ANTINOMIE
Spirale (Coudous, Canna; ; 9" C. fourchues (Cabril; ; 10° Quatre cortu s (Tchicarra] ; 11" Deux cornes lisses (Nilgau, Chamois ou Isard, Gnou).— M. Cervais fait 068 Antilopes la tribu des Antilopins et y distingue 15 genres : Alcélaphes, Connoenètet, Strepsicères, Anoas, Portax, Tragélaphes, Oryx, Gazelles, Capricornes, Antilocapres, vieranocere». Chamois, Pantholops, Saïgas et Céphalophes.
ANTIMOINE, Autunonium, Stibium, métal d'un blanc bleuâtre, brillant, lamelleux, se rapprochant beaucoup de l'arsenic, avec lequel il est souvent mêlé, d'une densité d'env. 6,75, se fonda env. 680', se volai dise au rouge blanc et brûle au contact de l'air en répandant d'abondantes vapeurs blanches d'oxyde d'antimoine, qui se condensent sur les corps froids en petits cristaux blancs et brillants, appelés autrefois fleurs argentines ou neige d'antimoine. — Il se rencontre rarement dans la nature à l'état natif; on l'extrait du sulfure, nommé aussi stibine, qui fond à la seule flamme d'une bougie. On préparait autrefois avec ce sulfure une foule de médicaments destinés à combattre les affections cutanées chroniques, le rhumatisme, la goutte, etc. On le fait encore entrer dans la préparation de certaines décoctions sudorifiques. Les anciens chimistes donnaient le nom de crocus metallorum (safran des métaux) et de verre d'antimoine à l'antimoine sulfuré plus ou moins grillé, K contenant une certaine quantité d'oxyde.
L'antimoine forme avec l'oxygène trois combinaisons: l'acide antimonieux (Sbà03), l'oxyde antimonoantimonique (Sb204) et Yacide antimonique (Sb-O5). En outre, il forme avec les acides un grand nombre de sels : on sait que l'émétique n'est qu'un tartrate d'antimoine et de potasse. — On reconnaît, en général, les combinaisons de l'antimoine au sulfure orangé qui se précipite par l'addition de l'hydrogène sulfuré à leur solution, ainsi qu'aux taches caractéristiques Qu'elles donnent avec l'appareil de Marsh.
L'antimoine entre dans un grand nombre d'alliages; il sert à donner aux métaux de la dureté et les rend cassants : c'est surtout avec l'étain, le plomb, le bismuth qu'on l'allie. Ces alliages servent à faire des 1 iteries d'étain, des ustensiles de ménage, les théières anglaises en métal de la reine, les couverts en métal (I Alger, les caractères d'imprimerie, etc. Les usten- BÎl s formés de ces alliages sont très-brillants, mais se ternissent promptement.
On a nommé Beurre d'A., un chlorure d'antimoine employé en médecine et dans l'industrie ( Voy. Chlohi rk ; A. diaphorétique, une combinaison d'antimoine et de potasse qu'on prescrit comme sudorifique, etc.
C'est à Basile Valentin, moine du xve siècle, qu'on ne la découverte de l'antimoine métallique. Le sulfure était fort anciennement connu ; il est déjà mentionné par Hippocrate et Galien. Dioscoride le nus le nom de mimmi, Pline sous celui destiliunu. Les alchimistes lui attribuaient des propriétés merveilleuses et lui donnaient le titre de régule ou petit roi ; ils ont découvert presque tous Nés compotes et en ont taré des remèdes puissants Pby.Airamiimai'x). — Quant à l'origine du nom, on conte que le moine Valentin, avant remarqué l'action purgative exercée sur des animaux par une préparation d'antimoine, imagina de s'en servir pour traiter 869 conlVèrOS, mais que tous en moururent; de. là, dit-on, le nom d'anftmoi te, c.-à-d. contraire aus moine-,. D'autres dérivent ce nom de ce qu'on avait cru d'abord que ce métal ne se trouvait jamau seul [uutt nionos,
Opposé à la BOlitU
antimoine HATIP ou RÉGULE h' \n i imihni . lise rencontre eu petites masses laminaires eu lamellaires
nain des clivages parallèles aux faces d'un rhom-
, assez voisin de l'octaèdre régulier, ce
qui pendant longtemps avait fait croire que l'antimoine
illisa.it dans i,' Bystème cubique- On ta trouve
s ni ."I mélangé à l'arsenic.dans le Dauphiné^mHartz,
ohôtne, en Suède, etc.
avtdioine oxydé ou A.b ne. On distingue : i" l'L'ji-
tèle [ S b] qui cristallise en prismes, souvent aciculaircs, du système clinorhombique. Ce minéral est blanc, nacré, très-tendre, et pèse 5,6. On le trouve à Allemont (Dauphiné), en Bohême, en Saxe, etc.; 2° la Sénarmonttte, minéral blanc tres-tendre qui cristallise en octaèdres réguliers, et se trouve dans les filons du Filfila, en Algérie ; 3° la Stibn-ijni.se, oxyde hydraté d'antimoine [-S-b+Aq]: c'est un minéral jaunâtre très-tendre, pesant 3,8, qu'on trouve en enduits terreux sur l'antimoine sulfuré naturel.
