SO
A.PHANÈSE.
fort divers: les véritables antiseptiques sont pris dans la classe des acides, des astringents, des toniques, des stimulants. Depuis quelque temps l'acide phénique esl devenu de mode comme antisept ique.
ANTISPASMODIQUES, kNTiSPASTiQOES, remèdes propres à combattre les vpasmes, c.-à-d. à ramener à l'étal normal la sensibilité des muscles et des nerfs trop irrités, el à combattre les convulsions: tels sont les gommes-résines fétides, le musc, l'ambre gris, le castoréum, l'ammoniaque, le camphre, les plantes aromatiques (sauge, mélisse, menthe); les eaux distillées de fleurs de tilleul et d'oranger, de lis, de muguet; les préparations étbérées, etc. 11 faut apporter de la réserve dans l'emploi des antispasmodiques et ne pas confondre les spasmes purement accidentels avec les maladies spasmodiques. Voy. Spasme.
ANTISTROPHE (du gr. à'/xiaTfio^ri, retour), contre-partie de la strophe dans la poésie lyrique des Grecs. On la nommait ainsi, parce que, primitivement, le chœur chantait les odes sacrées en faisant le tour de l'autel ; et qu'après avoir chanté la strophe en marchant dans un sens, le chœur chantait Vantistrophe en revenant sur ses pas.
AMTSYIMIIUTIOUES. Ce sont les Budorifiques, iac, la squine, le sassafras, la salsepareille, et ]>;i • dessus tout le mercure.
ANTITHÈSE (du gr. àvTÎ6£(7iç, opposition), figure de style qui oppose les pensées aux pensées, les mots aux mots. Ce vers de Corneille dans Cinna (II, i) offre un bel exemple d'antithèse :
Et monté sur le faite, il aspire à descendre.
L'antithèse plaît infiniment parle contraste qu'elle présente à l'esprit; mais il est facile d'en abuser. On a justement blâmé cette antithèse que Racine met dans la bouche de Pyrrhus [Andr., \, h) :
Brûlé de plus de feux que je n'en allumai.
ANTOECIENS (du gr. àvTt, contre, et olxCa, habitation), se dit, en Géographie, des peuples situés BOUS le même méridien, mais sous des parallèles opposés à égale distance au-dessus et au-dessous de l'equateur. Toutes les heures du jour et de la nuit sont les mêmes pour les antœciens; mais les saisons sont opposées et quand les jours sont longs pour les uns, ils sont courts pour les autres, et réciproquement. Il ne faut pas les confondre avec les Antisciens.
ANTOFLE (du lat. uhtliopliylhan), clou de girofle. Voy. Giboklier.
antonomase (du gr. ivcovouocfat), figure de Rhétorique dans laquelle on emploie le nom commun pour le nom propre (le Sage, le Roi prophète, l'Apôtre, l'Orateur romain, pour Salomon, David, St Paul, Cicéron),OU le nom propre pour le nom commun (un Crésus, un Achille, pour un riche, un brave) ;
l m Auguste aisément peut faire des Virgile*.
ANTJMBI, oiseau. Voy. Fournier.
ANUS du lut. anus), orifice du rectum, s'ouvre et se ferme par l'action d'un muscle annulaire, le sphincter de Panus. L'anus peut Être le siège d'une foule de maladies, telles que rétrécissements, paralysie, fissures, fistules, tumeurs, hémorroïdes, etc. — On appelle .1. artificiel une ouverture pratiquée par l'art pour remédier à V imperforation ou défaut congénital de l'anus, ou bien celle qui se produit par perte de substance de l'intestin, résultant soit d'une plaie pénétrante de l'abdomen, soit d'une gangrène, à la suite ,i ,me hernie étranglée. Dans ces deux i as, VA. artificiel esl le Beul moyen de conserver la vie.
(.he/. la plupart des animaux supérieurs, chei les Insecl tacésel même les Annélides, l'anus
«•si, comme chei l'Homme, Bitué à la partie postérieure. Dans beaucoup de Mollusques et de Zoopnytes, il est pins ou moins rapproché de la bouche ou se I même avec elle.
A N\ Il II.. I O'J. \\i.o|ss| .
