il constitue la pâte et les pastilles dites de jujube. — On donne quelquefois au Jujubier commun le nom d'Épine du Christ, parce qu'on a prétendu que la couronne d'épines du Sauveur avait été faite de ses rameaux épineux.

Le fameux Lotos des anciens parait être une espèce de Jujubier (le Zizuphus lotus).

JULEP 'de l'arabe jelào], potion adoucissante ou calmante, d'un goût agréable, est ordinairement composée d'eau distillée et de sirop, auxquels on joint une légère dose d'opium ou de quelque autre substance calmante. Les propriétés médicales des juleps varient suivant celles des substances qui les composent. On les administre le plus souvent comme somnifères.

JULES (du pape Jules II), monnaie d'Italie, qui avait surtout cours à Rome, était en argent, et valait environ 30 centimes.

JULIBRIZUV, ou Arbre de soie. Voy. Acacia.

JULIEN (du lat. julianus). Année julienne. Voy. Année. — Période julienne. Yoy. Périodb.

JULIENNE, Hesperis, genre delà famille des Crucifères, tribu des Sisymbriées, renferme des plantes herbacées, annuelles ou bisannuelles, rarement vivaces, et plus ou moins recouvertes d'une villesit. blanchâtre. Leurs fleurs forment des grappes terminales, lâches, blanchâtres ou purpurines. Le fruit est une silique droite et à peu près cylindrique, (.es plantes croissent dans les parties moyennes de l'Europe et de l'Asie. L'espèce la plus intéressante est la J. des dames ou des jardina 11. matronalis), c >nnue aussi sous les noms de Damas, de Beurrée et de Cassolette, qu'elle doit à l'odeur agréable de ses Heurs blanches ou violacées. Cette plante croit spontanément dans les baies et les bulSSOM <le nos pgj s ; la culture en a fait des variétés à fleurs doubles. Elle passe pour sudorilique, incisive et apéritifs, — On range aujourd'hui dans le genre Malcotwm, la Julienne maritime ou ilr l'hi«, «lite aus>i liimflée ou Gazon de Slnlmn, plante à fleurs purpurines, que l'on cultive en bordure.

On a aussi donné le nom de Julienne jaune k la Rarbaréc vulgaire. Voy, liuu;vi.i S.

julienne, potage fait avec plusieurs sortes d*her-

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