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agit comme diurétique. — La L. bâtarde (E. ervilia), vulg. Ers, Comin, se cultive comme plante fourragère ; sa graine sert aussi à engraisser les pigeons.

Lentille d'eau, Lemna. Voy. Lenticule.

Lentille d'Espagne. Voy. Gesse.

lentille, se dit, en Optique, d'un disque de verre taillé en forme de lentille, et qui sert à réfracter les rayons lumineux. On distingue les L. convergentes, qui font converger les rayons lumineux, et les L. divergentes, qui les rendent divergents. — Les premières sont convexes, à bords tranchants, et se subdivisent en L. bi-convexes, formées par deux surfaces spliériques convexes; L. pla>t-convexes, formées par une surface plane et une surface convexe ; et ménisques convergents, formés par deux surfaces spliériques, l'une concave et l'autre convexe, le rayon de la première étant plus grand que le rayon de la seconde. — Les secondes sont concaves, à bords larges, et se subdivisent en L. biconcaves, formées par deux surfaces spliériques concaves; L. plan-concaves, formées par une surface plane et une surface concave ; et ménisques divergents, formés par deux surfaces sphériques, l'une concave et l'autre convexe, le rayon de la première étant plus petit que le rayon de la seconde.

L'axe d'une lentille est la ligne mathématique qui joint les deux centres de courbure de ses deux surfaces; pour les lentilles plan-concaves et plan-convexes, l'axe est la perpendiculaire abaissée du centre de courbure sur le plan. On appelle foyer principal d'une lentille le point où se coupent les rayons réfractés provenant d'un faisceau incident parallèle à l'axe. La distance focale est la distance du foyer à la surface du verre. On reconnaît la place qu'occupe le foyer principal d'une lentille convergente en présentant cette lentille aux rayons solaires; la lumière se peint alors au foyer en une image plus petite et plus éclatante qu'en tout autre lieu. Cependant, quand les rayons réfractés font avec l'axe un angle de plus de 10 à 1 5", ils ne convergent plus exactement au même point; il y a alors aberration de sphéricité. La concentration des rayons se fait d'autant plus exactement qu'ils passent plus près de l'axe. Dans les instruments d'optique, on recouvre souvent les bords de la lentille pour n'admettre que les faisceaux peu inclinés à l'axe : on obtient ainsi plus de netteté dans les images.

L'effet le plus remarquable des lentilles convergentes est de donner des images renversées des objets, que l'on peut recevoir sur un écran blanc, et qu'on appelle images réelles; il faut pour cela que l'objet soit placé au delà du foyer principal par rapport à la lentille. Lorsque l'objet est placé entre le foyer principal et la lentille, on le voit grossi, en regardant à travers la lentille ; on dit que l'image est virtuelle; c'est cet effet qu'on utilise dans la loupe ou microscope simple (Voy. Loupe). Les lentilles divergentes ne donnent que les images virtuelles, plus petites que les objets; elles servent aux myopes, tandis que les lentilles convergentes servent aux presbytes. Voy. Lunettes.

On appelle encore lentille la pièce qui est suspendue à la verge d'un pendule, et dont les oscillations règlent les mouvements d'une horloge : c'est un disque en métal formé ordinairement de deux calottesde cuivre entre lesquelles on coule du plomb. Le centre de gravité d'un pendule est toujours dans l'intérieur de sa lentille.

Lentilles, en Médecine. Voy. ËPHÉUDB8.

LENTISQUE, espèce du genre Pistachier. Voy. I'isi &CHIEH et Mastic

LENTURLU, jeu de cartes, le môme que la Mourhe. Voy. ce mot.