ANTIMOINE OXÏDÉ SULFURÉ OU Kermès miiu'linl, sub-
stance naturelle [(Sb*, S'J-S-b], qu'on rencontre sous formes d'enduits pulvérulents, ou quelquefois en aiguilles qui sont des prismes rhomboldaux. Il est de couleur rouge sombre, tendre et friable, et pèse 6,0. On le trouve à Allemont (Dauphiné), en Saxe, en Hongrie, en Transylvanie, en Toscane. Voy. Kermès.
antimoine sulfuré, ou Stibine [Sb"S3J , minéral qu'on rencontre sous forme compacté, lamellaire, bacillaire, aciculaire et cristallisé. Les cristaux sont des prismes du système orthorhombique, quelquefois cylindroîdes. Il est gris de plomb, possède l'écla métallique, est fragile et pèse 4,5. Il forme des liions dans les granits ou les micaschistes, dans l'Ardèche, la Lozère, le Puy-de-Dôme, le Gard ; on le trouve également en Hongrie, en Transylvanie, etc.
ANTIMOINE SULFURÉ NICKÉLII ÈRE OU A ntiniOllicke l
[NiSb2-l-NiS2], minéral généralement compacte ou lamellaire, rarement cristallisé; ses cristaux appartiennent au système cubique. 11 est gris d'acier, fragile, et pèse 6,5. On le rencontre dans les filons de cobalt en YVestphalie.
antimoine sulfuré plovbifère. On distingue : 1° la Zinkénite [Sb2S3 + PbSj, minéral gris d'acier, d'un éclat métallique, pesant 5,3, qui cristallise en pris mes hexaèdres et qui a été trouvé à Stolberg au Hartz ; 2°l2iJamesonite [SSb^S* 4- 3PbS], qui cristal lise en prismes rhomboldaux droits; est grise, avec éclat métallique, et pèse 5,6 : on l'a trouvée dans les mines de Cornouailles. — La Myargyrite, la Psaturose, la Berthiërite, la Plagiomte, la Bourneràte, la Polybasite, la Panabase, etcï, ne sont que des sulfures multiples d'antimoine et de différents métaux.
ANTIMONIATES, sels formés par l'acide antimonique et une base métallique.
ANTIMONLAUX, classe de médicaments dont l'antimoine est la base ou le principe actif. Les principaux sont l'émétique, le soufre doré et le kernu les praticiens prescrivent contre les scrofules, les maladies chroniques de la peau, celles des organes pulmonaires et des viscères abdominaux. Beaucoup d'antimoniaux sont des poisons irritants.
ANTIMON1CKEL. Voy. Antimoine sulfuré.
AM'IMOMi:UX(ACiDE)et Acide antimonioie. Vuy.
\N IIMOINE.
ANTIMOMTES, sels formés par l'acide antimonieux et une base métallique.
A.MDioMiKKS. combinaisons de l'antimoine avec un autre métal. On rencontre plusieurs antimoniures dans la nature, notamment l'aniimoniuro d'argent discrase), de plomb / famo antimmify etc.
ANTINOMIE (du gr. àv-rivoixia). ka:it nommeainsi, dans sa Critique île tu raison pure, la contradiction qui résulte, selon lui, des lois mêmes de la raison humaine, quand nous serions des limites de l'expérience; c'est ainsi que l'on peut essayée de soutenir à la foi» que le monde est éternel, ou qu'il a eu un sommen- « ement ; qu'il est infini, ou qu'il doit svair des bornes | que la matière est divisible à l'infini, ou que la divisibilité infinie est impossible ; qu'il y a une cause libre
dans le monde, OU que tout est soumis B la l'alalité ;
que tout est contingent, ou qu'il existe un saire. Kaul en c inclut à l'impuissant» de la
humain . i l b Droit, on nomme 4nfaof»4ie#,lescontrad
uni existent entre deux lois ou cuire d< lions d'une même loi.