AORISTE du gr. i priv., et ôptovoç, défini), un
des tenips passés des verbes grecs, exprime tantôt une action d'habitude, tantôt une action faite à une époque déterminée ; il est alors analogue. téril défini. Il répond aussi quelquefois au plu parfait. C'est le temps historique par excellent verbes grecs peuvent avoir deux aoristes qu'on appelle 1" el 2' et qui diffèrent par la forme plutôt que par le sens. Les Allemands appellent le 1er A. faible, le 2e A. fort.
AORTE (du gr. àop-nr,), Grande artère, Vaisseau dorsal, principale artère du corps destinée à porter le sang rouge dans tous les organes. Elle part du ventricule gauche du cœur, s'élève d'abord un i en au-dessus, et se recourbe ensuite (crosse de Faorte) pour descendre jusqu'au bassin (.1. descendante, thoracirjue ou abdominale). — L'aorte varie, selon les animaux, d'étendue, de formes et de disposaient. Quelques animaux, comme la sèche, ont deux a
L'aorte, chez l'Homme, peut être le Biége de maladies graves :1a plus commune estranévriame. L'inflammation de l'aorte prend lenomd'aortiife, A. Cooper et H. James ont tenté sans succès la ligature de l'aorte dans des cas d'anévrisme dést Sj
AORTIQUES (VALVI us . Ce sont trois petites valvules en forme de nids d'hirondelle qui sont situées à l'orifice aortique du ventricule gauche : elli pèchent le sang de retomber de l'aorte dans le ventricule, quand il a été expulsé par la contraction de ce dernier.
AOÛT (du lat. augustus). Ce mois se nommait d'abord sextilis, parce qu'il était le 6e de l'année de Romulus, qui n'avait que 10 mois. Il devint le 8' de l'année de Numa, qui ajouta 2 mois à celle de' Romulus; mais il n'en conserva pas moins son nom primitif de- sextilis jusqu'à Auguste : on lui donna le nom de cet empereur en mémoire des vit qu'il avait remportées pendant ce m is, l'a J.-C. Sa durée est de 31 jours. — Le mois d'août est dans nos climats celui où mûrissent les blés et la plupart des fruits : de là l'expression aoùterous'uoùter, devenir mûr.
APAGOGIE du gr. à-a-tovr,), démonstration indirecte. Voy. RÉDUCTION A l'ABSORDB.
APALANCIIE, plante. Voy. Pbinos.
APANAGE; Voy. le /' t. d'Eist. et de G4ogi .
APATHIE (du gr. à7rà0sia), exemption d sion. Les Stoïciens entendaient par ce mot l'anéantissement des passions par la raison, insensibilité volontaire qui e>t le triomphe de la libe nage du vrai sage. — Les Épicuriens et les P3 nions recommandaient également l'apathie (qu ils nommaient aussi af arazte, imperturbabilité . comme le souverain bien, comme le but de I
APATITE. Voy. Chaux phosphatée.
APEPSIE. Voy. DySPI
APERCEPTION, moi crée par Leibnitz, qui II définit en ces termes: « La perception, c'esl l'état intérieur de la monade représentant les choses externes, et l'aperception est la conscience ou la connaissance réflexive de cet état intérieur, laquelle a est pas donnée à toutes les âmes
Ai'ÉnÊA ou Cochon d'Inde. Voy. Cobaxb.
APERITIFS (du lat. aperire, ouvrir . substi auxquelles l'ancienne méde< iae attribuait la proi de rétablir la liberté dans 1. voie9 digestives, biliaires, urinaires, etc., soit en désobstruant, en dt
ln„t les pores, les canaux, les -landes; soit en
ratant ou en incisant les humeurs épaissies. 11 y avait '> racines apéritives, l'arum, la carotte, la chi sauvage, le chiendent et la patience. On appelaii ritifs mtneurs, les amer-, certains sels purgatifs, les ferru rineux, etc. 1 oy. Du réi i
An 1 ai 1 s du gr. à priv.. et iceraXov, peu dit, en Botanique, des fleurs dépourvues : par conséquent de corolles, comme les 1. amies amarantes. Tournefort et de Jussieu ont fai$ entrer ce terme dans leurs classifleati
APHANESE. Voy. Ccivbb arbéniaté.
APHT1IKS.
