ANTISEPTIQUES
ANTINOUS, constellation de l'hémisphère boréal Située au midi de l'Aigle. Voy. Aigle.
ANTIODONTALGIQUES. Voy. Dexts et Ouo:\-
TALGIK.
ANTIPATHES (du gr. àvriiraôyi;, contraire), ordre de la classe des Polypes coralliaires caractérisé par 6 tentacules simples autour de la bouche. Les Antipathes ont une grande analogie avec les Gorgones ou. Arbres de mer. Ils fournissent plusieurs variétés de corail noir.
ANTIPATHIE (du gr. àv-ci^âÔeia), penchant qui, par lui mouvement instinctif et non raisonné, nous éloigne d'une personne ou d'une chose. Il semble commun à l'homme et à l'animal. Il est le principe des affections malveillantes, comme la sympathie est le principe des affections bienveillantes.
ANTIPHLOGISTIQUE (du gr. àvtC, contre, et ?).o- Yt'Çw, enflammer), se dit du traitement et des médicaments propres à combattre l'inflammation. Ce traitement était préconisé surtout par l'école de Broussais.
ANTII'HONAIRE (du b.-lat. antipho?ianum),liyre d'Église contenant le chant des matines, des laudes et autres heures, et offrant en même temps les répons et les versets, le tout noté en plain-chant. — Le pape Grégoire le Grand passe pour être le premier auteur de ces recueils.
ANTIPHONEL, mécanisme qui s'adapte à un orgue, à un harmonium ou à un piano, et exécute sur ces instruments les airs les plus difficiles. Ce mécanisme se compose d'une boîte oblongue, i*ecouverte d'une plaque de métal percée d'une série de petites ouvertures très-rapprochées, laissant passage à des becs d'acier qui font saillie. Ces becs se prolongent à l'intérieur de la boîte et correspondent aux touches de l'instrument. Les airs ordinaires sont notés à l'aide de pointes implantées sur une roue que met en mouvement une simple manivelle. Les airs plus compliqués sont notés sur une planchette de bois ; on place cette planchette sur l'appareil et on la met en mouvement à l'aide d'un levier. On comprend que dans l'un et l'autre cas, les pointes rencontrant en passant les becs d'acier en saillie, ceux-ci s'abaissent et transmettent le mouvement aux touches. — L'Antiphonel a été inventé en 1866 par M. A. Debain.
ANTIPHRASE (du gr. àvTttppacriç), figure de Rhétorique par laquelle on emploie une locution, une phrase, dans un sens contraire à sa signification et à la pensée même de celui qui parle ; il s'y mêle un certain degré d'ironie. C'est par antiphrase que les Grecs nommaient les Furies Eumènides, c.-à-d. bienveillantes ; la mer Noire, Pontus Euxinus, ou mer hospitalière ; que deux desPtolémées, qui avaient fait périr les auteurs de leurs jours, furent surnommés Philopator, Philométor (qui aime son père, sa mère), etc.
ANTIPODES (du gr. àvrÎ7coy:J, se dit et des points diamétralement opposés du globe terrestre, et des hommes qui habitent les contrées placées dans cette situation. Ces hommes ont effectivement les pieds diamétralement opposés. Les antipodes de Paris sont dans le Grand-Océan, au S.-E. de la Nouvelle-Zélande. Les antipodes éprouvent à peu près les mêmes degrés de chaleur et de froid, et ont des jours et des nuits d'une égale longueur, mais à des époques opposées : ainsi, quand il est midi pour l'un des antipodes, il est minuit pour l'autre ; et lorsque pour l'un les jours ont atteint leur plus grand accroissement, ils sont pour l'autre au point le plus court.
Les antipodes ont été le sujet de nombreuses controverses chez les anciens : Lactance se moque de ceux qui croyaient aux antipodes ; St Augustin combat aussi leur existence ; le pape Zacharie censura le prêtre Virgile pour avoir soutenu une opinion analogue. L'incrédulité générale qui régnait à l'égard des antipodes est un des plus grands obstacles qu'ai: rencontrés Christophe Colomb pour faire approuve:son projet de voyage. Le succès de ce voyage commença la démonstration des antipodes ;elle fut complétée par la navigation de Magellan autour du monde.
ANTIPUTIIIDES. Voy. PUTRÉFACTION.
