‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 88 sur 1672 · A PO G ON · texte numérisé non relu

A PO G ON

APONIiYHOSES.

décisions du souverain. Les Apocrisiaires formaient un corps d'officiers publics; leur chef portait le titre de Grand apocrisiatre, et remplissait les fonctions de

chancelier, garde du sceau. — On donnait aussi ce nom à des ecclésiastiques députés par le pape près la cour de Constantinople ou de toute autre cour. — Sous la 1" race de nos rois et nïî-nie sous Charlemagne, on nommait Apocrisiaire l'officier ecclésia s tique appelé depuis Grand aumônier.

APOCRYPHES (du gr. ànôxpuço:, rarhé), livres dont l'auteur est inconnu ou supposé et dont l'autorité est douteuse. Ces livres étaient très-nombreux avant la découverte de l'imprimerie. On cite comme apocrj phes, parmi les ouvrages profanes, les Annales d'Egypte attribuées à 'l'haut, les écrits attribués à Il - Trismégiste, les Livres sibyllins, les Vers dorés de Pythagore, les Poèmes d'Orphée et plusieurs antres livres fabriqués par l'école d'Alexandrie; les fragments d'auteurs anciens publiés par Annius de Viterbe; l'Ézour Veidam, donné comme une traduction du 2e liv. des Védas, mais en réalité écrit au xvui' siècle par un pieui faussaire, etc. — Il a paru dans les premiers siècles de l'Église une foule de livres apocryphes, se rattachant, les uns à l'Ancien Testament, tels que l'Apocalypse d'Adam, l'Évangile d'Ere, le Livre de Setn, les Prophéties a Hénoch, le Testament de Noé, le Livre d'A braham, le Testament des douze patriarches; les autres, au Nouveau Testament : Évangile félon les flébreux,etc.L'abbê Migne a donné un Dictionnaire des Apocryphes, 1858. — Voy. Anonyme et Psei donymb.

APOCYN (du gr. àiréxuvov] , Apocynum, genre type de la famille des Apocynées, tribu des Échitées, se compose de plantes exotiques, vivaces et traçantes, à fouilles opposées, glabres; à fleurs régulières: calice et corolle quinquéfides, 5 étamines, ovaire double, stigmate presque sessile. NOUS citerons parmi les espèces: l'A. maritime (A. maritimum), dont le suc est vénéneux; l'A. gobe-mouche (A. androsœmifolium), dont les pétales en se contractant retiennent les inqui s'y posent ; 1.1. à feuilles herbacées (A. cannabinum), plante tc\tile comme le chanvre. Toutes sécrètent un suc laiteux qui est vénéneux.

APOCYNÉES, famille de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, voisine des Asclépiadées et a pour type l'Apocyn, et renferme Pervenches, les Lauriers-roses, etc. Endlicher la partage en \ sous ordres; Carissées,Ophioxylées, I et Wrightiées, et M. lirongniart

en k tribus-. Strychnée 'ées, Pluménees et

Echitées : l \pocyn est compris dans cette dernière.

APODES (du gr. à priv.,et itoûç, itofiâ:, pied . qui s'applique également aux Poissons dépourvu8 de nageoires ventrales, aux Serpents, aux larves des Insectes dépourvus de patte-,, aux Annélides dépourvus de soie et se mouvant au moyen de ventouses placées b. l'extrémité de leur corps {Voy.

SANGSI ! , etc.

APODICTIQUE (du gr. inoSstxTixé;, démon tif), terme que Kant a emprunté- à Aristote pourdé- • résultai de la démons-

tration et non de l'expérience, et qui, par conséquent, M (ssus de toute contradiction.

APOGÉE (du gr. à-o, loin de, ■ . Dans

lémée qui fait tourner le Boleil au tour de la terre, on dit que le BoleU est à l'apogée quand il est le plus loin [possible de la terre : on oppose ce poini au périgée qui est celui où le soleil en

est le plus voism. Le soleil arrive à l'apogée OU au ' à l'instant OÙ, dans le Système de Copernic,

la ter " est à l'aphélie ou au périhélie. — On appelle de a tneaf)ogéee\ périgée des plan itea ou de la lune, les points ou ces astres sont le plus éloignés ou le

plus voi . us de la terre.

APOGON du gr. farfyuv, sans barbe), genre de P us acanthoptérygiens, de l'ordre des Squa mes, famille des Percoldes, n'a poini de bar

billons, d'où son nom. 11 a le corps long de 0",10

à 0m,15, d'un très-beau rouge, à reflets dorés et argentés, aux écailles unies, larges et se détachant facilement. i,'.|. commun [Mullus imberbis), vulg desrougets, se trouve Bur les côtes de la Médil née : sa chair est délicate. Il était estimé des anciens.