APHAMTE (du gr. içovfo, invisible; parce que ses éléments sont difficiles à distinguer), roche compacte ou grenue, vcrdàtre ou noirâtre, formée d'amphibole ou de pyroxène suivant les uns, do feldspath selon d'autres. Elle est du môme âge que la diorite.
APHASIE (du gr. âq>a<rfa), nom donné ù l'impuissance de laparole, provenant d'unelésion du cerveau.
APHELIE(dugr. à? pour ànô, marquant éloignement etïftio:, soleil), point de l'orbite d'une planète où elle se trouve à sa plus grande distance du soleil. Il est l'opposé du périhélie, point de l'orbite où la (planète se trouve à sa plus petite distance du soleil. Voy. Abside.
APHÉRÈSE (du gr. àçctîpefftç), figure grammaticale par laquelle on retranche une syllabe ou une lettre au commencement d'un mot, a la différence de
Y apocope, qui s'exerce sur la fin du mot. Las! j'ai tant souffert I pour Hélas! Lors, ouvrant l'œil, pour Alors; Lise pour Elise, etc.
aphérèse. Voy. Cuivre phosphaté.
APHIDIENS (du g.-type aphis, puceron), famille d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères, section des Homoptères. Ces petits insectes, ordinairement mous, vivent sur les végétaux, dont ils pompent les sucs au moyen de leur trompe. Genres : Aphii (Puceron), Ptylla, Thrips, Phylloxéra, etc. — On nomme Aphitliuhaqes des Coléoptères trimères qui vivent de ces îisectes : tels sont les Coccinelles et les Hémèrobes. Voy. ces mots.
ÀPHODIE (du gr. â?o8o:, selle), Ap/iodius, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes : ses nombreuses espèces ont les habitudes des Bousiers, c.-à-d. vivent dans les tientes et les excréments, h' A . fossor, Y A . fimetarins,
Y A. conspurcatus se trouvent aux env. de Paris.
APHONIE (du gr. àçcovta), privation de la voix, L'aphonie diffère de la mutité dans laquelle des sons inarticulés peuvent être émis et de Y extinction de voix, dans laquelle des sons articulés, mais extrêmement faibles, se font entendre. L'aphonie résulte soit des lésions affectant les organes vocaux, telle que l'inflammation de la muqueuse du larynx, l'angine gutturale, le croup, l'œdème de la glotte, la phthisie laryngée, les ulcères syphilitiques; soit de l'action subite du froid, des efforts qu'exigent le chant ou la déclamation, des cris, de la frayeur, de la colère, de certaines névroses, etc. — Les gargarismesémollients, les tisanes pectorales, les fumigations émollientes et sédatives, les sangsues et ventouses scaritiées, les vésicatoires et sétons à la nuque, les pédiluves sinapisés, les frictions avec la pommade stibiée sur la région du larynx, l'insufflation d'alun dans la gorge, les purgatifs, la cautérisation de la muqueuse laryngée, les eaux minérales sulfureuses, sont les remèdes le plus souvent prescrits.
APHORISME (du gr. àçopiffjiô;), définition ou sentence dans laquelle on présente brièvement ce qu'il y a de plus important a savoir sur une chose : les aphorismes doivent renfermer en peu de mots beaucoup de sens. Cette manière de proposer la vérité convient surtout aux sciences : on connaît en Médecine les Aphorismes d'Hippocrate, de l'école de Salerne, de Boerhaave. ; en Droit, ceux de Godefroy; en Politique, ceux de Harrington. Le Novum Organum de Bacon est aussi écrit en aphorismes.
APHRODITE (nom mythologique), genre d'Annélides dorsibranches, de la famille des Néréididées : corps ovalaire et bordé de longues soies qui brillent des teintes métalliques les plus riches : dos garni de larges lames membraneuses disposées comme les élytres des insectes et recouvertes d'un feutrage de poils. Les Aphrudites sont communes sur nos côtes.
APHROPIIORE, insecte. Voy. Cercope.
aphtii ALOSE (du gr. ctçOiToç, inaltérable, et à).;,
Bel). Voy. POirt jE SULFATÉE.