ANTIPYRÉTIQUES, Voy. FÉBRIFUGES
ANTIQUAIRE, savant qui s'occupe de l'étude des monuments et des objets antiques ; on dit de préférence auj. Archéologue et l'on ne donne plus guère le nom d'untiquaires qu'à certains amateurs qui, souvent sans études préparatoires, font des collections de fragments, de médailles, d'objets antiques, ou qu'on leur vend pour tels. — Les antiquaires ont formé en France et à l'étranger plusieurs sociétés qui se livrent surtout à l'étude des antiquités nationales : la plus ancienne est celle de Londres, qui date de 1572 ; la Société des Antiquaires de France, fondée en 1805 sous le titre à' Académie celtique, a pris son nom actuel en 1814 ; on peut citer encore la S. des A. de Normandie, fondée en 1824, la S. des A. de la Morinie (1832;, la S. des A. de l'Ouest (1835), la S. des A. de Picardie (1839), etc. Voy. A.ntiouités, Archéologie.
ANTIQUES. On comprend sous ce nom les médailles, statues, bas-reliefs, pierres gravées des temps anciens qui nous sont parvenues ; il y a au Louvre une Salle des antiques qui renferme d'immenses richesses ( Voy . Musées). Londres, Vienne, Dresde, Munich, Rome, Naples, Florence, etc., possèdent également de riches collections d'antiques. Les savants modernes qui ont écrit avec le plus de goût sur les Antiques sont : Visconti, Winckelmann, Wolff, Heyne, Bouterweck, Bœttiger, etc.
ANTIQUITÉS. L'étude des antiquités embrasse tout ce qui concerne les temps anciens : institutions, croyances, usages, monuments, objets d'art, médailles, inscriptions, ustensiles, etc. Elle a été l'objet de travaux immenses, parmi lesquels on remarque : les Trésors d'Antiquités d'Vgholmi, de J. Gronovius, de J.-G.Graevius, de Sallengre, ceux de Poleni, A. Pfein'or, Bauer, etc., lesouvrages de Potter, Lambert Eos, Havercamp, relatifs à la Grèce ; de Rosini, Nieuport, Pitiscus, Maternus, Heyne, relatifs à Rome ; de Muratori sur l'Italie au moyen âge ; les recherches de Grupen, Heineccius, Hummel, Rcessig, sur les .4. teutoniques ; de J. Martin, La Sauvagère, sur les A. gauloises ; de W. Baxter sur les A. britanniques ; d'Alex. Lenoir et de Dusommerard sur les anciens monuments français. — Les A . grecques de Robiason, les A. romniiips d'Adam, les Dict. de l'Antiquité de Bouillet (1826), de Ritschl, de Daremberg et Saglio, etc., sont des ouvrages classiques.
ANTIRRHINEES (de gr. àvxîp^ivov), tribu de la famille des Scrofulariées., a pour type le genre Antirrhinum, vulg. Muflier. Voy. ce mot.
ANTISCIENS(du gr.àvti, contre, et o-/.îa, ombre), se dit, en Géographie, des peuples situés sous le même méridien, les uns au-dessus, les autres au-dessous de l'équateur. Ils voient passer le soleil au méridien dans le même instant, mais leurs ombres sont opposées. Il ne faut pas les confondre avec les Antœciens.
ANTISCORBUTIQUES, substances propres à combattre le scorbut : on les choisit dans la classe des excitants et des toniques. Telles sont le citron, le cochléaria, le cresson, la fumeterre,la gentiane, le houblon, le trèfle d'eau, le raifort sauvage, la becabunga, les alliacées, le quinquina, la quassia amara, etc. On prépare avec ces substances des médicaments dits antiscorbidiques, dont on trouve la formule dans le Codex. Voy. Scorbut.
ANTISCROFULEUX, substances ou médicaments propres à combattre les scrofules. Les antiscrofuleux appartiennent presque tous à la classe des amers et à celle des toniques : on les choisit de préférence parmi les crucifères et les alliacées. Le Codex donne les formules d'un grand nombre de préparations antiscrofuleuses, telles que la teinture de gentiane, et plusieurs élixirs qui ont pour base le carbonate d'ammoniaque ou de soude. — Auj. ce sont les préparations d'iode et l'huile de foie de morue qui sont le plus généralement administrées contre les scrofules.
ANTISEPTIQUES (du gr. àv-î, contre et «rîj+iç, putréfaction;. On a proposé comme tels des remèdes