APOLLONICO.N, Aioli.oxiox. Voy. Oi;<.. B.

APOLOGÉTIQUE (d'apologie), partie de la science théologique qui a pour objet de prouver la vérité et la perfection du christianisme, et de répondre aux attaques de ses adversaires. On désigne spécialement sous le titre d'Apologètes ou Apologistes un grand nombre d'auteurs des premiers siècles qui ont écrit en ce sens: St Justin, Athénagore, Tatien, Théophile, Bermias, parmi les Grecs; Tertullien, Minutius Félix, Lactance, Arnobe, etc., .parmi les Latins; et, < lie/ les modernes, Hugo Grotius, Ncesselt, Less, Iîeinhard, Spalding, Rosenmuller, Balmès, A. Nicolas. On y joint quelquefois l'auteur du Génie du Christianisme. Otto a publié un Corpus Apologetarum '1847-50,.

APOLOGIE (du gr. à7:o)oyîa). Ce mot, qui, chez les Grecs, était synonyme de défense ou plaido;. de mémoire justificatif (Apologie de Socrate par Platon et par Xénophon ; A. d'Apulée, où cet auteur se défend contre une accusation de magie), fut ensuite employé spécialement par les premiers chrétiens pour désigner les écrits ayant pour objet la défense du christianisme et la réfutation des calomnies auxquelles il était en butte (Voi/. Apologétiqi e). Auj. il s'emploie surtout en termes de littérature et de doctrines et diffère de la défense en ce que celle-ci s'adresse à des juges, tandis que l'apologie s'adresse à l'opinion publique. On peut citer en ce genre YApologie d'Hérodote, par H. Estienne, celle de Ualzac par Ogier (1628;, la 9e satire de Boileau ; la 3e satire de Gilbert, etc.

APOLOGUE (du gr. à7rô).OYoç), récit d'une action allégorique attribuée le plus souvent à des animaux, dans lequel on a pour but d'arriver indirectement ;i une conclusion morale et instructive : cette conclusion, qu'on appelle la morale de la fable, peut n'être pas exprimée. Le style de l'apologue doit être simple, familier, naturel et m'me naïf.

L'origine de l'apologue se perd dans la nuit des temps : on en trouve plusieurs exemples dans l'Ancien Testam Joatham aux Sichémites, de Nathan à David, etc.); mais le véritable berceau de l'apologue est l'Inde, d'où il se répandit dans le Thibet, la Chine, la Perse et l'Arabi. noms de l'Indien Didpay et de l'A I. lunan sont célèbres parmi les fabulistes. Chez le ;rouve, ■ logues dans Hésiode, Archiloque, Stésichore, Hérodote; l'apologue de Ménénius chez les Romains, mais le véritable père de l'apologue chez les anciens, celui qui a mérité qu'on lui en attribue l'invention, est l'esclave phrygien Ésope, qu'on place au vie siècle av. J.-C. Depuis, les plus célèbres fabuml é é: chez les Grecs, Babrius et Apht onius, chez les Romains, Phèare et Wianus; au moye Marie de France ; en Ita et Ibstemius, auteurs de fables latines, Casti, Passeront, Pienotti et Bertola; en Suède, Gyllenborg; en France, l'inimitable La fontaine, Lamotte, Florian, Aubert, Le Bailly,

■.I, Irnault, \ te:, gleterre, J.

Dodslej ; i n \N imagne, <e l ert, Leasing, Hagedorn, Gleim, Pfenel ; en Espagne, Yriarte; en R KryloiV. — Voir sur ce sujet les écrits de Lamotte, Lessing,Wa teuxde MM. Loiseleur-Des-

longchamps, \. Weber, Édél. Duméril, etc.

ai*om:\ l'.osi s du gr. àitoveûpùxji;), membr blanches, luisantes,

fibres entre croisées. Oudistin. tiel-

tes ou / . qui se continuent ave

musculaires, et ne diffèrent des tendons que par leur formeaplatie ; 2° les .1. générales, ou d'envelo} ■<i. suïiires, qui recouvrent les muscles et les tiennent en place : c^'s demie ml deux l.i-

C6S, l'une exl irne, d'un blanc nacre, qui verte par un tissu cellulo-graisseux ; l'autre lui ,

APOSIOPÈSE.

Page 1