APIITIIES fdu gr. âçôai), petites ulcérationsblanchàtres et brûlantes qui se développent sur la muqueuse de la bouche ou du tube digestif, et se ter-
Aï' OC RI SI ai a E.
minent ord.par cicatrisation. Les aphthes sont tantôt idiopathiques, tantôt symptomatiques. On les observe à tous les âges de la vie, quelquefois môme chez les nouveau-nés.Lesaphthessimpleset discrets sontsans importance et cèdent promptement au repos, à ladiète, aux boissons adoucissantes. Les aphthes confluents constituent une affection grave, rare dans nos contrées, mais qui peut régner épidémiquement dans les pays froids et humides : souvent alors la maladie se propage aux voies digestives et se complique d'une fièvre plus ou moins forte. — On trouve souvent des champignons microscopiques sur les aphthes; mais il ne faut pas confondre cette affection avec le muguet. Voy. ce mot.
APHYE (du gr. àçÛTi, loche), petit poisson de la Méditerranée, du genre dos Gobies. — Ce nom est quelquefois synonyme de fretin, et s'applique également aux goujons, sardines, anchois, etc.
API (du lat. appianum ; d' Appuis, nom d'homme), variété de Pommier. La pomme d'api est petite, d'un rouge vif d'un côté, blanche de l'autre ; la peau est très-fine ; la chair est blanche, ferme et croquant sous la dent, l'eau douce et sucrée.
AriAIRES (du g.-type apis, abeille), tribu d'insectes Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mellifères. On distingue : les A. solitaires (Xy/ocopes, Anthidies, Anthocopes, Mégachiles, etc.) et les A. sociales (Abeilles, Bourdons, Mélipones, etc.).
APICULTURE (du lat. apis, abeille, et cultura, culture), partie de l'Agronomie qui traite de l'éducation des abeilles. Consulter sur ce sujet les ouvrages spéciaux de MM. P. de Beauvois et de Frarière, lu Maison Rustique du xixc s., etc. Voy. Abeille.
APIOCRINUS, genre d'Echinodermes fossiles, de la classe des Crinoïdées fixes, type de la famille des Apiocrinidées : calice cupuliforme, composé de nombreux articles élargis à la tige et de 4 séries de pièces dont les supérieures portent 10 bras bifurques ou non ; tige rondo, radiée à la face articulaire.
APIOA (du gr. àniov, poire), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Bhyncliophores, tribu des Charançonites, voisins des Attélabes. Les larves de ces petits insectes font de grands ravages dans les récoltes de grains.
APIUM, nom latin et botanique de YAche. APLOCRLMDÉES, famille d'Echinodermes, de l'ordre des Crinoïdées fixes. Voy. Crinoïdées. A-PLOMB (kil-). Voy. Fil-a-pi.ojib.
APLOMB (du gr. ànloos, simple), ou Grenat grossulaire, minéral de la famille des Grenats, appelé encore, suivant sa couleur, Colophanite, Essonite, Topazolite, etc [AlSÎ -f- Ca Si]. Voy. Grossulairk.
APLUSTRE, Ap/ustruin, ornement de forme variable, que les anciens plaçaient à l'extrémité de la poupe de leurs navires : c'était ordinairement une charpente formée de pièces de bois assemblées. APLYSIE (au gr. àirXudfa, saleté), Aplysia, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Tectibranches, famille des Bullidés : corps charnu comme celui des Limaces, de forme oblongue, bombé en dessus, plat en dessous ; coquille rudimentaire qui protège les branchies et est recouverte par le manteau. On les trouve sur les plages peu profondes, vaseuses ou sableuses. Les pêcheurs leur attribi \X des qualités malfaisantes : elles rejettent, en effet, lorsqu'on cherche à les prendre, une liqueur rouge foncé et infecte que l'on a prise pour un venin mortel. Les Aplysies ont reçu le nom vulgaire de Lièvres marins, à cause de leurs tentacules antérieurs qui sont trèslongs et creusés en forme d'oreilles.
APOCARDIA. Voy. Anisocardia.
APOCOPE (du gr. àizo-MTir,), retranchement d'une lettre ou d'une syllable à la fin d'un mot : Tun', Vin', Viden', p. Tune, Visne, etc. Les poètes français usent quelquefois de l'apocope : je voi pour je vois ; encor pour e?icore, etc.
APOCRISIAIRE (du gr. ànôviç,i<7ic, réponse), dignitaire du Bas-Empire, chargé de faire connaître les