LEONIN (du lat. leoniifus, de leo, lion). On appelle société léonine, contrat léonin, une société, on contrat où l'une des parties a stipulé peur ello la

part dation. Cette locution vient de la (Uns si connue d'Ésope, la Chasse du Lion, imitée par Phèdre et par

La Fontaine (I, 6\ Il y a contrat léonin quand l'une des parties se met à l'abri de toute perte en même temps qu'elle stipule en sa faveur une part dans lesbénéfices, et aussi quand les chances de pertes ne sont pas en rapportdirectavecles chances de bénéfices. Ce contrat est une convention contraire à la morale et à la loi : « La convention qui donnerait à l'un des associés la totalité du bénéfice est nulle. » (C. Nap., art. 1855).

léonins (vers), vers latins dans lesquels l'hémistiche rime avec la fin du vers. Ils ont été ainsi nommés de Leonius, religieux de St- Victor qui, au xne siècle, les mit en vogue. Tels sont ces deux vers :

Si Trojae htis aliquid restare puta/i>. (Virg.) Defuit et scripli* ultima lima mets. ^Oriue.)

Les vers léonins sont monotones et fatigants. Lespoëtes de la bonne latinité en offrent un assez grand nombre d'exemples, mais ils sont sans doute involontaires. Aucontraire.au moyen âge, on les recherchait avec intention. Plusieurs hymnes d'église sont faites en vers léonins. On a cru voir dans ce genre de vers l'origine des vers rimes des modernes.

LÉO'OTIS (du gr. Xéwv, lion, et ov;, ù>t6.\ oreille), genre de la famille des Labiées, tribu des Stachydées, renferme des espèces originaires du Cap, dont la principale est la Léonotis à queue de lion (L. leonurus), arbrisseau élégant, à feuilles longues, aiguës, persistantes, et à fleurs en épis verticillés, à longues corolles d'un rouge aurore très-vif.

LÉONTIASIS (du gr. ).eo)vtïo«7i:), sorte de lèpre, dans laquelle la peau de la face ressemble à celle du museau du lion. Voy. Éléphantiasis.

LÉOXT1CE, genre de la famille des Berbéridées, renferme des plantes herbacées répandues dans les deux^ continents.

LÉOTODON (du gr. )iwv, lion, et oSo-J;. ifiévtoç, dent"), nom donné par Linné au genre appelé depuis Taraxacum {Voy. Pissenlit , s'applique aujourd'hui à un autre genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées, sous-tribu desScorsonérées, dont le type est le£. automnal, plante lier à racine vivace.a fleurs en capitules, qui croit dans les prairies humides.

LÉOM'RE (du gr. Xe'cdv, lion, et o-jpâ, queue), Leouurus. Voi/. Acripaume et Léonotis.

LÉOPARD (du lat. leopardus [du gr. Xéuv, lion, et 7texpSo;, panthère]), Pardus, mammifère de l'ordre des Carnassiers, que l'on confond souvent avec la Panthère, dont il a les habitudes. Sa longueur varie de lm à l^ôO, et sa hauteur de O^ôO à O^SO. Son pelage est jaune sur le dos, blanc sous le ventre et partout couvert de taches noires groupées circulairement en forme de rose, et plus petites et plus rapprochées que chez la panthère. Cet animal se trouve dans l'Inde et en Afrique, surtout au Sénégal et dans la Guinée. Sa fourrure est estimée : on en fait des housses pour les chevaux.

Le léopard fait partie des armes de la Grande- Bretagne : ces armes portent trois léopards. — En termes de Blason un lion lèopardé est un lion passant ou marchant comme le léopard.

Léopard à crinière. Voy. Guépard.

Li:iMS(du gr. X£7td«, rocher), Mollusque acéphale. Voy. Patelle.

LBPICBNE (du gr. Uni;, écaille, et xoivo;, commun), nom donné par Richard à la glume calicinale des Graminées. La lépiccneest en général formée de deux écailles (6rome), quelquefois d'une-, «u le ivraie). Tantôt elle contient une seule fleur (vu/pin], tantôt deux ou davantage [avoine).

I.ÉIMDIER (du gr. Urctôiov), Lepidium, genre de la famille des Crucifères, type de fa tribu des Lepidinées, renferme des plantes herbacées ou à peine ligneuses, a tiges cylindriques, rameuses; à feuillet simples; à Heurs petites, blanches, disposées grappes terminales, ayant k pétai Le fruit est une silicule ovale, déprimée, renier-

LÉPISOSTÉE.

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